CHAPITRE DIXIÈME. ti(î
Riais sa méfiance fui endormie par lord Ilastings, qui assurait s'tHre ménagé les services d'un agent de confiance qui rinslruisait des desseins les plus secrets de Gloucester. La suite permet de croire que cet agent de confiance le trompait et le trahissait, Un convoqua quarante-huit lords et gentilshommes, a l'effet de rçco voir la chevalerie avant le couronnement du jeune roi, mesure imaginée par le protecteur pour les leurrer; car trois jours après, il expédia l’ordre h ses troupes dans le nord de venir on iGute Mte h Londres le protéger contre les sanglants projets de la reine et de scs jiarenis; et peu après, entrant il la Tour dans la chambre du conseil, il resta à1 abord debout en silence, fronçant les sourcils; puis en réponse à une remarque de lord Hasüngs, il I appela traître, et frappa ia table du poing. Une voix à la porte s'écria « trahison, » et une troupe de bandits s'élançant dans la salle, arrêta Mas linge, Stanley et les deux prélats d'York et d'Ely . Les trois derniers furent conduits dans des prisons séparées ; Haslings fut averti de se préparer h son exécution immédiate. Ce fut en vain qu’il en demanda la cause. L'ordre du protecteur n'admettait aucun delai ; ïe premier prêtre qui se présenta reçut sa confession; et une pièce de charpente qui se trouvait par hasard sur la pelouses h la porte de la chapelle, servit de billot pour le décapiter 1 13 juin]. Dans l'après-midi on publia une proclamation, annonçant que Ilaslings et scs amis avaient comploté de mettre h mort les ducs do Gloucester et de Buckingham, qui n'avaient échappé que par miracle au piège qui leur était tendu L
Le même jour (et il faut faire attention à la date), RatclilTe, un des partisans les plus hardis du protecteur, h la tête d’une troupe nombreuse d'hommes armés, entra dans le château de Pontefract, et se rendit maître de lord Grey, désir Thomas Vaughau et de sir Richard Ilawse, On annonça aux spectateurs qu'ils étaient coupables de trahison; mais on n'observa aucune forme judiciaire; et les têtes des victimes furent abattues en présence de la multitude^ Deux jours après [15 juin], une lettre du duc fut remise
E Cûnl. Croÿl, ûfifl, More, 6St, 54t Polydor, KM.
‘J.Cont. CroijL 5Ô7. More afGrme k plusieurs reprises nue ees lieu lu même jour que celui de brd Ha&linp, Cela peut être vrai
nwwLres eurent des autres, mois
" uywjJUK ^luimui l'ujbul avec 1’ appréhensi (tu du sort qui l’aUemtaît.
omis sans en avoir une connaissance certaine- S’il meurt au Mb de la Trent il nruoime que son corps soit enterré devant Notre-Dame de Pewr a ertte du coltéVe
G! 3 HISTOllfcE tï'ANGUvTEKUlL
par Ratcliffe au mairo et aux citoyens d’York, pour les informer des desseins perfides imputés n Elisabeth et aux Wy de vile ; et quatre jours plus tard [19], on publia dans les comtés du m>Td des proclamations commandant h tous hommes « de se lever et de venir a Londres sous les ordres du comte de Northumberland et du lord Neviile, pour aider h soumettre, corriger et punir la reine, son sang et ses autres adhérents, qui avaient l'intention d'assassiner et de détruire le protecteur et son cousin le due de Buckingham, et le vieux sang royal du royaume L »
Les habitants de Londres n’étaient pas&heorô instruits de ce qui se passait dans le nord ; mais le meurtre de Haslings et rarrestatîou de Stanley el des deux prélats avaient délivré Richard de toute appréhension de la part de ceux qui étaient le plus attachés à la famille du feu roi. De ses deux, fils, Balné était détenu h la Tour; le cadet était encore au sanctuaire sous les yeux d'Elisabeth, Le protecteur résolut de Lavoir aussi h sa disposition ; et avant que la terreur causée parla dernière exécution s'atTaîbllt, il se rendit b Westminster dans sa barge, accompagné de plusieurs seigneurs et prélats, et suivi d'un corps nombreux d'hommes armés [16 juin]. \\ n'y a pas de doute qu'il comptait employer la force, si la force devenait nécessaire; mais il se détermina h essayer d'abord l1 influence de la persuasion, et ordonna îi une dépu ta lion de tords, le cardinal de Ganturbery b leur tête, d’entrer et de demander le jeune prince h sa mère. Les arguments ingénieux que sir Thomas More a attribués au prélat, et. les réponses touchantes qu'il a mises dans lu bouche de la reine, sont probablement de Tin ven Lion de cet écrivain* : une meilleure autorité nous assure qir Elisabeth, convaincue de V inutilité de la résistance, feignit
de SsiineSifcpÎMm à Westminster : autrement q m son cœur y soit porté et enterré. Mais u Ici fin du testament, Immédiate ment après les murs de» le motus* on rencontre ce pacage touchant Ci significatif : Mu volante esu maintentmt d'ikm enterré devant une iuittge tic notre bien heureuse dame Marie avec my lord Richard, h Voinfretc; et que Jésus ait tiu-rcj de mon dme, etc. Il est clair que ces mois furent ajoutés par lai après qu'tl eut reçu Pnvis de sou exécution prochaîne, et dans un moment où la hilte ou la perturbation d’esprit h em pêcha de ftnir ce qu'il voulait écrire* J7 ordre de l'enterrer avec . le lord lïü’hnrd (irey 1
montre que ce seigneur avait déjà été mis à mort, et fm enterré dans régUse de Pontcfmet. Vuvev le taitomeat, Extern Hiÿtor , p* 24ft.
1. Voyez, tes originaux dan* rFe Urafor, 115, Il est û remarquer que
le S, Richard écrivit aux citoyens a York une lettre de eu, tôleries, promettant de les rér ouqicrisèr de leur constant attachement pour lui ; <at doux jours après, le lé, mais trois jours avant les meurtres de ht Tnur et dé Pontulracl, il écrivît de uoüvenu pour les informer fies coin pl ois formés contre lui twr in. reine et ses amis, La lettre fu,t cinq jours en route, cl fut remise jair Haie lifte au maire.