CHAPITRE HUITILUE, S'2i
vferlfi50]te Soit que P évêque eût cherché h détourner lîmlignaii on, soi! que ce fût une histoire inventée par les adversaires de Suffolk, ou prétend qu’il déclara avant sa mort que le favori était irn traître, qui avait vendu le Maine h l'ennemi, et s’élait vanté «lavoir autant d'influence dans le conseil de F rance que dans celui d* Angleterre, < bi jugea nécessaire que le duc (il venait d'être élevé a celle dignité) tînt compte de ce bruit, et dès que le parlement fui rouvert [22 janvier], se levant b sa place, il supplia le roi de se rappeler que son père était mort au service du pays à Harfleur, que son frère aîné avait été tué a la bataille d’Àzineourt, que son second et son troisième frère avaient péri h Jargeau, et que le plus jeune avait expiré en France, où il était en otage ; que luimpieétaU depuis trente ans chevalier delà Jarretière, qu’il avait passe trente-quatre ans sous les armes, eL que pendant une moisiéde ce temps i! n’avait jamais visité sa patrie : que depuis quinze ans il faisait partie du conseil du roi; qu’il était né en Angleterre; que son héritage et celui de ses enfants et de sa postérité ebuont situés dans ce pays. Etait-il donc possible, demanda- 1- il, que pour aucune promesse de h ennemi il devînt un Lrattro? « l'est pourquoi, » ajouta-t-il, «je supplie votre altesse, de la mamèrelaphish omble que je puis imaginer, que si quelqu'un m'accuse Jes faits dont le bruit a couru, ou de toute autre offense contre votre royale personne et votre royaume, il s'avance et me dise a eel égard ce qu’il voudra ; et qu’en votre présence, mon souverain seigneur, je puisse être entendu dans mes excuses et défenses raisonnables, qui, je l’espère, seront si explicites et si claires, que votre altesse et votre royaume seront contents de inui ; car Dieu sait que je suis ot serai eL aî toujours été fidèle fl vous, mon souverain seigneur, et à votre royaume* » À sa requête, ce discours fut inséré dans les rêles Mais, h celte époque, ses ennemis de la chambre basse formaient un parti puissant, qui était entièrement, quoique secrètement, guidé par les conseils du lord Cromv cil 3. Quatre jours ftpres que le duc eut si solennellement proteste de sou innocence janvier], une députation des communes demanda que, puisque d’après son propre aveu il était soupçonné de trahison, il lût immédiatement conduit à la Tour* Mais les lord*, après avoir cumudté les juges, répondirent qu’ils iv avaient pas le pouvoir