‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 192 sur 327 · CHAPITRE SIXIÈME. 37 j · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME. 37 j

crête et perpétuelle, sur Taris dès lords, jüsqu'fc celle époque, toute trace de lui semblait perdue. Personne eu Angleterre ira- YûU lû prcHenüen de savoir ou il était, ni de quelle manière il était traité* Mais après la constatation publique de sa mort parle roi de France, le secret ne pouvait scs garder pins longtemps. Il devenait nécessairo de recoftnatue sa mort ou de montrer qu’il était encore vivant. Un jour que le conseil était assemblé, le premier article sur la liste des sujets de délibération (qui avait donné 3 ordre de T inscrire? on t'ignore) était relatif h ta manière dont Richard, le dentier roi, $Hl était encore an tue, comme on 1« supposait, serait bien et sûrement gardé pour le maintien dé Fêlât du roi et du royaume* La réponse trahit une ignorance réelle eu alîeclêe, mais en mémo temps de violents soupçons do ta part des lords* « Il semble, a disent-ils, a convenable an conseil de parler au roi afin que, dans le cas où Richard, précédemment rai, etc., serait encore en vie, il soit mût en lieu sûr, conformélïicni a Pavis dos lords; mais, s il n'est plus do ce monde, qu'ators il soit mon! ré ouvertement au peuple, afin que celui-ci puisse en avoir connaissance l, » Peu do temps après, le corps du prince détrône fut transporté avec une pompe littéraire du château do Pontefract h la capitale; et alors pendant deux jours qiTîi resia h Saint-Paul, il fut montré ouvertement au peuple : c'est- h-dire qu'il fut exposé la face nue des soumis au menton, aux regards des spectateurs, dont le nombre s'éleva, nous dit-on, h vingt mille personnes* Henri assista lui-même mix obsèques — ce qui! dut éprouver nous le laissons a Timagjnaüon du lecteur. Après . ia messe, le second jour, le cadavre fut porté à l’église abba liait? de Westminster ou chanta un dMt, el le cortège se rendit h Langley, jadis la résidence favorite de Richard* Il y fut enterré : le roi craignatl peut-être les souvenirs que sa tombe aurait pu parfois éveil 1er, si oti Feût mis a Westminster*1.

Mais, demandera le lecteur, quelle fut la mort de cet infortune

1. SL., soit encore muni* a ce que leu supplie qutl est..* sll « tiit alei rie vie MrMpü4S™jIînj| . qundeuqeü aoü wonstréi orurtuuiiml ati pt’oplù* Al* ûf Cuutï . iEp-: \lji ote éevoni cet importiwit document aux recbiirenus île sir Nichoîas fiijrnf Niealris. qui remarque arec Jttstei&e qui] se rapporte à quelque jour entre U e- iv 1 février* tl n ms k* hsnn Rolh do lu première année du rëfîue du nenn ivr#fit un payement fuit ii une personne envoyée tctu ce teuipn à Ponteiràet pour affaires «ocrèti’S du roi, un nutre à une perscmjuî qui en vouait pour 'umancer quoique chose d *1011 nvautace, et un de 100 10 lires uni gardien de ]a pinlA-robf pour lé transport du corps de Hielinrd a Londres* Si lu date du dur- 17 février r est exturte. le cnnneil fut tenu dans la première partie

4M. Otterb* m* Frmsnart. Hardy n g, â$7.

À* histoire ir Angleterre.

ni ijice? Il est rare qu’on laisse transpirer lus secrets des prisons: dan* la circonstance actuelle, nous sommes entièrement réduite h des conjectures, rd peut fort bien être mort de mola*e dan^ son lit : les èvènemenis qui précèdent immédiatement font naître le soupçon qui! dut lu porte de sa vie aux ordres de r homme qui l’avait déjà dépouillé de sa couronne. Aucune époque m pouvait être plus favorable pour un loTorîinfe. Unel liomme en Angleterre, lorsque les tètes des adhérents de Richard pourrissaient encore sur te poiU do Londres, ©fit osé accuser Henri de ce meurtre ? D’un autre fêté, lu mort du captif le délivrait en cm instant de la crainte dé la guerre dont il était menacé par le roi de France- Mais, quoi qu’il m soit, il courut bientôt plusieim versions sur la manière dont Richard était mort. Los uns disaient que huit jours après que Henri était parti de \\ itidsorT sir I ier? Ex ton entra avec sept assassins dans lu prison 5 que Richardj devinant leur intention, arracha a l’un d eux une hache durais et en abattit plusieurs à ses pieds; mais qu' Extern le jeta a terra' d’un coup, et ri’un autre lui ôta la vie* Cette histoire, qu’à en juger d’après la multiplicité des détails, ou pourrait croire fondée en partie, fut crue sur le cou tin en l : mais en réalité die nYsi pas digne de foi, car elle notait point connue en Angleterre de ceux qui avaient intérêt à découvrir et h publier la vérité1. L’opinion h plus générale était que le captif émit mort défailli; volontairement, s'il faut en croire les amis de Henri : par suite des ordres donné par celui qui espérait profiter de sa mort, si nous écoutons k parti opposé. Mais il n’y a pas de prouves de ceci; et l1 histoire même, en ce qui regarde le genre de mort do Richard, n uvasi probablement d’autre fondement que Létal de maigreur do si face, lorsqu’il fut exposé à Saint-Paul K

Henri s’abstint fort prudemment de faire attention à ces bnnte-

1, J oiûiiièral que lorsque lu tombe de%har4|yt ouvert et te cvhrv il n’y avait aucune apparmeé dtf blessure, u marns, que l ouverture de \& J01., ftiHtertps de Vos tempèjgi* tfvût élà oc.f^iaiin^1 par un tiouj». Air h. VI, îmiJorlaèLaU probabluimuiL encM pai le' 'bandage qiniad h; vi*m (utaxiw*.

-2 < In » fuit beaucoup de rond sur litfâmôîwnrig&Xrti'uut âe Uarrfiemuj* Sortg'

Vbï «uru breviu-r (ut wlparîterdkitar dniiutecim

slti et frlgore vexuvüfUin et crucihxeriiiit ; et tandem inoru. lurps^mith ^dbjic ^ U no nostro Analia. iH.-i.ilua incoauM, w>4 ttrutul % #4 diutiu* non «lundi, SlnrliMnmt «loeldMttnt. Aiw, Suc. ». »». Mais selon moi ce Mpé* porte une inlorprBlMlon fort dlltércnie. Il étiillllt quo (hmkIhiiI -limite lo nrm entèrent fir In Un. lu snif. le froid et les iminvms tmiiements, et n“««“ (in niii; ni, ils U- mirent il mort d'une muuiereqoi jusque-ln «SU res'e tuconniK. rouis u né U prorUonM de Dieu ne laisserait pus beaucoup plus louatraw> J ,'hoc. Trtns-ccrUiinemcot doue Scfojw rfawul pu découvrir le «cure de «tort# ilicriord,

chantre sixième. m

C était assez pour lui d'avoir prouvé la mort de Richard ; entrer dans des explications siit fâ cause de celte mort aurait pu être pris pour un aveu de culpabilité. Mais son silence ëhcôtiragéa les amis du monarque déposé a se persuader que bobjol de loin* dévouement vivait encore, Ce rôëlnit pas son corps, pjvKmdaieiUüs, mais le corps de Mandelin qui avait été exposé a Saint-Paul; de Maudelin, homme si semblable de traits h Richard, que, pour tromperie peuple, il avait été revêtu d'habits de prince pondant rinsiirreciîûn, et avait volontairement joué Le rôle du nmd cap» lib Mais il est clair que les hommes qui ajoutaient foi h ce coule, avaient laisse1 leurs sentiments aveugler leur jugement K Aucun des avantages que Henri aurait pu tirer d'une telle fraude ne pouvait équivaloir au danger qu'elle ne fût découverte, soit par les milliers de spectateurs qui connaissaient bien les traits de Richard, soit parla réapparition possible de ce prince lui- même dans quelque circonstance future : découverte qui muait convaincu le nouveau roi aux yeux du monde entier, non-seulement d'impôt lare, mais aussi de sacrilège.

Son grand objet après les funérailles do sa victime fui d^êluder la demande faite parle roi de France, de deux cent mille francs (J or, dot dlsabeÜe, Il ne pouvait prendre dans ses coffres une aussi for le somme, il rôosait pas la demander uses sujets. [19 février 1400.] Son premier expédient fui de proposer un mariage emrc ta princesse cl son fils atnê ; le second fui de consulter lès

L %us avons une preuve dan* le ptfir français, admirateur dévoue de tUehmd, qui écrivait avant la fin de 1401. Quelques^tuiri disaient qae Airhurd tiKnintl de chagrin ; mais, dît-il.

iVruvemem

Je m le crov pais uieâûent Car Aucuns die ut pour certain Qu il est eue ère vil ei sain Enferme dedans leur prison.

Far conséquent, le cadavre exposé ôtait celui de quelque autre.

Pas ne cray

Qui‘ (ré Ftist le ray ancien .

Aiîia crey que cV^toit Mïidelkuu

Mais en définitive il avoue qulï ne aàit pas ai Richard est mort.

Kl se costoit-ii, main et tari Prie je de wuy ruer a Dieu Qui est miser ico ru. et pieu T Qui] veutlle es chiûulx Avoir lama De ly.

jîrcÀ, xxt 408, O.

%7\ HlSTUiaE îrANGLETERUÉ*

universités sur la question de savoir si les obligations personnelles de Richard avaient passé à son successeur [1- nov*]. T .'offre lu mariage fut refusée par Charles 1 [57 mai lifll], et la réponse des universités fut défavorable* Mais le monarque français, avec la sollicitude naturelle d’un pore, consentit a recevoir sa fille avec les joyaux, et à renvoyer la restitution de 1 argent îi une discussion nilérieitrc* [lir août.] Isabelle retourna près de ses parents, et plus tard, b la demande do sa dot, du opposa la réclamation d'im milliûtp cinq cent mille couronnes qui restaient encore a payer sur la rançon du roi Jean, qui avait ôté fait prisonnier a la bataille de Poitiers* Les Français répliquèrent que l'Angleterre n’avait jamais rempli les clauses du traité de Rretigny. Ainsi fut ouvert un nouveau champ h des contestât ions interminables que Charles Unit par abandonner: mais au lieu de renoncer à &a prétention , il la transmit à sa fille lorsqu'il la maria à sou neveu Charles, comte d'Angoulume * [ü juin WW].

L’une des accusations intentées au malheureux dernier monarque était d'avoir dégénéré des vertus militaires do sa famille. Jaloux d'échapper h un reproche semblable, le nouveau résolut de signaler le commencement de son rogne par une expédition en Ecosse, Il sonda indirectement l'opinion de son parlement; mais ou jugea imprudent de hasarder de mécontenter en imposant de nouvelles taxes; et on convint, dans un grand conseil de lords spirituels et temporels [î) février], que les premiers donneraient au roi un dixième de leur revenu, et que les derniers serviraient dans Tannée, avec un certain nombre d’hommes,

1 . Si muis croyons que TL mi ri proposa de marier son 11 U ni né à îagbçlta, noni devons en conclure que? Richard était indu lu table meut mort, Le marier » Il femme d’im autres du viviÛH de m entre, c'Mt tilc prtjrw jiw héritiers de la smri>ü«iûn. Or le fait de ecttë proposition est affirmé pufjécrWiün frnncaîs r ’oaleinpomiïi qui Tient d’être enté , ût flmu le temoifjjjffigii est appuyé sur rte- documents oHftnatiï f par%wèK vm, 138, au commissaires uni pour instruciotu tit.4 traiter du mariage du prince do Galles avec une princesse frnnçriiise ; par U1* Avtax tin Vontf.il, i, !1K, ntt Se conseil vsl davis du inartiiüU drisabulïu moyen d'éviter la resdtuticm du sa personne et de S* pnipriiHe ; ci par le Ï7t rêver tiw Chdïtrttf, ou les corn ni s^ntri?» français .ont ordre de rêlrtiquer a toute proposition rte cv genre, que, tant quelle 4WU miv mains rte» Anglais, le rot ne peut hiinomblbÈéid faire tmiume mponsts* ot an messager en outre est envoyai Isabelle pour lui défendre en particulier th donner son conytntte aient * aucun mariage sans la permis ion préalable rte sou pète* x/trrjf. tt7, 0'1. Le me mets»sonne ment s’appliquera, comme Ta r em f initie sir James Ma^kintosh, au inarti-ffc subséquent d'isabellé avop son cousin, le fils aine du due il Orléans. Il était ni«n | ('onnu à cette épummipj’on (lirait Richard eu rie el h Sterling: en Ecosse. roi vt le duc fuira lent-lU négligé üc s1 assurer de la vérité avant rte signer le roatmt, surtout la branche d Orléans étant la plus proche du troue?

% Pour ces partie ularilês, voyez *Uvm, vm, 108, lOft, 128» U?, 152, 10 h lJMi DL '2(ïS, 31 1, 315. /te1** Ùnirh, i. 13U-1 13, Thri f* dr* CharL 06, 07. S?l.

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