‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 257 sur 327 · chapitre uuruuiiË · texte numérisé non relu

chapitre uuruuiiË

Au jour marqué pour sa réponse, ü fut introduit dans la chambre des lords, et, tombant h genoux devant le roi, il protesta snlermellemeuf de son innocence [13 mars]. Au premier article, il répliqua qu'il était ridicule et impossible, et en appela à plusieurs des pairs présents, qui savaient que son intention était de marier son fils & la fille du comte de Warwick. Quant a la cession de i Anjou et du Maine, si c’était un crime, il n’en était pas plus responsable que les autres lords du conseil ou les autres pairs du parlement, puisque les premiers avaient autorisé et les seconds approuvé la mesure. Le reste des charges, prétendit-il, était frivole et vexa luire, ne reposant sur aucune autre preuve que les bruits répandus par ses ennemis, ou sur des actes du conseil qui émanaient de plusieurs de scs juges aussi bien que de lui-même, il ne tint pas compte du second acte d'accusation1.

Mais que Suflolk fût innocent ou coupable, il était clair que ses ennemis avaient soif de son sang; et les communes ne voulurent accorder aucun subside qu'on n'eût apaisé leur cri de vengeance. La politique de la cour dut donc aviser aux moyens do les satisfaire sans mettre sa vie en danger. Il fut appelé de nouveau devant le roi et les lords [17 mars], et le chancelier, faisant observer qu’il n’avait pas réclamé le privilège de la pairie, deuianda s’il avait quelque chose de plus h dire pour sa défense* 11 espérait, répliqua-t-il, avoir suffi sa minent établi son innocence : jl avait démontré que les charges qu’on lui imputait étaient fausses, et quelques-unes impossibles; il avait uië les faits, les dates, les lieux et les conversations; il répétait qu’il les ignorait comme « l'enfant qui est encore dans le sein de sa more, » et, en conséquence, il s’en remettait sans réserve à la volonté de son souverain. Le chancelier reprit sur-le-champ : « Monsieur, puisque vous ne vous réclamez pas de votre pairie pour le jugement, ü rDl m ymts tiendra ni coupable ni innocent des trahisons qui >mis ont été imputées ; mais relativement au second acte d’amijtoiïou, non comme juge conseillé par les lords, mais comme celui a autorité duquel vous vous ôtes volontairement soumis, il vous commando de quitter ce pays avant le 1" mai, et vous défend do jamais remettre le pied, d'ici à cinq ans, dans ses états, soit do ce royaume, soit outre-mer. » Immédiatement les lords protestérent> par la bouche du connétable, le vicomte Beaumont, que

Ü 11 ^ ^ rilüfiïon îi lu mort du duc de Giouccsiei', co irni montre z clair cnn; ut qu on n avril pas de preuve qu’il eût ôte mmm*

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col .soin otait celui du roi seul, et qu’il ne devait pas former un précédent qui les privât, eux ou leurs héritiers, du privilège lie la pairie. Bientôt après le parlement fut prorogé, pour sc réunir de nouveau, au bout d'un mois, dans la cité de Leicester K Pendant cette procédure. Vos prit public avait été dans une fermentation continuelle, et dès que la décision du roi fut publiée, les bruits les plus incroyables circulèrent , des libelles incendia ires furent affichés aux portes des églises, et la vie du duc fut un vertement menacée1 * 3 *. Deux mille personnes s’assemblèrent a Saint-Giles pour f arrêter h sa sortie de prison , ! 8 mars]; mai?, quoiqu’ils eussent surpris ses domestiques, F objet de leur haine eut le bonheur de s'échapper et se rendit sur ses domaines, dans Je comté de Suflfdîk^. Au jour fixé pour son départ [30 avril], il assembla les chevaliers et les écuyers des environs, et jura en leur présence qu’il était innocent dés crimes dont ses ennemi* ravalent accusé En môme temps, Il écrivit a son Ris une lettre extrêmement éloquente et affedueusc, dans laquelle il lui traçait des règles de conduite et lut recommandait, dans les termes les plus énergiques, ses devoirs do piété envers Dieu, de loyauté envers le roi, et d'obéissance à sa mère. Quiconque a lu cet écrit touchant aura peine à se persuader que fauteur ait pu être un sujet perfide ou un mauvais homind5. Il fit voile d’ïpswich avec deux petits bâtiments, eL envoya devant lui une pinasse s' informer s'il lui serait permis de débarquer dans le port de Calais. Mais la pinasse fut capturée par une escadre de vaisseaux de guerre [30 avril], et immédiatement lé Dtiralm de la Tour, un des plus grands vaisseaux de la marine, se porta sur les bâtiments du dite. Il reçut ordre de venir a bord 3 et fut accueilli sur te pont par ce salut significatif du capitaine : « Sois îo bienvenu, traître î >j II est probable qu’on envoya h terre un messager pour annoncer qu’il était pris et demander des instructions, car le duc

1. Pot. Part, v, IM, l&U Site roi fil prononcer celte sentence propN tuitotâtë T certaiut'iïii’iu tri ! e était illégiuë; nuiis dk puniU avoir Blé lu qiiénce d’un compromis lait entre les de uï pan U, W y rester dit que ce fut afwle conseil Lonmxl du pnrkmuiu p. LfïSft; et te continu atcur t ixiÿÉoir*1 ç Crm/land donne n ontendrr que les ennemis du SuffûlU avalant 1 ititoiiüo n ,se défaire de lui, avant qu'il ne qmtuk le rovciunio. insidias et posantes fl" tempus, p. âfëu.

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