‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 277 sur 327 · CHAPITRE NEUVIÈME. àj>M · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME. àj>M

divisant T armée royale en trois corps , assiégea en même temps Iss trois forteresses, qui firent une brave et opiniâtre résistance1. Mti Bamborough et Dustanîmrgh se rendirent [3/i déc,], h conditton que le duc de Somerset, sir Ralph Percy et quelques autres, prêteraient serment de fidélité h Edouard, et recouvreraient leurs domaines el honneurs, et que lt comte de Pombroko, le lord Ross et Je reste des deux garnisons, seraient conduits sains et saufs en Ecosse 'L Àlnwick continuait de braver les assiégeants, et une armee de lança s tri en s s’avançait comme pour la secourir [5 janvier 1463]. Wanvirk rangea toutes ses forces pour les recevoir; mais le lord Htmgerford , fils de Brézé, et quelques chevaliers s'étant frayés un chemin jusqu'il leurs amis dans une sortie, Tarmée de Marguerite se retira , el la garnison , abandonnée de ses chefs, capitula, Edouard fut satisfait de la conduite de Somerset et de Percy en cette occasion, 11 révoqua leur condamnation du consentement du parlement, leur rendit leurs terres, aoeordo une pension à Somerset, et rétablit Percy dans la possession de Rainborough et do Dunslanburgbu Mais Àlrnuck fut donnée h sir John Ashley, an grand déplaisir de sir Ralph Orçy, partisan des yorki$r.es, qui l’avait jadis conquise pour Edouard, et sVttendait « la posséder encore 3,

L ardeur et l'activité de Marguerite l’exposèrent, durant cette campagne d’hiver, h des privations et des dangers nombreux. On dit qu’un jour qu’elle traversait secrètement & cheval, avec sou fils el le sénéchal, un canton sauvage et montagneux, ils furent surpris par une troupe de bandits qui les dépouilla de leur argent, de leurs joyaux et dé tout ce qu’ils avaient de quelque valeur. 11 est probable que la reine leur cacha sa qualité, autrement des captifs aussi distingués eussent été gardés avec plus de soin. Les brigands se querellèrent pour le partage du butin ; des menaces furent proférées, et des épées tirées ; et alors Marguerite, profilant de l'occasion, saisit son fils par le bras, et s’enfonça dans le plus épais du bois. Elle n'était pas bien loin lorsqu’un autre voleur fit son apparition. La reine, avec T intrépidité du désespoir, marcha h sa rencontre, et prenant le jeune Edouard parla main, «A rni, » dit-elle, *t je confie h votre loyauté le fils de votre roi, »

h Tüb. 4Ü3+ Fcnii, I, S73-m Stow. 41 U.

i J” ba raison de cette differente était nue le roi n’avnit pas le pouvoir de rendre ^terres du dérmçriiarce qu’elles rmueiit été donnée* à se» amis. CTest ainsi fltte je comprends Wjrcoâter, 495.

a‘ Wyrcea* 4&4-m. Rot, "Pari, v, 511.

Ca discours éveilla la générosité du voleur. Il les prit tous deux sous sa protection, et les conduisit au quartier des lancaslriens h Henri, pour plus de sûreté, avait été emmené au château do Hardlongh dans le M eri on eth sbire, commandé par David ap Jevun op Eynion, qui, en dépit de plusieurs condamnations, refusait de se soumettre b Edouard La reine, accompagnée du duc d Ere ter, de Brézé et de deux cents exilés, fit voile pour Sluys en Flandre [avril], et fut refile avec une bonté réelle par le comte de Charelais, et avec des marques extérieures de distinction par le due de Bourgogne, père du comte. Ce prince refusa d écouter ses sollicitations en faveur de son époux ; mais il lui donna un secours d'argent pour ses dépenses actuelles, et la fit conduire en sûreté jusqu'au duché de Bar eu Lorraine, qui appartenait a son père. Elle y fixa sa résidence, épiant avec anxiété le cours des événements, et consolant ses chagrins par l'espérance de replacer son mari ou son fils sur le trône d'Angleterre 3.

Quoique, par ta conclusion d’un armistice avec la France et d’un autre avec la Bourgogne, Edouard leur eût ôté tout espoir d'assistance étrangère*, les lança si riens résolurent de tenter encore la fortune des armes. Henri fut invité à se mettre a la tête d’une troupe d’exilés çt d'Ecossais ; Somerset, malgré sa soumission, accourut de son pays, par les Galles et le Lan cash ire, pour rejoindre ses anciens amis ; Bercy assembla tous les partisans do sa famille; et le ressentiment poussa Groy à snprctniro le château d’Àlnwiçk, et à l’occuper contre Edouard. Mais leurs desseins furent déconcertés par la célérité do Nevllle, lord Montagne, gardien des Marches de l’est. Il délit et tua Bercy h Hedgiey-moor, près de Wooler [25 avril I Wij :,7 et s’avança avec quatre mille hommes pour surprendre Somerset dans son camp sur les rives delà Dilsvatcr, près de Hoxham. Cet infortuné seigneur, dont les forces ne dépassaient pas cinq cents hommes, chercha sou salut dans la fuite, mais il fut pris, décapité le môme jour, et enterré dans l'abbaye. Trois jours après, lesiords lions et Uungcr-

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