‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 290 sur 327 · CHAPITRE ttEUVTÈâlE. m · texte numérisé non relu

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cacher dans an bois; son frère Montague périt aussi, soit qu’il se fût ollerl. bravement au glaive des ennemis, soit qu’en prenant la livrée d’Edouard il eût excité le ressentiment de son propre parti. Le duc d’Exelcr fut laissé pour mort; usais, dans la soirée, ses serviteurs le trouvèrent respirant encore, et \c transportèrent au sanctuaire de Westminster, De tous les chefs lanças Irions, il n’eu échappa que deux , le duc de Somerset et le comte if Oxford , qui rejoignirent le comte de Pcmbrukc dans les Galles, et continuèrent de braver la puissance des yorkistes. Edouard avait perdu les lords Cromwell, et $ay. et le fils du lord Bernera1. Beaucoup d’écrivains portent le nombre des morts h plusieurs milliers; un des Paston, qui était h cet engagement, le réduit à mille ou ouzo cents a. Pour Edouard, la mort de Wanvirk était plus importante qu’aucune victoire. Ce seigneur, par une longue suite de succès, avait acquis le surnom de faiseur de rois, et le vulgaire superstitieux croyait que la cause qu’il soutenait devait finir par triompher. Son corps et celui de son frère Montagne furent publiquement exposés [15 avril] pendant trois jours dans l’église de Saint- Paul, puis déposés parmi les cendres de leurs pères dans l’abbaye dôBilsam. Edouard entra en triomphe dans la ville, lit reconduire l'infortuné Henri a sa cellule de la four, et reprit l’exercice de l’autorité souveraine :t. Mais il nr lui fut pas longtemps permis do se livrer au repos ou aux plaisirs. El avait combattu h Harptle dimanche; le vendredi, il fut rappelé sur le champ do bataille [19 avril]. Lu reine Marguerite T que le mauvais temps avait retenue plusieurs semaines sur la côte de France, s'était enfin embarquée à Harlïeur; mais ses espérances furent de nouveau trompées par la violence du veut, et trois semaines s’écoulèrent avant qu’elle abordât avec un corps d’auxiliaires français h Weyroouth. C’était le jour même de la bataille de Barnet. Elle était h peine remise de îa fatigue du voyage , qu’un messager arriva avec la fatale nouvelle. Tout son espoir fui aussitôt détruit; elle s’évanouit de désespoir, et , dès qu’elle revint a elle-même , elle courut avec son fils au sanctuaire de Beaulieu. Mais les lords lanças triens qui restaient toujours fidèles h la cause rengagèrent à quitter son asile , la conduisirent b Bath , et levèrent un corps

1. Ccr»f. Croÿî. 555. Lel, Coll. 504, 50o. H mil, 31V f 5JI£j. Fab. 504.

S. Ftmn, u, 64. Fubyan dit 1500.

a. Eabi fiO t. Henri avait été pris par sir Thomas Talhot, h qui, ainsi qu'a scs heritiers mâles, fut accordée nue ponsiem du lü I. sur les ruveuus du duché do Lancaster. Transeriptfor New Rtftn. TEL

m histoire o angletekre*

considérable de troupes pour combattre sous sa bannière* Si celle année eût pu joindre celle du comte de Pombroko en Gûllas, la couronne eût peut-être été replacée sur la te Le de Henri.. IVÎàis les citoyens de Gloucestor avaient fortifié le peut sur ia Sc\em, et quand elle atteignit leivksbury [4 mai] » Edouard était déjà tout près avec une armée plus nombreuse. Les lanças biens, postés derrière de hauts retranchements, repoussèrent sans peine les assaillants, et le duc de Somerset, enflé de ce succès momentané, fit une sorbe pour inquiéter leur retraite. Mais un petit nombre d’hommes suivirent leur vaillant général : le reste fui rclenu par la trahison ou la timidité du lord Weaflock. Les yorkistes se retournèrent contre ceux qui les poursuivaient, les repoussèrent jusqu'au pied des retranchements , et les passèrent pour la plupart au lil de répée. Le découragement al l1 épouvante se répandirent alors dans les rangs des kneastriens ; le reinparl ne fui que faiblement défendu; d'abord la bannière du duc de Gloucester, bientôt celle d’Edouard, flottèrent au milieu du camp, et Somerset au désespoir, lançant son cheval sur lord Wenloek, lui fil d’un coup jaillir la cervelle. La reine et sou dis fur ent faite prisonniers dans leur tentative d'évasion. La première fut réservée pour orner le triomphe du vainqueur ] le dernier fut conduit à Edouard, et interrogé sur ce qu'il était venu faire en Angleterre, répondit hardiment, mais ingénument : «Défendre la couronne de mou père et mon héritage. » Leroi eut, dit-on, la barbarie de frapper de son gantelet le jeune prince au visage ■ Ciarence et Gloueester, ou peut-être Us chevaliers de leur suite, le tuèrent de leurs épées K

Il est probable que beaucoup de chefs lancastrieus auraient p trouver leur salut dans la fuite, s’ils eussent pas cherché un asile dans l'église. Tant qu'ils avaient été triomphants, ils avaient toujours respecté le droit du sanctuaire : et on nourrissait l'espoir que la reconnaissance du salut de sa femme, de ses enfants ot de deux mille de ses partisans, empêcherait Edouard de violer an privilège auquel il devait tant Mais l'assassinat du jeune prince f avait mis ou goût de sang. L'épée nue, il essaya d'entrer dans

1. L'ont. Crûuh 35l>. ïloÜiisted, 1340. Stnw, -UÎ4. Fàb. .305. U peut J arcL* de» GXWèrutiam diins les récits vulgaires de bfflgg du prirn^: mais ne gj aucune bonne raison de contester lu narration de StoW : « H le frappa a U uveç son gantelet » et après, ses scrvftoara le tuèrent* ;îstowT ibid.iEUt pa# contredite pur les écrivains qui disent que le prince périt «dans la nu sur !r champ de bataille; elk est confirmée par ceux qui dÿtnt qu il wt Tins et en suite tue : < fut prb fuyant vers la ville T et tue sur le champ de » nulle. HarL Msn. 313.

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