R vin. % 3511 F ST?H
2. Uajia sa lettre m roÇ Je régent paraît cerla îneintf ni te défendre d’üroü donné : aucune approbnUon â i 'entreprise. < Toutes cfrosos prospérèrent pour vouSj jnsqu“ô Vcpoque du dé go d'Orléans 4 cjUropcLs Dion sait par quel avis. *
Pu rl. vt 4î Wï,
CIIAP1TJ1E IIUrnÔlE, 47à
ment les défenses de la ville , ou lui tira un coup de canon du rempart. Il vit la lumière, et essaya do se retirer : mais le boulet emporia te fer de la croisée, et lui déchira le visage, au point qu'il Jiiuunit dans le cours de la semaine suivante1 [3 nov\], Le commandement passa au comLe de Suffolk, qui recul plusieurs renfons> oL e,tlbld successivement ses hommes dans diffé|gn|6 postes autour do la ville, lis étaient logés dans des baraques, et garantis ,u ÜW assiégés par des rotraneliements de terre. Mais les murs cimm d'une telle étendue, et les intervalles entre ces postes, <iui s appelaient bastilles, étaient si Spacieux, que souvent dans la nim des secours d’hommes et de vivres se frayaient un passage * am la place ; et a cet effet Charles avait établi non loin de là d1 i nimenses magasins dans ïa ville de Blois La siège, ou plutôt le blocus, continua durant Fbiver. Au commencement du carême, sir John Fa î staff quitta Paris avec quinze c®îlts hommes, pour conduire à Orléans quatre cents chariots et charrettes chargés de munirions et de vivres. Il avait presque at- [mi ,0 de Mouvrai, en üeaüce, lorsqu'il reçut Pal amiante nouvelle que le comte de Clermont s’avançait pour lui couper le passage avec quatre h cinq mille hommes de cavalerie, il ül àalte immédiatement, entoura su poli le armée d’un cercle de voi- Uîres3 et ne laissa que doux ouvertures, à chacune desquelles il pnshi un fort détachement d'archers. On était au milieu de la mjh; et pendant deux heures l’attaque de l'ennemi fut retardée j^r les discussions de scs chefs. Sir John Stuart, qui commandait h* faibles débris des Laissais au service de Charles, ihsîslaü forhmcni pour que les homme» d’amies missent pied a terre; le cûmie de Clermont, de Lavis de ses compatriotes, préférait char- ^or d cheval, A trois heures du malin , ou convint que chacune des deux nations suivrait son jugement, On fit une tentative pour lurcer Feutrée des deux ouvertures ; mais la cavalerie fut repous- ^ par une grêle de flèches, et les Ecossais à pied furent tous m* N resla environ six cenls corps sur la place ; et Ealstaff con-
|,i \ canülV était niai u le liant d’un itgape constant dans rnltaque et
rnS** Jn?*? ll,s; etüiünt appelées canon* et eoulevrines Le*
Brèirot otuienli tle? baniéte,fin pierre p quelque! fois de vingt-six pouces de dia- UUuL T* MWJUUfitt jetaient dm houbte de plomb. La poudre était d'espèce dif— tW vîiri.alir Tfüs canons étalent servis par un niai Ire canonnier :\v;ui
camotes 13 V îr J-™*®»1 leurs Wirçcms et leurs charpentiers, Voyei'
886, W 10s jIb1-’.1!';,1 BjaÿiUiB duranj lu guerre, dans les Archiva * h'rai f iw, ,p^ £cis Com, y, 9Tï7.
** Mousïi eL 38, :rt.
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temps, les Anglais reprirent leurs opérations; on tira des lignes de communication d'une bastille a l'autre ; et les assièges, se voyant investis de tous côtés, proposèrent, avec la permission de Charles, de remettre la ville au* mains du due de Bourgogne , qui Poceu perail comme neutre pendant la guerre, pour le compte du duc d’Orléans, prisonnier en Angleterre, Le régent refusa l offre. Il n’était ‘que juste, thPil, 1lie ce QP* avait ^ conquis am- 10 mVÂ anglais fût la récompense de la valeur anglaise. Le Bourguignon acquiesça avec une bonne volonté apparente h cotte détermination ; J nais le refus lui resta sur le cœur, el il ne 1 oublia
pas dans la suite. #
La clinte d’Orléans fut alors regardée comme certaine; et ms pins sombres appréhensions régnèrent dans les conseils du monarque français. Beaucoup de ceux qui avaient été les plus chauds dans leurs protestations Rattachement disparurent silencieusement de sa cour, et le prince lui-même songeait à se retirer dans lo comté lointain de Provence , fèut-ê tre dans le royaume aim d’Ecosse, lorsque lo trône français fut sauvé de sa ruine par h fille d’taâS petit fermier de Domrémy, hameau de la Champagne* siLué entre Neufcliêieau et Vitueooleurs. La merveilleuse révolution quelle accomplit, par des moyens en apparence ttfiri* rels, nous justniovu de tftdter de suivre l'origine et Les progrès de r enthousiasme qui, tout en l’abusant, fortifia néanmoins oi éleva Pâme do cette intéressante jeune fille4-
Jeanne d’Àrc était née vers L’an 1M*2, Son éducation ne cli Itéra pas de celle des autres pauvres filles du voisinage; mais elle se distingua entre top les par sou assiduité, sa modestie et sa pïric.
comme les autres village** avait ses traditions de lad*
CUAPÎTRE HUITIÈME. .(T7
Jeanne avait coutume tle visiter tous ces lieux avec ses compagnes- Mais sou endroit favori était Pcrmitage, où tous les samedis eün suspendait une guirlande de Heurs, on brûlait un cierge et» 1 honneur de la mère du Christ. Ces habitudes d'enfance sont digues do remarque, en ce qu'elles servirent probablement a impriiiht a son esprit ce caractère crédule et romanesque qu'elle déploya plus tard. L enfant aimait la solitude : tout ce qui l'intcres- Stiii devenait ie sujet de longues et sérieuses pensées; et dans ces mes rie jour , la jeune enthousiaste apprenait à revêtir de formes visibles les créa lions de son imagination. |l/i2ô,] Mfle n'arail que douze ans, lorsque, so promenant un dimanche dans le janlin de son père, elle crut apercevoir d'un côté une lumière hnllanto et entendre une voix qui rappelait par sou nom. K lie se détourna, et vit, h ce qu'elle pensa, Parc b ange Michel, qui lui dit d «dro bonne, obéissante et vertueuse, et que Dieu la protégerait, Plie se sentît honteuse en sa présence ; mais h sou départ elle pleura, souhaitant qu’il l'eût prise avec lui.
Outre la religion, un autre sentiment s'élaiL éveillé dans le *eni de Jeanne. Toute jeune qu'elle était, elle avait assez entendu parler dés calamités qui accablaient, son pays pour abhorrer Pumon contre nature des Bourguignons et des Anglais, et pour dëpwm la dure dest inée de son souverain naturel, chassé par des icbcllesttl des étrangers du trône de ses pères. Les habitants de Domrémy étaient royalistes ; ceux de Mftrcey, village voisin, ôtaient bourguignons : les deux partis se roncon traient frêquemniint, se querellaient et se battaient ; et- ces petites guerres servit ont l\ fixer l attention de la jeune hile sur ce sujet si excitant, l'idin arriva la nouvelle de la désastreuse bataille dé Verneml ! !/ août]. Elle fut témoin du désespoir de ses parents et de ses voisins; et apprit d eux qu'il ne restait qu'un seul espoir au pays, Uircoinpîïsgement possible d une prophétie traditionnelle . qui usait que de Bois-Chesnu, forêt voisine de Chênes, viendrait une pucelle destinée à être le sauveur de la France.
1- no telle prédiction était propre è faire une profonde impies- Han sur Pesprit de Jeanne. Un jour qu'elle était seule, gardant le Wpeau de son père, elle entendit de nouveau la voix de Parchange et elle le vit apparaître ; mais celle fois il était accompagné <Lp doux femmes, sainte Catherine et sainte Marguerite, noms ri!,]! ü faut le remarquer, lui étaient familiers, car elles étaient NErmmes de l’église delà paroisse. Il loi annonça qu'elle était la “,njnc ^signée parla prophétie: que c'était h elle quêtait donnée
4î8 II ISTOIR 1’. I l'itâGljnftlUt E.
l'importante mission de conduire son souverain a Heinis, où il devait être couronné; qu'il cet effet elle devait s1 adresser a Baudrtcourtr, gouverneur de Vauconleurs, pour obtenir accès auprès du roi; que Catherine et Marguerite raccompagneraient comme guides et comme conseils, et que son devoir était do leur obéir. II est clair que celle enthousiaste prit pour des réalités les illusions de son imaginai iun. Elle-même, dans ses moments de calme, s’épouvanta b ridée d’une mission si extraordinaire, et sa coulionec fui ébraiiléo par Tincrédulilé et la désapprobation do ses parents. Mais « ses voix, » comme elle les appelait, réitérèrent Tordre; elles la réprimandèrent de sa désobéissance; et die commença b craindre qu’un plus long délai rie fût un péché qui compromettrait son salut.
Il arriva qu’un parti do maraudeurs bourguignons força les lia bilan ls de Domrémy b chercher un asile a Neufchâteau, Le village fut pillé, et l'église réduite en cendres. Au départ deVetine mi, les fugitifs revinrent, et ce spectacle monta au plus haut point l'enthousiasme de Jeanne. [Mai 1428.} Elle s’échappa de chez ses parents, décida un de ses ondes a raccompagner, et annonça sa mission a Baudricourt. Quoique accueillie par des railleries, elle ne se découragea point, et resta è Vaucou leurs, où peu a peu ses prétentions transpirèrent, et la rendirent T objet de la curiosité publique. Le duc de Lorraine, qui était en proie À uno maladie incurable, s’adressa h elle comme à une femme douée do pouvoirs surnaturels ; mais elle répondit avec sa simplicité caractéristique qu’elle n’avait point de mission relative è lui: Ü ne lui avait jamais été nommé par et ses voix. »
[Février 1429.] Enfin io gouverneur, qui avait cru do son devoir de donner communication de cette histoire au dauphin, çui L’ordre de ramener b la cour de France. Pénétrer de Ynucouleurs, situé sur la frontière orientale de la Champagne, h Chinoo en Touraine, a une distance de cent cinquante lieues, b travers une longue étendue de pays, dont une partie était au pouvoir de garnisons hostiles, elTnulre perpétuellement infestée de maraudeurs, c’était une tentative périlleuse et presque sans espoir; mais Jeanne avait foi dans le succès. [19 février.] A cheval, el en habits d'homme, avec une escorte de sept personnes 1 , elle pa^ sans rencontrer un ennemi; et le dixième jour [28 février] a bier-
1. Lescorte aa composait du aûïi frère Pierre, des soisuutu s de Met*
P oui en Ky, do leurs doux dojaeslîmeff, do Cokt, ait1 s? a ru r do roi* ot du Hicüam3 arüber du Sa garde royale- Mtm, 256.
ClIAPïftfà îlUrffÈSfE*
lioiSj (i quelques milles de Chînmi, elle lit annoncer h Charles son arrivée el son objet On trouva miraculeux qifolle f£U vernie saine et sauve; cependant deux jours se passèrent en délibéralion : ce pouvait être, préteudit-on sagement, un émissaire du diable; et afin d'éclaircir cette importante question, on nomma une commission pour recevoir ses réponses h certains interrogatoires. Le rapport Tut favorable ; après bien des délais et des hésitations, on fixa une heure pour son admission en présence du roi ; et la pauvre vierge de Domrémy fut introduite dans une vnste salle, éclairée de cinquante torches, et remplie de plusieurs centaines de chevaliers, parmi lesquels Charles s'était mêlé sans ipnin fît attention h lui, el simplement vélu. Jeanne onlnrsans embarras : l'éclat des lumières, les regards des spectateurs ne la déconcertèrent point* Découvrant le dauphin du premier coup d’œil, elle marcha h lui d'un pas ferme, fléchit le genou, et dit : « Dieu vous donne bonne vie, gentil roi, » Il fut surpris, mois il répondit: « .le ne suis pas le roi, le vokt, » et il désigna une antre partie de la salle. « Au nom de Dieu, c’est vous et non autres. Très-noble seigneur dauphin, je suis Jeanne la pucelle, envoyée de la pari do Dieu pour aider vous et le royaume; par !son ordre, je vous dh nonce que vous serez couronné dans la cité de Reims 4. n Charles la prît h part, passa quoique temps avec elle en conversat ion animée, el, rejoignan t la compagnie, affirma qu'elle lui avait révélé des secrets qui lui étaient personnels, et dont elle n'avait pu avoir connaissance par des moyens purement humains. Le lendemain « la pucelle » (c'est ainsi qu'on l'appela) fit son apparition on public et h cheval. V son air, on lui donna seize h dix-sep t ans ; sa taille était mince el gracieuse, el ses longs cheveux noirs flottaient en boucles sur ses épaules. Elle hnirnil une carrière avec la lance el mania son cheval avec aisance dextérité. La foule éclata en cris d'admiration : ou voyait en elle quelque chose do plus qu’humain; c'était un chevalier descemlu du ciel pour le saint de la France 2,
Si les allégations de la « pucelle w avaient été tm artifice po- Idtquc pour relever l’ esprit découragé de ses troupes, Charles aurait profité de ce moment pour les mener à l’ennemi. Mois des
Rov ‘ V0?ti tTr™ * hmm> ; - * Ce ne suis jpw qui «ui
xuï rn - y' * . * ] nt>m Diüu cejstüs vous <?t non aultroa. »
^ose *mUi Avilie d{3 son f»&*i ci de la voir m de Vante* Vu va* la “ttre enthousiaste dttsire de Lnvnl ù s;, mère. Mfa. xm, 394. AiiSbSüS?
Am HISTOIRE D'ANGLETERRE,
opinions opposées divisaient son conseil. Beaucoup de membres, au lieu de chercher a tirer par II de rerreur publique, avaient peur dose tromper eu s-mêmes. Un la disait envoyée du ciel ; mais ne pouvait-elle pas être un démon de l'enfer? Pour éclaircir ceUe grave et obscure question, Jeanne fut interrogée à plusieurs reprises par un comité de théologiens, par le parlement de Poitiers et par le corps entier des conseillers privés; et trois semaines s'écoulèrent avant que le roi consentit b reconnaître en elle un caractère surnaturel. Elle passa cet intervalle dans la retraite et la prière; puis elle fut montrée une seconde fois a la niuUUudiî, montée sur un coursier gris, avec sa bannière portée devant elle, et armée de toutes pièces comme un chevalier. L'air retealil d+ a cela mations ; l'enthousiasme gagna toutes les classes, et ce fut h qui offrirait ses services pour la suivre au combat, Elle-mèiW était impatiente de prouver sur le terrain la vérité de ses allégations; mais le roi retint son impétuosité, cl attendit froidement l'effet de sa présence sur les Anglais ainsi que sur ses propre sujets.
On avait pris soin que Ihisloire det< la pucelle » parvînt avec l'exagération convenable b la connaissance de P armée qui assiégeait Orléans, On la reçut d’abord avec mépris et dérision ; bien* tôt elle commença a faire impression sur les plus crédules; de ceux-ci l'alarme gagna peu b peu leurs voisins ; cl a la fin b cœurs les plus intrépides frémirent a l'idée d'affronter un chantpion femelle, il est vrai, niais un champion surnaturel. Ce fut en vain queSuffolk et ses officiers cherchèrent b réprimer et b étouf* fer cette opinion dangereuse. B' ils accusaient Jeanne d'imposture on en appelait aux miracles que le bruit public lui attribuait s'ils la traitaient de sorcière, les soldats répondaient qu ils tj'1 craignaient aucun mortel semblable b eux, mais qu'ils n'étais pns de force b lutter loutre les esprits des ténèbres.
Soixante bastilles on forts, érigés en cercle autour d'Orléans avaient complètement intercepté ia communication avec le pays: oL les horreurs delà famine se faisaient déjà sentir dans les ni.u^i lorsqu'il fut résolu dans le cabinet français de faire un effort d#. espéré pour jeter des vivres dans la ville. Un corps considéraisons les ordres do quelques-uns des plus braves officiers de France, se réunit b Blois, et la pucelle sollicita et obtint îa permis^ non-seulement de faire partie de 1 expédition, mais de la tl s rtg1- r- Elle fut reçue comme un envoyé du ciel, et commença Y exen^ de son autorité surnaturelle par expulser de Formée loute^
cvrAPifKE huitième, m
femmes de mauvaise vie, et par inviter les hommes h se préparer î\u combat par des exercices de dévotion, A Suflbik, Glasdale ei Ne} commandants anglais, elle envoya l'ordre, au nom de Dieu, de sortir de la France et de retourner dans leur patrie : aux chefs de sa nation elle promit un succès complet, s’ils voulaient passer h Loire, et marcher hardiment à travers h Beauce et les quarliers de 1 ennemi. Mais ils n’élaieut pas disposés a sac ri lier leurs plosauxsiiggeé^onsd’uno en Lhousiaslesans expérience. ; 59 avril . Ihmois, gouverneur d'Orléans, profitant do ce qu elle no connaisçail point le pays, s’avança par la Sologne sur la rive gauche, et la décidant ïi traverser avec lui la rivière en bateau, la mena $$. crèleincm a Orléans, où elle fut reçue par les citoyens avec des torches allumées et des acclamations de joie. Le parti qui venait secourir la ville était monte aussi sur des bateaux, et tAcha de gagner Orléans par eau; mais le vent et le courant le forcèrent de rebrousser chemin; il débarqua, passa le pont à Blois, et fut ainsi obligé de suivre la rouie que lui avait indiquée la pucelle. Au surplus, la promesse ou prédiction qu'elle avait faite se vérifia. Les assiégeants ne bougèrent pas de leurs retranchements, fll le convoi entra dans la ville*
A dater do ce moment, il devint dangereux de contester k mission céleste de Jeanne. Sa présence inspira aux soldats un esprit d audace et une confiance dans le succès, que l'autorité de tours chefs pouvait guider peut-être, mais qu’elle no pouvait modérer. On fit des sorties coup sur coup, et tes plus importants des forts anglais, les bastilles do Saint-Loup, Sain t-Jean-le Blanc, Auguslus, et les Tournellcs, tombèrent successivement aux mains des assaillants [4-6-7 mai]. En toute occasion, la puceUe était vue au borner rang, sa bannière déployée, et encourageant ses compatnotes de la voix et du geste; mais h l'assaut des Tournellcs, m m<>nient où elle plantait la première échelle contre la mu mille, une flèche passa par une ouverture de sou corselet, et resta fichée ^atre la poitrine et rêpaulo, Ses compagnons l'emporffijrent hors de bi foule; la blessure fut pansée, ei l'héroïne, après quelques minutes passées en prière, rejoignit les combattants. A son appann°M7 les assaillants redoublèrent d’efforts, et 3a forteresse fut prise*
Suflolk, déconcerté partes perles multipliées, cl avril i par 1 nir découragé de ses troupes, convoqua dans la nuit un conseil ?e 1“®”» niai], et se détermina h lever le siège. Au point du jour on vii l’année anglaise, h une pclile distance des murs, rnn- ■i. ta
^ liiSTOmiï .IVANCLETRRftli.
géo en bataille, et défiant reimemi nu combat en rase tampagitë; mais In pucellc défendit h qui que ce ffH de dépasser les portes de la ville. C’était dimanche, dit-elle, jour qu'il fallait employer li prier et non à se battre. Sulïolk attendit en vain quelques heures: a la flu il donna le signal : la longue ligne de forts, fruit de tant de mois de travail, fut à l'instant eu flammes; et les soldats, avec des sentiments de honte et de regret, tournèrent le dos h la ville. L'autorité de Jeanne empêcha toute poursuites et Suffolk. ayant distribué ses hommes dans les forteresses voisines, informa le régent qu'il serait en étal de se maintenir dans sa position jus qu'à ce qu'il lui arrivât des renforts de Paris.
Mais l1 intention de Charles n'était pas de laisser b ses ennemi* le lemps de respirer* Le comte de Suffolk fut bientôt assiégé dans Jargeau, et la place fut emportée d’assaut le dixième jour [iïjuinj. La puceüe d’Orléans ton avait fait maintenant celte addition j son premier surnom) conduisit les assaillants, et atteignit le haut des remparts, d'oii un coup h la tête la précipita dans le fosstf. Toute gisante qu'elle était, et hors d'état de se relever, elle continua h exhorter ses amis de la voix. « En avant, mes compatriotes, n s’écriait-elle, « ne craignez rien ; le Seigneur les a Ywm entre vos mains, » Durant P assaut, on avait découvert un poinl sans défense : les Français se répandirent dans la place ; plus è trois cents hommes de la garnison périrent; et Suffolk tomba avec le reste au pouvoir de l'ennemi. Il s'informa h P officier qui lui demandait son épée s'il était chevalier; et ayant reçu une répense négative, « Eh bien, r> dit- il, « je vais en faire un de loi.» L’ayant fait chevalier, il se rendit* Meliun, Beangency éprouvérent le même sort que Jargeau : et le lord Talbot, qui avait p# ïe commandement, se relira vers Paris, jusqu'à ce qu'il eùtntfi un renfort de quatre mille hommes. [18 juin. | Il fit halte à Patay mais l'ennemi s'avança vers la ville, et le temps dé se prépara fut perdu on débals oiseux* Sir John Fais! a fl proposa de faire ré traite en toute hôte : Talbot refusa de tourner le dos à l' ennemi Il mit pied h terre, ol après une chaude action fui fait prisonni^ avec une perte de douze cents hommes. Falstaff s'enfuit au cour* mencemeul de Faction; et en punition de sa lâcheté, il fut condamné b perdre la Jarretière. Il prouva toutefois, à la satisfaction du régent, que combattre à la tête d'hommes aussi découragé
1. En nom Dj(ît,i , laîssei-lea partir, et allant rendre grâces il Mém< vtît, 273.
CJJAmitft. H L'ITiÈAiE- m
qm 1 étaient les? soldais à Paiay, cc n’était point éviter une houle üitus aller au -devait l d’une défaite* Son excuse Fut admise et il recouvra ses honneurs précédents.
Jeanne avait toujours déclaré que l’objet de sa mission était double, la délivrance d’Orléans et le couronnement du roi à lieims. Le premier était accompli, et elle pressa vivement l'exécution du second. Quoique pénétrer jusqu'à Reims fût une entreprise difficile cl dangereuse, quoique toutes les forteresses interinediaires fussent au pouvoir des Anglais ou des Bourguignons L lui ries résolu t de se confier h sa fortune et aux prédictions de sa libératrice inspirée. Ayant envoyé une forte division doses iroupes inquiéter les frontières do la Normandie, et une antre insulter celles de la G menue, il se mit en marche avec une armée do du mil o chevaux. A Auxerre, les citoyens refusèrent de l’admettre dans leurs murs ; mais ils lui fournirent des provisions cl a engagèrent à Imiter la conduite dosauires villes. Ceux doTroyes 5*“™ dG finntre jours, ouvrirent leurs portes. Lesha- «iwnts de Ghalons lui envoyèrent spontanément les defs de la '|ile; et les citoyens de Reims ayant expulsé la garnison bourguignonne, ie reçurent avec les témoignages de joie les plus flat- -,i . .j"ll,e,j- Lc couronnement se lit dans la forme d’u- ■ tC ll/ J."1110*]! mais 001111110 aucun des pairs de France n’y aslt» (-llarles nomma des procureurs pour remplir leurs duws. Durant la cérémonie, la pucelle, sa bannière déployée, se “ debout a cô'te du roi. liés qu’on eut fini, elle se jeta à ge- ,°UI’ !“ embrassa les pieds, déclara sa mission accomplie, et lui aemauda en pleurant la permission do retourner à son premier !~1’ ie roi ne se souciait pas do perdre les services d’une personne qui jusque-là lui avait été si utile; et à son instante rouelle consentit à rester dans l'armée, et à consolider ce n,„a, r , Va!1 en *l,iel!i,ie sortP relevé. Gelte révolution iuat- ,!IS la situation respective des deux parlis, tout eu afilij ! le duc <ie Bedford, le stimula à redoubler d'efforts. Il obtint filin | Bourgogne de nouvelles assurances de fidélité, relira milia- ° lomnies de ses garnisons normandes, et en reçut cinq - flutios de sou oncle Beaufort, qui avait levé une petite arvs o ^ 10 4®SSéin chimérique de détruire les liussîtes de Uo- * Avec eux^ il alla à la poursuite de Gharle^ qui ne tou-
2, Jïîj|t pari. v, (36,
II1ST0 1 1\ K I rAvN < i LEÎEïlH K.
\mü pas risquer sa couronne sur l’issue incertaine d'une batâillef VvviiA avec un sein égal. Las de prendre urte peine inutile, il écrivit au nii une lettre [7 août] dans laquelle il l’accusa. de tram* per le peuple par Tmipusture d'une femme dissolue et les sermons d'un moine apostat; le requit de nommer en prince royal un jour et un lieu où ils pussent se rencontrer dans le comlé di.1 Brie ; promit que» si une paix stable pou va il se faire avec un bom nw qui avait viole sa parole au feu doc de Bourgogne , et qui s’était souillé du sang innocent, il consentirait a des conditions nusoaïialdes; sinon, il offrait de le -combattre corps à corps* afin qtio l’issue du combat montrât au monde quel était celui duul le ciel favorisait la cause. A un mess âge si discourtois, Charles ne daipa point répondre ; mais ce que le duc n'avait pu effectuer, le ii«v sard le réalisa; et sans le vouloir les doux armées arriverait ni présence aux environs de Sentis. Les Anglais, inférieurs eu nombre, se préparèrent an combat a leur manière accoutumée : b officié^ français, enllés de leurs succès, demandèrent impatiemment le signal du combat. Mais les défaites d’Amcourt ei do Verneuil avaient appïîsf Charles h ne point compter sur la seule supériorité du nombre. Il consulta la pucelle : son inspiration l’avait abandonnée depuis l'expédition de Reims. Tantôt elle eonselRed nu engagement , tantôt elle eu dissuadait ~ deux jours sc pas^1-1* reut en délibérations; et le troisième, après quelques vives tir car mouches, les armées se séparèrent comme d’un consentons mutuel. Le régent se hâta dà passer en Normandie, et repoii^ le connétable, qui avait pénétré dans ce duché; et Charles, ni* sollicitation de son champion femelle, profita de l’absence du pour faire une tentative sur la capitale. Soissons, Sentis, B m vais et Saint-Denis ouvrirent leurs portes. Il avança jusqu*1 Montmartre, publia une amnistie, et dirigea un assaut sur le f&* btmrjg Saint-Honoré [12 sept.]. L action dura quatre heures, P \v commencement, Jeanne reçut ime blessure dangereuse, 1,1 jtUéd dans le fossé, et y resta inaperçue jusqu’au soir, oit elle ^ découverte et emportée par un parti envoyé h sa recherche Charles, mortifié de la résistance opiniâtre des Parisiens, sc retira a Bourges, tandis que la pucelle, regardant su blessure comm un avertissement du ciel que sa mission avait cessé avec le roumement de Reims, consacrait sou armure a Dieu dans Yèp* do Saint-Denis. Mais on avait encore besoin de ses services; * la sollicitation de son souverain, elle consentit ïi reprendra J profession des armes, et accepta des lettres do noblesse pour w