‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 297 sur 327 · L'uni. ty, 8. vx, £. v · texte numérisé non relu

L'uni. ty, 8. vx, £. v

m HISTOIRE D'ANGLETERRE.

Mat? si Edouard était satisfait, Farinée et Le peuple ne cachèrent pas leur désappointement. Dans Fune, beaucoup do gens accusèrent l’avarice du roi et menacèrent de la vengeance publique les conseillers qui s'étaient laissés corrompre par Louis; mais ils furent soigneusement surveillés et sévèrement punis de Pim prudence de leur langage. D’autres, dès que l’année fut licenciée, formèrent des associations, extorquèrent de F argent de vive force, ot jetèrent plusieurs comtés dans la confusion par des vols et des meurtres réitérés. Pour réprimer ces désordres. Le roi ordonna de veiller ïi La stricte exécution des lois, accompagna les juges dans leurs tournées, et refusa inexorablement de faire grûcu h aucun coupable, quels que fussent son rang ou ses services. Mais le mécontentement du peuple était k source de plus vives inquiétudes. Il était évident qu’il ne lui manquait qu’un chef pour diriger ses efforts, et que rimposLlïon de nouvelles taxes le pousserait infailliblement ii l'insurrection . Ce devint donc le grand objet delà politique du roi de pourvoir aux dépenses de sa maison et du gouvernement sans ajouter aux charges du peuple. Dans celte vue, il ordonna aux officiers des douanes d'exiger rigoureusement les droits; il extorqua de fréquents dixièmes du clergé, leva de grosses sommes pour la restitution du temporel des abbayes et évêchés, reprit la plupart des concessions récemment kilos par la couronne, et força les tenanciers qui avaient omis quelqu’une des nombreuses minuties des tenures féodales de composer par de fortes amendes pour les rentes qu’ils avaient reçues jusqu’ici. 11 ne dédaigna pas non plus les secours qu il pouvait tirer des entreprises commerciales. Les vaisseaux d Ldouard étaient chargés tous les ans d’étain, de laine ei de toile, et les marchandises du roi d’Angleterre étaient publiquement exposées en vente dans les ports d’Italie et de Grèce. En peu de temps il devint riche : quoique des individus eussent b se plaindre, la nation était satisfaite, ot on s'attacha insensiblement a un prince qui savait maintenir la splendeur du trône sans faire d appel général a la bourse de ses sujets L

Avant peu, toutefois, un événement vint empoisonner Le reste des jours du roi* Bon frère Clarence avait été privé de plusieurs domaines par l’acte de reprise, et il paraît qu’il considérait celle perte comme une agression injustiüable. Il se retira de ta cour * il m consentait que rarement h manger h k table du roi, cl au

| . Nous sommes redevables de fies intéressants détails à 1 hinlürieu de Croj’ tiindj pi 650.

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