‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 27 sur 327 · Bnidy, m. App, rr · texte numérisé non relu

Bnidy, m. App, rr

2, Ibid. rC 2;l.

Himst. 651-655. Wm, WaU, SK. <ï!>, Hsràg. 10Ô, JlOu

iii ÜISTOIUG U'A^iLËXÊKRt.

Edouard n où t exercé sa rapacité que sur lus membresdu clergé, il aurnit peut-être pu continuer de mépriser leurs remonl rances; niais les aides qu'il levait annuellement sur les francs^ tenanciers, les tailles qu'il demandait si fréquemment aine cités cl aux: bourgs, et les droits additionnels qu’il extorquait aux commerçants, avaient excité un mécon Lentement général La laine et les cuirs étaient les deux grands articles de commerce ; l’ exportation u1 en était permise qu’aux négociants étrangers, et la loi la bornait ïi orne ports ou Angleterre et h trois ou Irlande, Au commencement de son règuej le droit sur chaque sac de laine avait été élevé h mi demi-marc ; mais les besoins du roi augmentaient ïucessàmnient ; et durant sa querelle avec le roi de b rance, il exigea cinq marcs par sac de laine fine, trois par sac de laine commune, et cinq par last de cuirs. Dans une occasion, il extorqua aux commerça nts un prêt de la valeur de toute la lainequ ilscxporlaienl ; dans deux autres circonstances, il saisit et vendit la laine et les cuirs a sou profit. Il étendit même ses mains rapaces srtt les produits du sol, et sur la subsistance de ses sujets; et pour approvisionner son armée en Guienne, il donna f ordre h chaque sliérilT de rassembler, au moyen d’une cotisation forcée des propriétaires fonciers de son comte, un certain nombre do bestiaux, et deux mille quarts (1 6,(KH) boisseaux ) de froment) . Cette réquisition était accompagnée d’une promesse de payement futur; mais la patience de la nation était épuisée. On commença a délibérer, et a faire dos préparatifs do résistance. Edouard avait assemble deux corps do troupe : avec l’un, il camp tait faire voile pour la Handiv ; Pa litre, il le destinait k renforcer l’armée do Guiênni* A Salisbury [SW février !, il donna le commandement de ce. dernier à Hdl) tm, comte de Hereford, connétable, et a Bigod, comté de Norfolk, maréchal d’Angleterre; maïs ces deux seigneurs refusèrent, alléguant que, par leur charge, ils n’ étaient tenus (pi a suivre la personne du roi. Edouard, dans un accès do fureur, s’adressant au maréchal, s’écria : « Par le ÎHeu éternel, sire comte, vous irez on vous serez pendu* » « Par lè Dieu éternel; sire roi , repa rt i t Bigod , je tv i va i n î ne s o ra i pe i id u ■ >? 1 1 e rG f° i à et Norfolk partirent immédiatement : ils furent suivis de trente harmoréts et de quinze cents chevaliers ; eL les ofilciers royaux, ifitiihidéS par leurs menaces, cessèrent de lever 1 approvisionnement. Edouard vil qu’il était nécessaire de dissimuler, cl il somma

1. K lijghl, S50I* Bim. v, 418. AV&ls. 09. îÉÈïttng. 110, 111.

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quelques- u us île ses tenanciers militaires, cl pi la lus autres do le rejoindre eu amies ïi Londres1.

Les deux comtes, do concert avec Yinchelsea, archevêque de Lanierbuiy, avaient dressé leur plan dë résistance aux exactions royal os. Au jour marqué, le con notable et John de Segrave, comme délégué du maréchal [Ihgod hû-même était retenu chez lui par une maladie), se présentèrent a la cour du roi; mais lorsqu'ils furent requis de remplir leurs devoirs respectifs-, ils refuser eut par écrit [8 juillet], se fondant sur ce qu'ils n'a v aient pas reçu une sommation légale, mais seulement une invitation générale. Edouard nomma un nouveau connétable et un nouveau maréchal ; et, pour diviser et affaiblir ses adversaires, il s'occupa d1 apaiser le clergé et d’émouvoir la commisération du peuple. 11 recul îo primai avec bouté [11 juillet], ordonna de lui rendre ses terres, et le nomma un des membres du conseil du prince Edouard, quhl avait établi régent. Du haut dhinc plate-forme devant rentrée de Westminster, accompagné de son IHs, do l'archevêque elducomle de VVarwick, il harangua ses sujets [IA juillet]. Il avoua que lés charges qu'il leur avait imposées étaient lourdes; mais il protesta qu’il ne lui avait pas été moins pénible de les imposer, qiéh eux de les supporter, La nécessité était sa seule excuse. Son but avait clé de se préserver, lui et ses hommes liges, de la cruauté et de la rapacité des Gallois, des Ecossais et des Français, qui non-seulement convoitaient sa couronne, mais aussi avalent soif dé leur sang. Eu pareil cas, il valait mieux sacrifier une partie que de perdre le tout, « Voyez, dil-il en concluait!, je vais m’exposer au danger pour vous. Si je reviens, recévez-moi encore, et je vous dédommagerai : si je péri§? voici mon lils ; motle/.-le sur le Irène, et sa recon naissance récompensera votre fidélité. » A ces mots, le roi fondit en larmes; r archevêque était également affecté ; la contagion gagna b multitude, et des acclamations de loyauté et d’ approbation persuadèrent h Edouard qu'il pouvait toujours compter sur l'obéissance de sou peuple, CelUi scène fui suivie d'ordres aux sliériffs [SI juillet'), qui tour prescrivaient de protéger le clergé contre toute injure, et de le maintenir dans la possession de ses terres 3.

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