Ibid. v? 1RS
CHAH l'H E NEUVIÈME, &&
sur l appui de ceux du nord. Le comte de Wanvick, impatient d'amener la question à son dénuuement, partit de Londres à îa tiu* d'une troupe do vétérans [7 mars 1461] ; peu de jours après ! H mars], Edouard le suivit avec le corps d'armée, el lors de son arrivée à l'oniefraet, quarante-neuf mille hommes s'étaient rangés sous sa bannière. Les préparatifs de la maison de Lancaster étaient également formidables. Le duc de Somerset, avec soixante mille hommes d’infanterie et de cavalerie, se tenait dans le voisinage d'York; et la reine, qui , avec son mari et son fils, avait consenti h rester dans la Cité, employait toute son adresse * confirmer dans leur loyauté et h animer leur courage. Les deux armées s’avancèrent vers Ferry bridge [28 mars]. Le lord F j iz walier, pour Edouard, s’était assuré du passage 1 ; mais ce seigneur fut surpris et tué par lord Clifford, qui, peu d’heures &pms, éprouva, au mémo endroit , une destinée semblable de la main do lord Folconberg, Le jour suivant [29 mars], entre lesvtktoges de Towton et de Saxton, se donna la bataille qui fixa la couronne sur ïo front d'Edouard. L'engagement commença à neuf fibres du matin par une neige épaisse : FopinïAtreLé des combattants le prolongea jusqu'à trois heures de l'après-midi. Alors Encastrions commencèrent h lâcher pied, lentement d'abord et en bon ordre; mais voyant que les eaux de la Cock leur coupaEnt îa retraite, ils s’abandonnèrent au désespoir, el tandis que les uns se plongeaient dans le torrent/ les autres s'offraient, sans ^stance, h l'épée de l'ennemi, Edouard avait défendu de faire quartier, et, comme la poursuite et le carnage durèrent toute la üuit et une grande partie du lendemain, il périt, dit-on , là moitié «^Encastrions. Le comte de Northumberland et six barons Loin* mm dans le combat : les comtes do I te von et do WilLshire «Ecut pris dans leur fuite et décapités. Les ducs de Somerset et xeter eurent le bonheur d’atteindre York, et conduisirent ®nri et sa famille aux fromières. La victoire fut décisive ; mais ^ c' coûta à la nation un déluge de sang. Indépendamment do teux qui périrent dans les eaux, un écrivain contemporain nous a^ure qng trente-huit mille hommes restèrent mv le champ de
^U)iî nesaitqud était ru lord Ptaltor. Monstrdel le fuit omfo de Wur~ ,tn‘il nw TCOmtCr lorî^iu t\ apprit 1a mort de FilsEwnItur, gV<cri;L : Je i nie Dieu 'il?, mn,}s ,îe Hul B£mt moHs ™ cette bîiatitle. Betm Sire Dieu, orei rotmi'nrv *oyrs m '“enfle smon à ioyt qui en ni ou créateur el mon Dieu : ai te VOti * Et lû^f cm tirant son Sapée, huim lu croix, al dit h scs
*lîfl>n VOfeo/ car je wrray et mourmy agjDüifrkiv
ârsîs!,a“,,,c«* **"“ p"”1" 11 - ***• «
m imvm e h AM m\ ke ,
bataille 1 ; et «gus né saurions nûsomialitemotit l'accuscr d’exa* gération , puisque Edouard lui- même, dans une lettre eonlidenlielle à sa mère, tout en cachant ses propres portes, l'informe q m les hérauts employés à compter les cadavres évaluaient dans lotir rapport les lancastriens seuls h vingt-huit mille2 3,
[te cette scène de carnage, le vainqueur marcha sur York, oii il entra le lendemain matin. L'évasion de Henri trompa ses errances; mais, pendant son séjour dans celle cité, il donna l’ordre d'exécuter plusieurs de ses prisonniers, et de substituer sur les murs leurs têtes h celles de son père et de son frère. D lork, il se rendit a Newcastle, recevant sur sa route l'hommage (te habitants, et surveillant les mouvements des fugitifs. Henri, pont acheter l'assistance des Ecossais, leur avait remis la ville do Ber* wick [25 avril., et, tandis qu avec une puissante armée ils entreprenaient la réduction de Carliste, il pénétra, avec quelques amis fidèles, dans le comté de Durham, Peu s’eu fallut qu'il ne fût pris par ses ennemis, bien supérieurs en nombre ; et Carliste N secouru par le lord Montagne, qui Uia six mille des assiégeant Edouard , qui avait déjà quitté te théâtre de la guerre [ltr juin et était, accouru à Londres , fut couronné ii Westminster aveçb solennité d'usage j 29 juin], et créa ses deux jeunes frères, Geüîgf et Richard , qui étaient revenus de leur asile en France, dumi Claronce et do Gloucestet h
Quand le parlement s'assembla à nov.j les deux chambré s’empressèrent de manifester leur al lâchement h leur nouvel souverain. Elles proclamèrent d'abord les trois derniers règne* une usurpation tyrannique, et déclarèrent que Henri avait éb légitimement saisi de la couronne et des revenus du royaume depuis te h mars dentier, de la mémo manière qu'en avait joui iUchÉÉfl U, h te fête de saint Mathieu , dans la vingHroisL^ année de son règne. À certaines exceptions près, les conccssicD' do Henri i\, V ot Vï furent révoquées; mais leurs actes ju^ ri aires fuient ratifiés, Gt les litres d’honneur qu'ils avaient référés furent reconnus L Puis suivit une longue et énorme ft# do condamnations, qui s'étendait h presque Unis ceux qui s’ état#