‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 232 sur 327 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

KBNHI VL

PlUSitËS CO ST EAU3 0% A I NS.

Emp. a ÀUr>»\, }{<\\x tl’Écfisse, Mois tfa France. Rnig tVEspa^Hü,

Sipismoml. 1-137 r Albert . . . U&).

Frédéric MT,

Martin V. LM. Eugène ÎV. 1447, Nicbk* V. 1455. CMUte III. 1458. Pîe IL

Gouvernement pondant la minorité. - Le di m de BedWd régent de France — .fH^pielinc de Bavière. - Siège d'Orléans. - Jenhtie ffArc. - Chartes est couronné n Reims, — Henri à Paris, — Défection du duc de de Bourgogne,— rVrnibl kti mure L’ Angleterre et lu France, p- Disputes dans le tsabmnt angîda. - MEtriagL' du rai Morts de Gloucüster et de Bitnufarl. — Perte des pj-o- mces rrnncEilses. — Accusation ex meurtre? de Sn&blk. — Insurrection de V™ — Le duc d'York proleeieur. — lînntd ressiüsit l’Autorité. — Désunies a»y°rkifltes. — Leurs «Ucoès subséquents, — Le duc est déclaré héritier du

J ml' . * f'st M1® “ WaEefidd. — Son fils Edeuerd entre à Londres et est proclame roi.

Le trône do France fui préservé de sa ruine par la mort prématurée de Henri V. Le soin de maintenir l’ascendant qu’il avait oMenu retombait sur ut) successeur enfant ei un ministère divisé ; taudis que le dauphin, dans la vigueur de la jeunesse et secondé par les vœux du peuple, appelait, les différentes factions sous sa Mlratere, et dirigeait leurs efforts combinés contre les envahisseurs de leuT patrie. Nous verrons ce prince recouvrer dans lo cours de quelques années le trône de ses ancêtres, chasser les ■mtdais do leurs conquêtes, et couronner une longue série de succès par in soumission do la Gascogne, dernier fragment de ancien patrimoine des monarques anglais en Franco.

Le nouveau roi, fils de Henri et de Catherine, avait h peine "«if mois. Au premier avis de la mort de son père, plusieurs pairs spirituels et temporels, la plupart membres de l’ancien cou- II S^f8 jrabl®raDl à Westminster, expédièrent, an nom de «m \ 1, des commissions aux juges, shériffs et autres officiers,

* ut ‘>s ma in tenir dans l’exercice de leurs fonctions respectives,

- «invoquèrent un parlement pour le commencement de no-

\m IJfSTOIftË li AMiLKTKItHK.

veinbre [6-10 utffe 142$], La veille, une commission pour ouvrir, conduire et dissoudre le parlement au nom du roi, avec h cm seulement ducomeilj fut offerte au duc de Gloucester* Il objecla ij ue les mots, t ivvc lé con $m tentent du conseil , étaient attentatoires à son droit, qu’ils faisaient de lut le serviteur du conseil, et que jamais ils n1 avaient été insérés dans des commissions de ce genre sous feu son frère. On répliqua que le roi actuel était enfant, et qu’en conséquente, sans CCS mots ou d'autres équivalents, nul 11e pouvait agir légalement et sûrement- Chaque lord h son tour émit cette opinion, elle duc fut bien forcé do se soumettre L F.d lendemain matin il ouvrit le parlement dans la forme usitée. Le premier soin de celle assemblée fui do ratifier tous les actes do Tau tonte qui lavait convoquée, comme sufllsammciil justifiés par la nécessité du cas2; le second fut de combler la lacune laissée dans l'exercice de l'autorité royale par L enfume du roi. Les deux derniers siècles fournissaient trois exemples do minorités a Vavênoment de Henri IIL d’Edouard 111 el de RL dvard IL Mais dans aucune de ces occasions, le pouvoir exécutif i Pavait été confié h un tuteur ou régent, si nous en exceptons les deux premières années du règne de Henri HL où i on jugea nécessaire d’en nommer un pour s’opposer aux prétentions dhm compétiteur étranger a la tôte d’une armée puissante et en possession de la capitale. Néanmoins le due de Gloucester, malgré la décision de la vcdlc, réclama la régence pour deux motifs; parce qu’en l'absence du duc de Bedford il était le plus proche parent de son neveu, ol parce que le feu roi, au lit de mort, 1-avail nommé a cette charge. Les lords (car ces quesÉOus n’étaient pas du ressort des communes), ayant examiné les rôles cl consulte les juges, répliquèrent que sa demande rîétaH fondée ni sur une loi ni sur un précédent, mais bien contraire à la coût i Lu tien du royaume et aux droits des trois étals; et que la nomination faite par le feu roi était sans force, attendu qu'il ne pouva| changer la loi du pays sans les trois états, ni deleguer Pau toril* qui expirait avec lui, pour être exercée par un autre après sj mort. Cependant, pour le satisfaire autant qu’il était en leur pouvoir, ils le nommeraient président du conseil, en l'absence è

L Aott oj Couu. m, 0: Rym x* 3 ST; Dé çoueilü noslri, C«c

noiit pkees êe manière à pouvoir ao rapporter û la nomination dw du* par k roj ou n l’exmïcc' d r V office par le dire, La première «omtrucUDA est lu pins g luroUe : mais dont ce débat lés deux parties àemblent avoir adopte la second

Rut, PttrL tv, no.

CUAIHTJŒ IIUITIOIE.

frère le due de Bedford, non avec lo litre de régpl, Heu leiianl, gouverneur ou tuteur* mots qui pouvaient s'interpréter comme impliquant une délégation de L'autorité souveraine, mais avec celui de g protecteur du royaume et de l’Eglise dUngtee u'm; » litre qui no pouvait servir qifa lut rappeler son devoir K > déc.] Agissant d'après ces principes, ils nommèrent le chancelier, le trésorier, le garde du sceau privé et seize membres du winsoi], avec le duc de Bedford, et en son absence, Le duc de Ctoucesler pour président: et par une députation ils notifièrent ru* nominations aux communes, qui y donnèrent leur assentiwvm Ou fit alors des règlements pour la direction du conseil ; bs droits sur !u laine, ainsi que le tonnage cl le pundage, furent cuu tin nés pour deux ans, elle parlement fut dissous [18 déc/;, f .Angleterre no présentai!; aucune cause de malaise, mais tous les yeux se tournaient avec là plus vive anxiété vers la France* U régence de ce royaume, conformément aux dernières injonctions de Henri, avait été offerte au dur de Bourgogne, et sur San refus, avait été donnée au duc de Bedford par Charles, de lavis de son conseil. Mais Charles no survécut que peu de jours a, mesure; et sa mort porta h Finfluence anglaise un coup d'uit elle ne se releva jamais [ââ oct.]. Beaucoup de membres de la noblesse de France avaient donné leur adhésion h Henri par

L Roi, Par}. ivh asc.

'2, Ibid. iv, 174, 17.7, -13(1. Voici quels étaient leurs sultiir^s;

Au prottetatit*, |ur an. . . . . . . . . S,333 I. 6 t. 8 iî.

Aux uurs ci archevêques. ........ . . ... 'ou o <i

Evûqugi v i cooiLeâ . . « . 4 . . fl g

Eaniniv cl baronnui». . . „ . . ion u y

rnSr1’ ^ lltm ?Prea'Ja atssÉJttitîon ÜÈI piirietueat, tes juges, par ordre du *rt(î* T,li repardsiîeiit tu constitution et la conduite du

m IIEStOlitE n'AtSGLÊTEKHE,

déréraice pour la volonté de lotir souverain; mais, cet obstacle écarté, leur affection, et avec elle leur obéissance, retournèrent au dauphin, représentant réel de leurs monarques. Ce prince w fut pas lent à profiter do l'événement. Le lendemain de !a nonrelie de la mort do son père, il porta le deuil ; te jour d'après, il prit les insignes de la royauté arec le titre de Charles Ylïf roi de France- Comme Heinis était au pouvoir de ses ennemis, il fut sacré et couronné k Chartres. Celle cérémonie opéra comme un t harmfy et attira les Français on foule sous son étendard K

D’un autre ctMé, le régent, prince qui ne le cédait point en habileté h feu son frère, et qui lui était supérieur sous le rapporl des qualités plus aimables du cœur, ne négligeait point les intérêts de son neveu. 11 obtînt du duc de Bourgogne les plus vives assurances d'appui, et décida le duc de Bretagne h signifier son! approbation du traité do Troyes. Les trois princes eurent une { entrevue k Arras [8 avril], ifs jurèrent de s’aimer les uns les J autres comme des frères, de s'assister les uns les autres conln les attaques de leurs ennemis, de protéger le pauvre sans défense contre toute oppression, et d'unir leur efforts pour éloigner dis sol français h 11 eau de la guerre. Pour cimenter celte amitié, tes ducs de Bedford et de Bretagne épousèrent chacun une sœur du duc de Bourgogne; puis ils se séparèrent aiiu de lever des troupes pour soutenir la cause commune2.

La Loire formait la ligne de démarcation entre les deux parti*. Au sud de cette rivière, toutes les provinces, à l'exception de h Gascogne, avaient épousé la cause de Charles; au nord, F Anjou et le Maine professaient la neutralité; et les garnisons do quelques forteresses isolées tenaient pour leur prince national; mai* le reste do la population, ainsi que les habitants de la capitale reconnaissaient l’autorité du régent. La guerre ne tarda point i se rallumer. Le pays fui pillé par les deux partis ; les villes forçai pu ises et reprises; et des alternatives de défaites et de sacré | balancèrent a peu près La fortune des combattants. L'événement le plus brillant de la campagne fut la bataille do Crevant sut Yonne [31 juillet]. Une armée de Français et d'aux thaï res écossais avai t formé le siège do Celle ville, et pour la secourir, quaifl mille hommes d’armes, sous les ordres du comte de SaUsbury, avaient reçu Tordre de rejoindre les Bourguignons k Auxenft

Page 1