‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 240 sur 327 · CHAPITRE IJI THÈME, m · texte numérisé non relu

CHAPITRE IJI THÈME, m

tombant h genoux en présente du dur demandèrent pardon du meurtre de son père ; et lui, mettant les mains sur une croix d’or placée devant IT.u ch arts lie, déclara solennellement qu'il pardonnait au roi de tout son cœur. Les cardinaux alors le délièrent, lui et ses seigneurs, du serment d’alliance arec l'Angleterre! Pour conclure la cérémonie, les barons de chaque üôté, suivant la coutume du temps, jurèrent de maintenir l’observa lion du traité. L'inutilité et l'impiété de ces serments furent démontrées par la remarque du .seigneur de Launay, qui, lorsque son tour vint, s’écria : « C’est la sixième paix que j’ai jurée depuis le commencement do la guerre. Les cinq premières furent toutes violées. Mais quant à celle-ci, quoi que les autres puissent faire, je déclare devant Dieu que je l’observerai K Yûtdoir donner te détail des opérations compliquées, mais peu importantes, de la guerre pendant les dix années suivantes, ce serait une tâche ennuyeuse et embarrassante. Les principales pnrticulari tés divisées on differentes catégories suffiront ïi la curiosité du lecteur J Avant la dissolution du congrès d’Arras, le duc de Bedford oxpïrn h Rouen [IA sept,], 11 laissa la réputation d’un homme d’etat prudent, et d’un général brave et expérimenté ; et sa mémoire fut longtemps respectée de ses ennemis comme de ses compatriotes. 11 fut enterré dans la cathédrale, è la droite du maître autel : etquand on conseilla quelques années plus tard ft Louis XI de rélôgiier ses os dans un endroit moins honorable, le monarque répondit courroucé : « Je ne veux pas faire la guerre aux restes d’un prince qui valait vos pères et les miens, et qui, s'il vivait encore, forait trembler le plus nor de nous. Que ses oendres reposent on paix, et que le Toute Puissant ait pitié de son unie * ! »

% \u duc de Bedford succéda Richard, duc d'York; niais avant son arrivée, Paris était rentré sous l’autorité de son sou* verani national. Les Parisiens avaient toujours été attachés aux Bourguignons, et, h leur exemple, ils furent tout disposés h transporter leurs services do Henri b Charles. [18 avril \ La parte Saint Jacques fut livrée b nuit h Adam de Lisle et au comte de Danois; des chaînes tendues en travers des rues empêchèrent 1 arrivée des Anglais; le lord Willoughby so retira avec îa garmson dans la Bastille; et une capitulation honorable délivra la

L Mwatrel, tT, 108-119. Meyer, m Miow# p. 47s. Hall, m

m histoire p'angleterre.

capitule de la domination des étrangers. Le due débarqua en Normandie avec huit mille hommes. Il oui bientôt réduit les villes qui s’étalent ré voilées ou rendues h V ennemi ; et John lord Talbot, depuis comte do Shrewslmry, rétablit par son activité et son courage la réputation des armes anglaises. Il défit prés de Rouée un corps do Français, qui avait été appelé par la trahison des habitants; cl bien LA ( après, profilant de la neige qui était tombée, il surprit la ville de Pontoise avec un détachement d’hommes, vêtus de blanc, qui s'étalent cachés dans le fossé. De là il répaiià i 1 la désola lion e i la te itou r j usef ue sous I es murs de l k ris 1 à 'M j K

3, [1436. J Le duc do Bourgogne comptait rester neutre : les insultes des Anglais et le penchant de ses sujets l'entraînèrent I la guerre, Jl ne fut, toutefois, qu’un faible ennemi, plusieurs do ses nobles refuseront dd l’assis ter, sous prétexte du sarment de fidélité qu’ils avaient prêté au roi d’Angleterre ; et il est assez pmbabîi qu’il se sentit lui-même quelques scrupules à co sujet. Le faite?! qu’on no put jamais le décider à tenir tète à une armée angl aise, À la requête du peuple de Flandre, il entreprit de réduire Calais; et le duc de Gloueester, qui avait ordre de secourir k ville [juillet], envoya au Bourguignon [2 août] un cartel pour combattre fti rase campagne; mais, quatre jours avant son arrivée, Philippe s’était retiré précipitamment sur soit propre territoire. Ce fut en vain qu’il y fui suivi par Glôuccster, a qui Henri, comme roi de France, avait ridiculement octroyé le comté de Flandre, que le Bourguignon avait perdu, prélendaiC-on, pour cause de trahison^ L’anrtée suivante, Philippe assiégea la ville du Crotov, à P embouchure de ta Somme. De la Normandie, Talbot marcha m secours de cette forteresse avec une petite armée do quatre mil lu hommes. Ils passèrent la nuit h Saint- Valéry ; le lendemain matin ils se plongèrent dans Terni à Blanche Laq ne ; et, quoiqu’ils en eussent jusqu'à la poitrine, ils passèrent le gué sans accident F tonnés de cette hardiesse, les assiégeants rentrèrent dans leur? lignes, et le duc se retirai à Abbeville, Talbot ravagea le paysim* punémenl; les Bourguignons so mutinèrent dans le camp ; clin garnison saisit cette occasion de les poursuivre à une distance considérable L

h. En 1437 |lor mai], te duc d'York fut rappelé et rdbiplW»

S, Ilpuia Par les arrimUnnH püttèea par lu duc contre lus Anglais,

Il «épouse faite pir le conseil, voyez Mouatreleq u, 135, ci ActsofCoim* iv. :M'«

oosi. iq 1IS-100.

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