‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 241 sur 327 · CHAPITRE HUITIÈME. wî · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME. wî

par Beauchamp, surnomme le Bon, comte déWarwick avec le iilrn de lieutenant général et de gouverneur de France1 Sa courte administration (car il mourut à Rouen moins de deux aiis apres ) [30 avril 1439] ne fut signalée par aucun événement remarquable. Les deux pays, délivrés des ravages de la guerre

«htniT# en bu,tR ■“ dn Hean plus terrible encore, aux attaques Simultanées de la famme et de la peste 2.

5. En 1439, le comte de Bicliemonl, connétalilo de France recouvra la' ville de Meaux en dépit de lord Talbot, rai s'efforcait de finie lever le siégé. Mais cette perte fut compensée l’année . mante par la prise de llarfleur, qui, avec la plus grandie partie du pays de Uux, avait été enlevée à llonri en 1432. Le comte de Somerset, avec Talbot et nombre d’autres officiers distingués resta plusieurs mois devant; et ils s’y croyaient tellement eiî si re e, que la comtesse et plusieurs autres dames consentiront à passer 1 été au camp. Le comte d'Eu, par ordre de Charles, essaya , fcoimr îa P1,®6?- assiégeants furent attaqués à la fois sur '(Italie points différents par mer et par terre; niais on ne put onssir a forcer leurs retranchements ; les assaillants furent nv palisses a\ i>e une perte considérable, et la garnison se rendit 3

lBriÜén lf-der Par'siens excitèrent Charles h entreprendre a siégé de 1 on toise [mai 1441 j. Il l’inveâfâl avec douze mille liomnas, eleva des bastilles qu’il tonifia de batteries. Talbot réussit ■ eux fois h jeter des provisions et des renforts dans la place. Le “uc a ) ork, qui avait été nommé de nouveau lieutenant du roi -iinva avec huit mille hommes, et offrit le combat b Chartes! ~7ls le "Marque français continua do respecter la valeur de ses J verniras ; il refusa de combattre sans un avantage manifeste «cofnten‘a d,°bservorles «,lés de l’Oise. Dans la* nuit, Sot e fausse attaque sur le pont do Beaumont, taudis que plus '■ eu mal quatre hommes passaient silencieusement la rivière

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dans m balzan do cuir, et en liraient plimiours antres après eux. Vn pont dç corde fut alors jeté en travers ; et avant qu’on so pu aperçu de rien, six eenls hommes s’étaient fortement retranchés sur la rive gauche. On fit une tentative infructueuse pour les déloger: Tannée française se dispersa, et Le duc renforça la garnison. Il retourna en Normandie, laissant deux ni iltê hommes de Tontlemi dans une des bastilles, qui était, trop bien fortifiée pour être attaquée impunément; et les sarcasmes des Parisiens obligèrent Charles h reprendre le siège. À la fin, les François s’emparèrent de l'église de Notre-Dame qui dominait les m mi [16 sept.]; et trois jours après (10 sept.], un assaut sanglant, mais couronné de succès, remit cotte place importante au pouvoir du monarque français * ,

7. Dans le cours des doux années suivantes, Charles réduisit plusieurs forteresses en Gulennc, tandis que les Anglais se répandaient dans la Picardie, le Maine et TÀnjou. Le pape exhorta ü plusieurs reprises les puissances rivales b mettre bas les armes; et fsahdlle , duchesse de Bourgogne ,' s Writ comme médiatrice également attachée aux deux partis [£î janvier t h 39] ; h la Trame par son mariage avec le duc Philippe, h T Angleterre comme descendant de Jean de Gand par sa mère, la reine de Portugal Ses efforts furent puissamment secondés par le cardinal Beaufori, qui , voyant que les ressources du pays et la patience du peuple étaient épuisées, se proclama l'avocat de la paix ; mais ils furent aussi vigoureuse ment contrecarrés par le due de (.«louée s ter, qui no voulut, pas souscrire h la honte de rendre aux ennemis cê que son frère avait conquis au prix do tant de trésors et de sang, h cardinal pouvait compter sur la majorité dans le conseil et datif le peuple ; mois il fut complètement entravé par T obstination du cabinet français, auquel la continuation de la guerre promettait de pins grands avantages qu’aucune paix que les ministres Mr glais osassent conclure. Aussi ces fréquentes tentatives de négo* dations ne servirent qu’h montrer le ton de supériorité que prenait une nation , cl a exciter de Tirri talion ol du découragemenl dans Tautrea. Maïs la querelle avec la Bourgogne, où aucun grand

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