‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 305 sur 327 · CHAPITRE DixiLiËÉ, gra · texte numérisé non relu

CHAPITRE DixiLiËÉ, gra

d’acquiescer avec Joie à la demanda, Elle appela son fils, lui donna à la Mteiin dernier baiser et, se dëumrnamt, elle fondît en larmes. T/innoceute victime fut conduite en grande pompe à la Tour : eî tandis que la mère s'abandonnait aux sombres pressentirtfénts de son cœur, .fat fils jouissaient du bonheur d’être réunis, soupçonnant peu la fourberie el la cruauté de leur oncle dénaturé l.

Les paysans du protecteur s?occupèrenl alors k faire courir les bruits les plus étranges et les plus incroyables. Les uns faisaient revivre le conte inventé primitivement par Glarence, que le feu roi, quoique réputé fils du duc dTorie, était en réalité le Fruit d’un commerce adultère entre sa mère Cécile et un chevalier au service de son mari. Les autres, en plus grand nombre, affectaient de jeter des doutes sur la validité de son mariage avec Eli* sobeth, et par conséquent -sur la légitimité dés enfants qu’il en avait eus. Pour aider à ces impressions, le protecteur joua un nouveau rôle, celui de défenseur et de vengeur de la morale publique. Parmi les femmes mariées qui étaient connues pour avoir cédé aux désirs coupables d’Edouard, était Jane, femme de Sliore, jeune et opulent citoyen, Dos que sa séduction était devenue publique, elle avait été abandonnée par son mari ; et malgré l'incons Lan ce de son amant, elle avait réussi à conserver la principale place dans l'affection du roi jusqu’à ce qu’il mourût. Cette femme, dont le mari n'était plus, fut celle que Richard choisit pour faire un exemple. H s’appropria fort sagement son argenterie et ses bijoux, dont la valeur était de trois mille marcs [1 S juin], et il la livra elle-même à la Cour ecclésiastique pour être punie conformément aux canons. En camisole, les pieds nus, un cierge allumé à la main et précédée de la croix. Shore fut forcée de parcourir les rues de la capitale, qui étaient garnies d’un immense concours de peuple 2, 11 est évident que sa pénitence ne pouvait porter atteinte au titre des enfants d’Edouard; mais elle servait à appeler T attention du public sur In conduite dissolue de ce monarque, et h préparer les esprits à ta scène merveilleuse qu'on allait représenter.

En ce momentj les hommes du feu lord Mastings el un corps

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