‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 244 sur 327 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

Charles lui Lit don du comté de Salutongc et do la seigneurie de Boehéfort, que le roi d'Ecosse consentit à tenir de h couronne de France, Rengageant h envoyer le premier prince de son sang accomplir l'hommage accoutumé1 [noy.]. Ces traités alarmèrenL le gouvernement anglais. Le cardinal de Winchester obtint une entrevue personnelle, avec Jacques à Durham [février 1429] ; cl faut-il l'attribuer fiscs suggestions, ou h la difficulté dose pourvoir d nii nombre suffisant de navires, les auxiliaires stipulés no quittèrent poim r Ecosse*. Jacques glissa même quelques mois d’une paix définitive an lieu de la trêve existante, et dont le fondement "cntil le mariage de Henri avec une de ses filles. Le conseil se Ilia de profiter de celte insinuation ; et lord Scrope fut autorisé h négocier la paix « par voie de mariage et autres moyens légitimes et honorables ï> [24 janvier 1430] ; mais en même temps, soit orgueil, soit politique, il avait ordre de ne pas faire la proposition lui-même, mais de là soutirer adroilemeni des commissaires écossais. Il échoua [juillet]; fil son rapport au conseil m Angleterre et au roi en France, et retourna en Ecosse avec de nouveaux pouvoirs pour conclure la paix « a toutes conditions et de toute manière; » modification qui prouvait suffisamment à quel point le gouvernement anglais avait à cœur de rompre l'alliance üe Jacques avec Chartes, tant que ce prince serait en guerre avec I Angleterre3. Mais. le roi d'Ecosse resta fidèle à ses engagements envers la France ; ol tout ce que l'envoyé put faire, ce fui do renouveler la trêve pour cinq ans [iô déc ], avec la clause que tous les Ecossais qui s'embarqueraient pour aller ou secours des cmnenüs de Henri, pourraient être traités en ennemis eux-mêmes, sans aucune interruption de la bonne harmonie entre les deux Couronnes4.

La ministère français ne fin pas longtemps’sans rappeler au roi

] . Bu Tillct, ISS. Le muié tolivruu , dans ont» convention nouvelle U fut atfpuu* f|U iLpreB le x pulsion des Anglais de France, le roi ^Ecotbslv milieu de Itt eaJntoüçe et de Roehefbrt, reverrait, soit le duché de Berri , soîl le comte <t r-Treuüj pour les tenir aux mêmes termes. Ibid. 10 déc. 1 128.

& Hym. x, loi), 110. PeU R&Ot'àt, *107, 408.

a. Les mots du ns \a première commission sont : « Per medium sponsjiliorum «lyt? nmirinionlL ne fwr metliu qmeeumqtie «lia IfdUt et honeslu. » — Au lieu de S™* "flb 1>ûus lisons dans la seconde : «Per ü-uæcumque media quoque modo Jlo/, hvat. h, 265), 272,

4. Bym. et Art* of Cwn. iv, HM»7, ô;î, 7.1. Ibid. x> 4Bï-m Une clause cu- PJüiïifiîpljit de lu trêve lotîtes U s terres en Angleterre au sud du mont Saint- Michel dons le Cornwall et tonies les terres en Ecosse, au nord de la rivière de r yni entre Mo ray et Ross jusqu'à U mer Ibid. 484); eTesl-a dire, autant mte je fuis le comprendre, aucune terre. H 1

41m 1 J LSTOiR E D A^GLETEKK E.

d' Ecosse scs cngagemenU[ocl. 1433]; et pendant ce lomps-îàjS’B en faut croire les historiens écossais1, le lord Scrope offrait do în part de P Angleterre la cession h L Ecosse deBcrwiek, de tioxbuTgh, et des terres dispu tables, comme prix d’une paix et d’une atllanct perpétuelles. Cotte proposition divisa le parlement écossais. Bip! dant une discussion do deux jours, un parti soutint que le roi, par son traité antérieur avec la France, s'ôtait interdit d’éamter les offres de l'Angleterre; l'autre , qu'aucun prince ne pouvait consciencieusement s'obliger b suivie rimpulskm d'autrui on ma* tière de guerre et de paix, contrairement aux lois do l’Evangile et aux intérêts de son peuple. Ils se séparèrent sans arriver h un résultat ; et tas envoyés français et anglais manquèrent egalement iobjet de leur mission 2.

Deux ans plus lard, sir Robert ügle eut la présomption de passer la frontière et d'assister un lord écossais qui avait pris los armes contre le roi. Le comte d’Angus le délit h Piperdam Jacques , irrité de cette infraction h l’armistice , demanda réparation ; mais quoique Henri edi nommé des commissaires et écrft de sa propre main une lettre au roi d’Ecosse, le différend ne ftrt jamais accommodé K Soupçonnant son intention, le conseil ordonna qu une flotte do ceril quatre-vingt voiles croisât dans la mer d’Allemagne, et arrêtât la princesse d’Ecosse à son passage eu France [7 mars 1435]. Elle fut toutefois plus heureuse que son* père ne Lavait été en pareille circonstance; et, cri faisant le tou§ dn nord de L’Ecosse, elle évita l’escadre anglaise, ci alteigml k port de la Rochelle L Cette nouvelle insulte détermina Jacques a se venger avec répéo. 11 convoqua sous sa bannière tout Ecossais Agé d© seize a soixante ans; et, s’il en faut croire un écrivain dtt pays et du temps, plus de doux cent mille hommes le suivirent au siège do Iloxburgh », La forteresse fut préservée do sa chute par rinçons tance du ruï, qui an bout de quelques jours, à rapprochédu comte d© Nortiumbcrland , licencia son année et courut à

I , Majort yi, 13, Lesliû, 24Æ. BueliünT ia, ôu. Dmiïittiniid p, 30 i ttjouic un* oïïti' île mnrmgc avec une prijjuiessc ècosm,lzo\ XBîùs sur quel lu autorité, <fl l ignort1. tijurès l#ti comnüiutlûltt ctto’jî tiitp l nviifiÊ-JeniitTe note, cas tiüntj ne [lardihsciil pas tout à fuit lionuies dit» fonduuium : elles peuvent contenir quelque erreur quant à l'epoque eïactet ou quum nu uom du nèpr ciatéur, *

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