‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 215 sur 327 · CHAPITRE SEPTIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIEME

comme héritier présomptif., qu’il ne foi pas question des droits du comte de Mardi; et quoique ses égarements eussent fait naître dos préventions contre lui, ses sujets furent plus disposés i\ les attribuer è l1 étourderie de la jeunesse qu'a la dépravation du cœur. Au reste, il ne trompa pas leur attente. Dès que son père eut expiré , il se retira dans son cabinet, passa le reste du jour dans risoiôment et la prière , et le soir il se rendit près de son confesseur, religieux de l'église de Westminster, qui le confirma dans la résolution d'expier le scandale do sa vie passée par la régularité de sa conduite future. Les compagnons dissolus doses plaisirs furent renvoyés a T instant; des hommes de savoir et d’expérience furent appelés près du trône; et ceux qui en réprimant ses excès ^étaient attirés r inimitié du prince so trouvèrent, à leur étonnement , honorés de l'approbation et de l’amitié du rot1. II lit acte de justice en mettant en liberté le comte de Mardi, qui depuis son enfance était détenu par le feu roi, sans autre crime que sou droit au trône; quelque temps après, il rendit au fils de Ilütspur, exilé en Ecosse, les honneurs et domaines héréditaires des Per cy; et quand les restes de Tin fortuné Richard furent transportés par son ordre de Laugley b lahhaye de Westminster, il témoigna son respect pour cc prince en menant le deuil du cortège funèbre a.

Henri avait partagé Palarmo générale excitée dans les hautes classes par les principes du nivellement des loBards; et lorsqu'il n’était quo prince do Galles , il s’était joint aux lords et aux communes pour présenter a son père une pétition qui demandait l7a rreslation et le châtiment de leurs prédicateurs3. Maintenant, toutefois, les chefs de la secte, soit entraînés par l’enthousiasme, soit enivrés par le succès, au lieu de travailler h efiacer ces impressions défavorables, cherchèrent h intimider leurs advor-

1 Tif, Li>l 5. Wate, ose. Otturh. SF& Elm. 10.

7 Roi. Pari. rv. 0.07. Wals. 385, OttoH.i 374* Vojüï les p&veraoîrfs faits ji telle oeensi eu i dans Prit Revorrh, p.SM - Après un onterretoent solennel fait jft, j] ordonna que un cierges bfûlasseüt jour et nuit autour du tombeau de Miehard tant que le monde durerait, et qu'un jour pur semaine ou chuntrU un «irioc üûlemiel , et le lendemain une utessi- de réÿuittu en musique „ après lulüiute messe finie , on dminuruït chaque semaine aun pauvres \ i $T via en pen- 3Bx{* ctÜLL U* j'Hir de sou ttiiniyersüirc, après que ladite JPCSSS de rwitiatn serait gante?, m disuihiiemit chaque année pour son Ame xx 1, en il. Faby;int 577, msonno no peut croire que Henri , s’il n'eût été conmliicü que le Richard du «V Stiritog était un imposteur, «Ût ftfd de cette manière. Dans toute W ^jpothése il eût été gmtuilçnmm et de propos délibéré counubk d'hvpo-

t nele et desacrUégo.

T Voyéfc Yjj&istQirf du dernier règne*

J IG mstülHE U'ÀNGLETEK K IL

satres-, et durant le premier parlement du mi, affichèrent aux pofles des differentes églises de la métropole des placards , oii ï! était dit que, si I autorité de la couronne était employée à cu-mhaltre leur doctrine, ils étaient en élut do rassembler cent mille hommes prôls h tirer l'épée pour sa défense *. Cette audacieuse menace provoqua une investigation, et ou découvrit, par îo moyen do Bu r ton , « espion du roi , n que la personne dont les conseils guidaient le parti, et sur lequel il comptait le plus, était sir John Oldeaslle, appelé lord Cobham, de F héritage de su femme. Son château de Cowlîng était depuis longtemps le quartier général des docteurs du lollardisme ; c'est de lh qu'ils partaient en mission dans le voisinage , et, protégés par ses serviteurs, ils bravaient les prohibitions dos évêques et les citations des cours spirituelles 2. Le synode, pour épargner l'honneur d'un homme qui avait été F un des plus intimes compagnons do Henri3, au lieu de le citer devant le tribunal ordinaire, le dénonça au roi, qui, avec le xéîe d'un apôtre, entrepris de le convertir. Mais l'obstination du disciple épuisa promptement la patience du maître : au bout de quelques jours, le roi commença h fort tlier ses arguments par dès menaces, et Oldcastle jugea qu'il était temps de quitter Windsor pour sa résidence deGovlingL [31 août.] Sa fuite fut suivie d'une proclamation royale, qui ordonnait aux magistrats d'arrêter non-seulement les prédicateurs ambulants, mais leurs auditeurs et fauteurs, et d'un mandai à l'archevêque de Cauterbury, qui le requérait de procéder contre le fugitif, conformément aux lois*. Les pouvoirs spirituels de ce prélat furent bientôt épuisés, nldeastïe désobéissait a ses ordres, et riait de son excommunication ; mois il fut obligé de se rendre h une force militaire envoyée par le roi , et fut conduit eu prison à la Tour. [IBS sept.] Lorsqu'il fut traduit devant le primai, sa cou-

L Wiils. a as».

ÿ. Wilkins. Cmu . m, 33Uf \mt 35% U5&

vk Tit. Lir. p, ü. Fini. p, 31 > qui ajouta qiTù rtuise tlo sc* opinions il avait élo renvoyé pur le roi avant le «a tire n «emeut. Nuns trouvons fin ns F ni 1er p. IBS) ce curieux renseignement , que sir John Qldeaslle ëtuiL, iLms nos plus Luirions miteurs (brama tiques, le chevalier débauehé, rimis facétieux ^qpi e&t maintenant eu scène soiiü le nota de sir John FalstsJT.

1. I Tn livré appartenant il Oldcastle avait été- subi dons lu boutique d’un peintre, à qui on i avait laissé k enluminer. Il fat lu rlovaut tfe roi en présence de céluîii qui il appartenait. Henri dé cl an» rpt'il n’avalt jamais entendu de doctrines aussi peàml denses. . et demanda un chwviüier ne quTii en pensait. Comme de rcthwm il no contesta pas le jugement de son souverain, mais il allégua pour esélise qu II rTarait pus. lu plus de deiis parfis de ruuvrugo. Üonc, tu, 35$.

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