‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 298 sur 327 · CHAPITRE NEUVIÈME- m · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME- m

conseil gardait le plus obstiné silence. Sa femme, après la naissance de leur troisième enfant , tomba dans un état de débilité qui an bout de deux mois la mit au tombeau [22 déc.] ; et Ankarel Twynhyo, Tune de ses femmes, fut jugée, condamnée et exécutée, comme coupable d'avoir administré du poison à la dm chesse1 [5 janvier 1477]. II advint que, vers la môme époque, le duc de Bourgogne périt au siège de Nancy, et ses immenses possessions échurent à Marie, son unique fille et héritière, Clarence la demanda eu mariage ; sa recherche fut secondée de toute Finfluence de sa sœur, belle-mère do Marie, et on pense qu’il eût réussi sans l'opposition décidée d'Edouard. Le roi se méfiait trop de Tambition d'un frère qui pourrait employer la puissance de la Bourgogne à conquérir la couronne d'Angleterre, et il craignait trop d'encourir Finirai Lié de Louis, qui déjà s'éiatt emparé d’une portion considérable de T héritage de Marie, De ce moment tes deux frères se considérèrent comme ennemis, et conservèrent à peine dans leurs relations tes formes extérieures du décorum. Tandis qu'ils élaienL ainsi irrités Fun contre lte u Ire, soil l'effet du hasard, soit un acheminement à la porte de Clarence, Staeey, un de ses serviteurs, fut accusé de pratiquer Fart de la magie, et de faire fondre certaines images de plomb pour hâter la mort du lord Beauchamp. Mis à la torture, il nomma comme sou complice Thomas Burdett, gentilhomme de la maison du duc. Ils furent traduits ensemble devant tes juges et lu plupart dos pairs temporels, furent accusés d'avoir dressé tes horoscopes du roi et du pdnee, et fait courir certains vers et ballades d’une tendance séditieuse, et, après un court procès, ils furent condamnés et exécutés, Sur l'échafaud, ils protesteront tons deux contre leur arrêt; Garance se déclara immédiatement te champion de leur innocence, et 1e lendemain te docteur Godard, théologien éminent, fut introduit par lui dans la chambre du conseil pour déposer teins déclarations do mort. Quand ces particularités, exagérées peut-être par d'officieux amis , eurent été communiquées h Edouard, il accourut de W indsor h Londres, fit venir te duc, lui reprocha d' insulter a F administra lion de la justice, et, en présence du maire et des shériffs, l'envoya à la Tour2.

En parlement fut alors convoqué, et F in for tu né Clarence pend à la barre de la chambre des lords sous l’accusation de haute

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