‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 291 sur 327 · CHAPITRE NEUVIÈME- 5S · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME- 5S

l’élise ; mais un prêtre, l’hostie on main, courut à la porto et refusa d’en quitter le seuil jusqu’à ce que le roi eût donné a regret la promesse d’épargner la vie dotons ceux qui s’étalent réfugiés dans Ton ceinte. La promesse fut observée pondant deux jours : le troisième [6 mai], un corps d’hommes armés s’élança dans l’église, se saisit du due de Somerset, du lord de Saint-John’ s, de six chevaliers et do sept écuyers, les traîna devant les ducs do tiloucester et de Norfolk, et, sur leur ordre, abattît la tête des victimes h

Tl ne resla it qu’une personne dont V existence pût donner do l’inquiétude h Édouard, Tant que te fils vivait pour réclamer la couronne de son père, le sang de Henri ne valait pas la peine d’être versé; mais h présent que le jeune prince n’était plus, faire disparaître le vieux roi, c’était ôter la dernière tentation b ses adhérents, dont rattachement pour leur ancien souverain paraissait croîtru en proportion du déclin de sa fortune. 11 ne s’était écoulé qu’une semaine depuis la bataille de Tewksbury, lorsque le bâtard de Falconberg, qui avait été vice-amiral de W nnv içk , et qui co m m a n d a ï t une flotte d’avent une rs , fi t une tentative hardie pour délivrer de la Tour le royal prisonnier [12 mat]. Débarquante Black wall, et appelant a son aide les communes de l’Essex et dit Kent, il marcha b Bal laque de la cité, brûla Bishopsgate, et s’empara même d'Aldgnte; mais apres une lutte longue et sanglante, il fut repoussé jusqu’à Stratford* Cependant il persévéra ; il somma ses troupes de le rejoindre de nouveau b Bkckheath [17 mai], et tout était disposé pour un second assaut, lorsque l'approche d’Edouard avec une armée victorieuse l’avertit de regagner ses vaisseaux. 11 est probable que cette hardie mais infructueuse tentative scella le destin de 1 infortuné captif. Le mardi [21 mai], dans l'après-midi, le vainqueur fil son entrée triomphale h Londres; le lendemain, vers la même heure, le cadavre de Heurt fut exposé dans Saint-Paul. Pour salisfoire les gens crédules, on rapporta T comme on pavait autrefois dit de Hicharà) qu’il était mort de chagrin. Mais si Edouard pouvait fermer la bouche h ses sujets, il ne pouvait rien sur leurs pensées ni sur leurs plumes*; et les écrivains qui vécurent sous la

h Ul CoiL ji, sas.

if- b e&l question do la mort de Henri dans tiens écrivains contemporains., * tuUtpritin de Üroyland, et celui ijui narre La manière dont Edouard recouvra couronna (HtiW. Mas. MO), ions daot au- samec d’Edonard, Vun étant doo- Pür en droit canon et membre île mn oomteU , l'autre une personne qui avait

dynastie suivante, non -seulement proclament le meurtre, mais attribuent ce forfait aux avis, sinon au poignard du plus jeune des frères du roi, Richard, duc do Gloucester L Do Saint-Paul, le corps do Henri fut transporté par eau a Chertsey , pour tire enterré, sous une escorte do soldats appartenant a ïa garnison de Calais a Les amis delà maL*on de Lancaster vénéreront le monarque défunt comme un martyr. Le bruit courut bientôt qu il s’élail opéré des miracles sur sa tombe, et Richard M L, redoutant F impression que ce bruit pourrait faire sur l'esprit public, fil porter ses os de Chertsey h Windsor. Henri Vil les plaça ou eut !' intention de les placer dans les tombeaux de ses ancêtres, a F abbaye de Westminster^.

Avant de continuer le règne d' Edouard, il uo sera peu L'être pas hors de propos de tracer rhistoire des partisans encore vivants de Henri. — 1 . Marguerite fut enfermée d'abord h la Tour, puis h Windsor, cl enfin b AVailingford, avec une allocation do cinq

vu me grande panai de ce qu'elle ni: an ce, « et qui *wshtv le ceux qui étaient présente. Or le premier emploie liûn-soulement prouvent sa conviction que Henri fut assassine , *°jêa | scmbJ ilormer k entendre que ce meurtre fui ordonne, sinon commis par un des frLrti' pamui deus, et spailnm pœmténtiæ ei donei, qnicunique mm .siuTÜe^ muu^ in Christum lUnniiH misas est îmnüuere 3 unde et agenfl Llum Sumtiir.’ OmCtoyL ce qu'avaient dit les amis d’Edouard ; bat Henri laneoUé. ■■ Mais ce qui lui dte du crédit, c est qu il parait dg**.? autres supprimé nu déduise des faite qui enmpromeUaient jravemei ^ rept ation û son pruron, partie u lie rement k parjure d'Edouard aAorb et t oKsussimit prince après la bataille de Teirksbury.

1. M. Lump , dans sa dissertation fc la fin de U Hi s faire entreprend d'absoudre Richard du meurtre de Henri, en donnanl pour rausür qu’il ne mourut pua u l’épà^ie au'on iteagne, mais beaucoup plus tfird ^ preuve vhi nue, rmnme Maloiic le fait observer {àb^kapeave, xi, M, * U PPfrJ h premieU iStkn des comptes publics alloues & feduquier pour tien îk Henri VI et de ses nombreux serviteurs dans la Tour, uiTtni lü Uiin vln^t-denï îours apres 1 époque assignée pour son prétendu

iStoïïiS S & q«oU ofe dm*

a 14» et wm.4 lfllt j» £jSK *«£

les deux en rapt es suivants, qui, bien qu alloues le -1 pnn, se rapport penses de septembre el d'octobre de 1471. Voyea-les dans Hym. «, HS, U4.

tf. V'oye^ les Pdt Mceordx, 105, 496-

3, Boni.»* Ejrm. xiii, lü3. Le pape Jules dans «on bref dit de la Henri 3 rtnk diem facto, utcradltur, æ mu tarirai. debuuiu n utilité lt

do U translation de son corps, qu elle fut bute par les memes ducü, i^noratur. Ibid. Mais Henri VI I donne la raison mentionnée clr^ess» Wilk. Conc, tu, 053.

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