‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 239 sur 327 · MdtihC nT TS · texte numérisé non relu

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jiagué d’ini des juges, et infligcaul lu peiuc du mort aux euupa- Mes ; mais il para ï i tjue sa loyauté cl sa religion êlnieiit animées rt affermies par sa passion pour l’argent. [11 mai 1.'j3J .] Au mois do maij il demanda et obtint du conseil une gralilicalion de (ittij cents mares; en juillet [16], il fit une autre demande, et reçut une somme égale; sa rapacité ne fut pas encore satisfaite et en novembre [18-19], les lords consentirent à lui reconnaître lui salaire annuel de six mille mares durant l’absence du roi, et de cinq mille apres le retour du roi, mais b condition qu’il s’acquitterait de scs fonctions sans faire aucune rcclan talion en sus pour services particuliers L

Li guerre langui L pend a ni les deux: années suivantes» Sa durée avait appauvri et épuisé les deux partis ; maïs s’ils étaient trop fculibs pour pouvoir agir avec vigueur, iis étaient trop fiers pour vouloir mettre lin a la lutte. En 1632, il arriva un événement qui Éif pencher la balance on faveur de Charles, La duchesse de Red tord, dont rïnfluence sur son mari et sur son frère avait maintenu l union des éléments discordants dmit se composait la confédélalion, mourut en novembre, et le mariage précipité du régent avec Jacquet te de Luxembourg, vassale du Bourguignon, en Mla la dissolution ; Iti mai 3633 . La désapprobation de Philippe fut replie par le duc avec colère et mépris; il se trouva des amis otEir jeux pour augmenter la dissension par leurs suggestions malveillantes; et la mésintelligence des deux princes fut si marquée ri si publique» que, lorsque le cardinal de Winchester lâcha dV perer une réconciliation, il ne put les décider l\ se parler2. Celte occasion propice ne fut pas perdue par les ministres de Charles, fiui eurent recours a tous les expédients pour détacher le Bourguignon do ses alliés. IL avait tiré ample vengeance du meurtre ! 1 t0n ï 5 pvéj ugés et ses in lé rois ét ai en 1 intime m en l liés n la cause de sou souverain national : et les vœux de son conseil ri de ses sujets tendaient au mémo but. S’il adhérait encore h lme qu’il haïssait et condamnait b présent, cVdait à cause do serment qn1 il avait prèle de ne pas faire la paix sans le conseiïtemeut des Anglais, Pour lever celte difficulté on suggéra ridéo, dans une conférence entre lui et ses beaux-frères, le due

J- ïl,ll7iri \602- Chron. th Ladres, 110. Hall, 1W> Actx è/Cmn. iv,

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00 HISTOIRE D'ASSGLETEME.

de Bourbon et le connétable de Franco , de tenter une pacification générale sous la médiation du pape, comme père commun des princes chrétiens,

[ 1435.] Eugène TV accéda avec joie a cette proposition ; ol eu 1435 se tint le congrès d’Arras, la plus illustre conférence politique que F Europe eût encore vue. Le duc do Bourgogne, le prince le plus magnifique de l'époque, convoqua a sa cour toute la noblesse de ses étais; le pontife fut représenté par le cardinal de Santa Croee ; et le concile de Bâle, qui siégeait alors, par le cardinal de Chypre; les intérêts du jeune Henri furent défendus par son grand-oncle, le cardinal Bea ufort, avec vingt-six collègues, dont la moitié français et la moitié anglais S et Charles envoya une légation de vingt-neuf seigneurs et ministres, a la (été de laquelle éi aient le duc de Bourbon et le connétable [19 août], A ces envoyés se joignirent ceux des rois de Sicile, de Norvège, de Uauemarck et de Pologne, de beaucoup de princes d’Allemagne al d’iialie, cl des cités de Flandre et des villes anséatiques. Los premiers jours se passèrent en festins, tournois et parties de plaisirs : mais rien qu'eu ceci la cordialité entre les Bourguignons et les Français fut asseat visible pour éveiller la jalousie et les appréhensions des Anglais* Le cardinal de Santa Crocc ouvrit les conférences par nu lieu commun sur les ravages et les maux de la guerre; et pendant plusieurs jours ou échangea des projets et des contre- projets : maïs les prétentions des deux cours étaient si opposées et si extravagantes, que tout espoir de pacification s’évanouît promptement?*. Les cardinaux médiateurs ot les ministres bourguignons avaient été gagnés par lés Fr an* çats. Les premiers blâmèrent l'inflexibilité des Anglais; les seconds tenaient prêt b signer un traité d'amitié entre leur maître et Charles, Pour s’épargner la mortification d'ètre témoin d’une transaction si désavantageuse, te cardinal de Winchester quitta avec ses collègues le lieu do la négociation 6 sept, i; et trois semaines après \ sept*], la paix fui proclamée entre la France et la Bourgogne. Loi? conditions en avaient été dictées par Philippe ; Charles devait exprimer son regret du meurtre du feu duc, s’engager ù punir les meurtriers, et livrer h Philippe plusieurs forteresses en garantie du payement de quatre cent mille couronnes, Dès que le traité fut signé, lés négociateurs français,

J. Byni. xt Cil*

■j. Rot. Pari , iv, 181,

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