CHAPITRE SIXIÈME
La malheureuse issue de ces insurrections trompa les espérances des ennemis du roi, mais no îes éteignit pas. Los familles des morts avaient toujours soif de vengeance ; el les taxes annuelles que Henri était àH de demander augmentaient le mécon lenlcment du peuple, Pour remédier h sa pauvreté, il avait fait, avec l'assis fa ri ce des communes, In tentative de reprendre les donations faites par la couronne, et de s'emparer d'une portion des biens de IT’gtise ; et cette tenlaltve, quoiqu'elle n'eût pas réussi, tervii li exaspérer ce qu'il y avait do plus considérable parmi les laïques et dans le clergé* [7 oct.j* Au commencemeut de Tan* jjBp une femme, la veuve du lord Sponsor, qui avait élé exécuté a Bristol , entreprit de délivrer des mains du rot le jeune comte de Mardi et son frère, [15 fév.!7H)5,] Au moyen dp fausses dets* elle su procura accès dans leur appariement, les conduisit hors du château de \\%dsor, et tes emmena précipitamment vers les frontières- de Galles. Mais le bonheur de Henri ne l'abandonna \m. L alarme avait été donnée; les fugitifs furent prompiemenî poursuivis et repris; et la daine, lors de sou interrogatoire devant le conseil, peut être pour upaiser le ressentiment du roi, peuit Ire pour exciter ses alarmes, accusa son frère le duc d’York délre au fait, non*seubwni dosa tentative, mais de plusieurs autres conspira lionf contre lui [17 février]. Henri, qui ne pouvau oublier combien de fois ce prince, sous les titres de duc d'ÂIc j parle et de comte de Ilutland , s'était montré perfide envers
complices, ordonna do l'amMer immédiatement. S'il en faut croire le langage suspect des ordonnances royales, il confessa sa culpabilité : dans sa propre pétition, il paraît siïr de prouver son innocence. Tous ses biens furent saisis au profil du roi ; et le duc ni- meme ffî A fermé, au Hiâte&a de Peveusey [t> mars]. Au bout , ’raûJs, il fuL relâché , rentra en faveur, eL recouvrâmes
Le roi avait assemblé deux grands conseils de barons ot de pré- ^ a Londres et h Saint- Ajbans; et, a son désappointement, géneralement il ne les trouva point enclins à approuver les mesures lu d proposait3. [6 rnaL] Parmi ïes plus violents adversaires du
L XVïiIjî. 371. Roi. Pari. 01. ÔrÆ»,
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gouvernement, était le lord Banlolf, qui de Saint- AJtots se rendu auprès du comte de Northumberland. [ 27 août 1404.] Ce seigneur t quoique rentré en possession de ses biens, avait été privii des charges de connétable et de gardien des Marches, cl forcé de signer rengagement de remettre aux mains du roi, dans un certain espace de temps, les châteaux de Befwict et dè Jedburgb, | avec leurs dépendances en échange d autres terres de même valeur1. Il mm ta avec empressement le conseil de ïïardnlf, et se détermina a faire une nouvelle tentative contre Henri. Il trouva i un allié zélé dans ttibmas, fils aîné du feu duc de Norfolk, qui avait été banni, Quoïqti© son père n’uû'i pas clé convaincu ê crime, cejhn-ci s1 abstenait de prendre ce titre pour ne point exciter la méfiance du roi : et on rappelait communément loril Mowbray ou le comte maréchal : ruais lorsque Henri donna l'office 'de maréchal (jusqu' "alors héréditaire dans la famille des Mtrôf* b ray) au comte de Wcstinorelaml, son ressentiment l’emporta sur sa prudence; et il confia ses griefs et ses projets h Scrope, archevêque d'Vork, défenseur enthousiaste des droits du comtes March. Ce prélat était frère du ministre fidèle et favori de Richard, le comte de Wîllslilre, que Henri avait fait exécuter à ïtif lcd, U jouissait depuis longtemps de l'amour et de la vénération du peuple; et Vinfluence naturellement attachée a ses fonctions Pigmentait par l'affabilité de ses manières, sa réputation de $>■ voir, et la sainteté de sa vie. H avait déjà exhorté Henri a se roj penlir de son parjure et de sa trahison envers Richard; et a nttf question du comte de Noiihmnberlond, il avait répondu que tain ceux qui avaient cnn tri hué b placer F usurpateur sur lct.fi* étaient tenus de l'en chasser, par justice pour l'héritier rèet H ne fn! pas difficile aux mécontents d'attirer dans tour parti on prélat animé de ces sentiments ; mars il est probable qu'ils m.
T admirent point dam tews leurs secrets- Son but, affirma-t-il toujours, était la réforme des abus et le rétablissement de la bojMf harmonie entre les principaux lords. Le premier qui prit leMrm® fut sir John Falco nfierg, et trois autres chevaliers du lIScveW [mai 1405) mais ils furent immédiatement attaqués et dispersé par le prince Jean , troisième fils de Henri, et par le comte # Westmore&ndî. A la même époque, un acte d'accusation contre le roi, divisé en dix articles, fut affiché sur les portes des égltseî
1, Itym. vi nt 304,
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