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5, IL est publié dans les Lettres originales de it 331
GMAIHTU1 IJFITIÊM.
rûsla doux nuits sur le Nicolas , pend an l lesquelles il passa la plus grande partie de son temps h converser avec son confesseur. bvMi une longue lettré au roi, et subit un jugement dérisoire devant les matelots, qui In condamnèrent h mort* Le surlendemain matin [% mai], un petit bateau vint bord l\ bord, dans lequel étaient tin billot, une épée rouilles et un bourreau : on y descendit le duc, et r homme, lui ayant dit qu’il devait mourir comme un chevalier, lui abattit la tête au sixième coup* Ses restes furent déposés sur le sable, près de Douvtgs, et gardés par le shërifF do Kont jusqu’à ce que le roi eût ordonné de les remettre a sa veuve, pt les lit enterrer dans Féglise collégiale de Wicgfield, en Surfolk F
Le récit, qui précède prouve qu’il existait un parti qui avait juré la perte de cet infortuné seigneur* Sans être découragés du peu de succès de la poursuite' au parlement ni de Févasion de leur victime de SainMïîles, ils allèrent jusqu h expédier une troupe armée pour Fassassmer en mer. Mais quant aux chefs de ce parti, tout ce que nous savons, c’est que c’étaient des personnes de première considération dans Létal. Quelques écrivains ont attribué ce meurtre a Fambition déçue, qui ne pouvait digéicr FascendanL du favori dans les conseils de son souverain : tlautres à la politique dit dac d’York, qui jugea nécessaire d'éurter un ministre aussi fidèle avant de prendre ouvertement aucune mesure pour se placer sur le trône. Cette dernière hypoihèse a paru eonlir niée par le fait que plusieurs des seigneurs qui épousèrent ensuite ses intérêts vinrent au parlement de Leîcester accompagnés de centaines d’hommes armés2*
La nouvelle de cet événement tragique plongea le roi et la mt\e dans la plus profonde douleur* Au bout de quelques jours, le danger qui les menaçait eux-mêmes les arracha à leur chagrin. llest difficile do déterminer si les hommes qui avaient ôté ia vie à Suffplk contribuèrent à allumer l’incendie qui éclata, nu & 'l fut l'effet spontané de l’irritation de l’esprit public. Ou venait de recevoir la nouvelle de la défaite de sir Thomas Kyriel : dans plusieurs comtés, les communes menaçaient do se soulever eide reformer le gouvernement; et la population de Kent fut poussée
. hJAÜl. Wym'st. 4Ü0, 177. Crot/l. Coût. 5^5. Deux I dires., dans Foim, j, 38- *'1- Un observera qu'il y u beaucoup db.Trems dîm* les renjamucs de V éditeur sur ces lettres,
« Fc ijuuirii’w jotar de ce mob» le L'omte de Dcvonshire vint avec Trois vente hommes de bbarnt mine, et le Ictidcmâlii iiiy lurd de Warwicfc avec qimtrv tcuuiêt pluis, Leycuster, le vi mui, Lrltn» de Feitnt i„ nT W.
m HISTOIRE U'ANOLETERUE.
jusqu’à Fégaremenl par les bruits réitérés de la vengeance signaïoi3 que Henri avait résolu de tirer d’eux pour avoir fourni les vaisseaux qui avaient arrêté son ami [28 mai]. Celait une crise très-favorable aux vues des gens adroits et fourbes, et un aventurier irlandais, dont le nom réel était John Cade, mais qui avait pris celui de Mortimer, cousin du duc d’York, saisit ce moment pour déployer l’étendard de T insurrection, À la tête de vingt mille hommes, il marcha sur Blackhealh [17 juin]* Henri aussitôt congédia le parlement, et, rassemblant ses forces, s'avança vers Londres1. Beaucoup do messages s’échangèrent entre le roi et le faux Mortimer, qui [20 juin] exposa les désirs de ses adhérents dans deux écrits intitulés : « Plaintes des communes de Kent, » et « Requêtes du capitaine de la grande assemblée de Kent* » Il était dît dans les « Plaintes » que le roi se proposait de punir les habitants du Kent pour un meurtre dont ils n’étaient point coupables; qu’il donnait les revenus de la couronne, et prenait pour sou entretien les biens du peuple; qu'il excluait do son conseil les seigneurs de son propre sang, pour faire place l des hommes de basse condition qui opprimaient ses sujets; que les sherifis, sous-shériffs et collecteurs des taxes commuaient d’in tolérables concussions ; que, dans l’élection des chevaliers du sbire, le libre choix du peuple était paralysé par l'influence des lords, et qu’on avait introduit de nombreux délais et empêchements pour entraver la prompte administration de la justice* Leurs k Requêtes © demandaient que les parents du duc de Suffolk fussent bannis delà cour, et que les ducs d’York, d!Exetcr, de Buckingham et de Norfolk, ainsi que les comtes et les barons, fussent employés près de la personne du roi ; qu’on punît les traîtres qui avaient tramé la mort du duc de Gloucester, du saint père cardinal, du duc d'Exeler et du duc de Wanviek, et qui étaient cause de îa perte de la Normandie, de la Guienne, de l’Anjou et du Maine; enfin qu’on fit cesser toutes les concussions, et que les grands concussionnaires, Sleg, Cromer, Lisle et Habert Est, fussent traduits en justice2*
Henri avait lové de quinze à vingt mille hommes, avec lesquels il marcha pour détruire les insurgés ; mais Cade se retira avant l’arrivée du roi [23 juin], et fut poursuivi par un détachement de royalistes sous les ordres de sir Humphroy Stafford. A Sevenoaks il se retourna contre ceux qui le poursuivaient, les
t. W11L VVyrcfst. m, 470.
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