CHAPITRE HCiTtOiE. m
et pour sa km\ilh\ accompaguées du don d'un revenu égal a celui iTim comte 1 {29 déc.],
\â\ rigueur du temps ayant suspendu les opérations de la guerre , les deux partis lâchèrent d’acquérir des forces h l aide île négociations. On faisait plus que soupçonner que le duc de Bourgogne commençait a se repentir de son alliance avec l'Angleterre, et sa fidélité fut tentée par une honorable ambassade de Charles , qui lui offrit, toute satisfaction raisonnable pour le meurtre de son père, La majorité de son conseil reçut la proposition avec joie ; mais rmiluence do sa sœur, La duchesse de lktdford 3 fixa ses idées flottantes, et le duc, en considération dTtm payement do vingt-cinq mille nobles, s’engagea a prendre le commando meut de Formée unie, au commencement du printemps [mai l/i 30], 11 entreprit de réduire la ville de Compïègne, et la pueelle fui choisie pour fane lever le siège. Dans sa mardw-, elle rencontra une troupe de Bourguignons inférieure en nombre j la défit après une résistance opiniâtre, el ordonna que Frtmqiiet, le commandant, frit décapité sur le lieu * [25 mai]. Le soir même de son arrivée, elle surprit le poste de Marigny ; mais des renforts affluèrent de tous côtés, et bientôt les assaillants loiirrièrcni le dos. L’héroïne prit h l'instant le commandement de 1 amère-garde, et faisant fréquemment volte-face, repoussa ceux ipu la poursuivaient. Cependant ses lignes finirent par être enfoncées ; un archer b renversa de cheval, et, comme elle était gisante h terre, elle se rendit an bâtard do Vendôme, Les a celait] filions de l'armée alliée annoncèrent aux assiégés le sort de leur héroïne, qui fut conduite au quartier de Jean de Luxembourg, el quelques mois après fut par lui vendue au régent. Col accident affligea la garnison, mais ne l'intimida point, et la place brava les forces de l'ennemi jusqu’à ce que rapproche de I armée française , sous les ordres du maréchal de lïoussae, fil lever le siège \
Lin fortunée pucaDe fut traitée avec négligence par ses amis, et par ses ennemis avec cruauté. Si jamais prince avait été redouble a un sujet, Charles l’était h Jeanne d'Àre. Elle avait dissipé
h Moust. ii, fîî* Màn. vm, \m.
.J. Mm, vm, ibiU. Moaptriélfet , Il y fUiii aWs , ut vit lu puetsîletbui*
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-ISO niSTOmE ^ANGLETERRE,
la terreur dont lo saccès avait entouré les armes anglaises } elle avait ranimé le courage des soldats français, et fermement rétaM b roi sur le trône de ses ancôties. Cependant , depuis sa capte viié, elle paraît avoir été oubliée. Nous ne voyons aucune sonuur oüerlo pour sa rançon , aucune tentative faite pour adoucir b rigueur de sou emprisonnement, aucune attention accordée a son 1 jugement et h son exécution. Son enthousiasme avait produit I ViAïai promis, et lorsqu’on n’en eut plus besoin , la jalousie (to généraux français ne fut pas fAcliée de voir écarter cette rivale plébéienne.
Les temps modernes, dans leur humanité, considèrent latte d'un prisonnier de guerre comme sacrée : U y a quelques siècles, il restai l a la merci de son vainqueur, qui pouvait le garder eu prison, le libérer pour de l'argent, ou ia mettre & mort L L'avarice, toutefois, l'emportait en général sur la cruauté ou le ressortliment, et les richesses qu’on pouvait acquérir ou moyen det rançons de prisonniers étaient un des plus puissants attraits du service militaire. Cependant, même îa guerre actuelle avait oflferl plusieurs cas où les captifs, distingués par ïeilr férocité ou ta obstination, avaient subi la mort, et l'exécution récente dn célè*: lire chef bourguignon, Franquet, donnait h penser que la pue# approuvait elle-même cet usage. Si donc ses ennemis retissant traitée dé la même manière, ses partisans auraient pu déplom sa destinée, mais ils n'auraient pu les accuser d’injustice 3 ; mr P évêque do Beauvais, dans le diocèse duquel elle avait été pris?, réclama le droit de la juger à sa cour sur une accusation de sercellorio cl d’imposture*. On suppose communément que cctfr réclamation fut faite b la suggestion du duc de Bedford, qui comp lait que la croyance générale de sa mission surnaturelle céderai! h la condamnation prononcée par un tribunal ecclésiastique D'après ses propres lettres, il est évident qu’ii la considérait
1. On en trouve un vsvmple mémorable dtios fai Cûtieeêion d* latin** «ri^naît* <7f Ffinu, parmi lesquelles il eu est une de Wenuy n&Lmi l'amiral üUgl&k exposant ea détermination de tuer on noyer les équipages de ceiit vojawâW uuuvlmiul* qu'il avait pria. â me in g que le etmaed ne jttgeAt qu'il valait éM leur conserver la vit*. Vol. i, \k 313.
3. C’eût l’obiWMTatiüTi faite tittiiK eue lettre écrite au mitu de Heurt mj due «' Bourgogne. Àin£i que faire nous estent rakututblenieut licite, attendu lee gr^ dons nuises et incoüvéniona, tes hpcdbles boïmcidefl, et détestables cruauté*,^1 autres roau* iniiïiiuénthlus» quTelle atmt c* mutins b l'encontre de no5tr« «elgnW* rie, et lovai peuple obéissant, Apud Moust nf 72,
Jî. Cet évêque était si dévoué itüX intérêts » n g lais , que, humée précédent*^ avait, été recommandé par le conseil an pape pour être transféré à Varchevédtf de Rouen, U ym, I-îé.