‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 301 sur 327 · CHAPITRE NEUVIÈME, ÜI · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME, ÜI

château d’Edimbourg, îe menaçant d'un emprisonnement perpétuel s il n’accordaiL un plein pardon aux meurtriers de ses amis1.

La nouvelle de celle révolution extraordinaire parvint promptement k T armée qui était devant Bonvick ; et Albany et Gloucester, avec seize mille hommes, se hâtèrent de marcher sur Edimbourg. Cette capitale les reçut eu amis; et tout le monde s'attendait h voir le sceptre de F Ecosse passer des faibles mains de Jacques dans celles plus fer mes de son frère, quand, au grand étonnement des deux nations, Albany signa une convention avec deux pairs et doux prélats écossais, par laquelle ils Rengageaient, lui h se comporter en sujet fidèle, eux, b lui obtenir un pardon sans réserve, et ta restitution de ses domaines et honneurs. Il fut stipulé toutefois [% août] que pour satisfaire le roi d1 Angleterre un lui remettrait le château de Berwick, et. que le prévôt et les marchands d'Edimbourg donneraient sûreté pour. le remboursement do toutes les sommes avancées sur la dot de Cécile, k moins qu' Edouard ne consentît h laisser subsister Faucien contrat. Mais le roi demanda Forgent qui fut fidèlement remboursé. Albany prit de force le château d'Edimbourg et délivra sou frère. Afin de prouver leur réconciliation, ils se rendirent tous deux a Holyrood-house sur un seul cheval, et couchèrent dans le môme lit. Cependant l’esprit inquiet du due ri 'était point satisfait. Il renouvela ses négociations avec Edouard ; ses desseins perfides ayant été découverts, ils s'enfuit de nouveau en France et fut enfin condamné par un acte du parlement écossais - [Il février 1483].

L’attente d'Edouard fut encore cruellement déçue h l'occasion du mariage projeté de sa fille Elisabeth avec le dauphin de France. Quand elle eut atteint sa douzième année, on espérait que Louis, conformément h son engagement, enverrait chercher la princesse et lui assignerait la pension stipulée de soixante mille francs. Quatre années se passèrent, et elle restait en Angleterre. On fit des remontrances , mais Louis donnait toujours quelque réponse plausible* Le parlement avertît le roi des artifices de la cour de France ; mais il refusa de suspecter la sincérité de son hou frère* Un événement imprévu lui ouvrit les yeux. La princesse Marie de Bourgogne, qui avait donné k son mari Maxim i-

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