‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 312 sur 327 · CHAPITRE ONZIÈME. 6 ta · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME. 6 ta

la duchesse de Richmond, tous deux descendants do Jean de Gond, et chefs do la maison de Lancaster 1 * .

Le nouveau roi consacra les premiers jours de son règne h des actes de faveur et de clémence. Le tord Stanley, mari de la comtesse do Richmond, non-seulement avait dissipé ses soupçons, mais il fut nommé intendant de la maison, et ensuite connétable ^Angleterre; Tarchevêque dTork recouvra la liberté; Morton, évêque d'Ely, fut tiré du cachot où il était dans la Tour, et confié Ù la garde du duc de Buckingham au chilieau de Brecknock; le lord Howard obtint la charge de comte maréchal, avec le titre de duc de Norfolk ; son fils fut créé comte de Surrey ; beaucoup do membres de la noblesse furent élevés à un rang supérieur; elles trésors amassés et laissés par Edouard furent prodigués pour récompenser les services passés et acheter ceux de Ta venir.

Richard avait affecté depuis peu un zèle extraordinaire pour la répression des crimes et la réforme des mœurs. Avant leur départ, il appela les lords devant lui. et les invita a maintenir la paix dans leurs comtés et à aider ses officiers à l'arrestation et au châtiment des coupables. Peu de jours après, il les suivit Luimême [23 juillet], déclarant que son intention était do parcourir le royaume dans le même but. Sa marché fut lente. Dans toutes les grandes villes, ïl rendait la justice en personne, écoutait les pétitions et dispensait des faveurs L Les habitants d'Oxford, de Woodstock, de Gloucester et de Worcester, furent honorés de sa présence : h Wanviek [8 août], il fut rejoint par la reine, les ambassadeurs d'Espagne, et beaucoup de membres delà noblesse; et la cour, après une semaine de résidence dans cette cité [15 août], se rendit a York [31 J parCoventry, Loi rester. Nottingham et Pontefrnct3. Les habilants avaient été avertis à Ta va nce de donner tous les signes possibles do joie, « afin que les lords du sud pussent remarquer comment ils recevaient leurs grâces, » Les gentilshommes des environs avaient reçu Tordre de venir et de faire

1. Coni. Croi/L 567. I Joli , 35, ütf. Dans les Douté» historiques (p.tîâ) on dit que k prince déposé fflisn.it fuirlic du cortège, parce qu’il paraît qu on cojdmuncIiL des rt)bes pour lui, et pour ses pages. LInauotiOD ëklMq d'être exacte, attendu que les robes comptées sur k rdle • A rckpoî, 1 , 373, 373 ) sont probablement colles qui avaient été commandées et faites pot» le jiroprè couronnemeut d’Edouard. L’avoir forcé de paraître dans une cireonsmncti pareille eût été une dangereuse éprouve; et ce tait n’ mirait pu échapper mix remarques des écrivains coût emportons qui citent Icü.jirincipüUJt personriages.

Apud Drake, E&ûrtta. 116*

3. Bbuüu, 317. Je m'attache rVatiifLi.it plus à préciser ce rayage, que Luii]£ I*a renfermé tout cnüer dans b court espace de sept jours, p. 4âÜ*

m msTomu ü^NatETEKHü.

hommage au roi; et In garde-robe royale avaiL été envoyée de Londres, afin que Richard et la reine pussent parai Ire dans leurs plus brillants atours. Pour plaire aux habitants du nord, parmi lesquels il était populaire depuis quelques années, il se fit couronner de nouveau avec sa femme; et la cérémonie fut accomplie avec la même pompe et le même appareil qu'un avait déployés dans la métropole *.

Tandis que Richard passai 1 ainsi son temps à York dans une apparente sécurité* il était instruit de la tempête qui venait de s'amasser derrière lui. La terreur de sa présence avait d'abord imposé silence aux soupçons du publie; mais il ne fut pas plus LÔt parti , qu'on se conituu niqua librement ses pensées, qu'on plaignit te sort du jeune Edouard et de son frère a la Tour, el que Tou condamna ouvertement ['usurpation de la couronne pur leur oncle dénaturé. Divers plans furent suggérés^ Les uns proposaient de délivrer les deux princes de leur prison ; d’autres préféraient la mesure moins dangereuse do transporter une ou plusieurs de leurs sœurs au delà des mers, a lin que, quel le que fût par la suite la politique de Richard, la postérité de son frère pûl survivre pour réclamer, peut-être pour recouvrer la couronne. Mais le roi, bleu qu’on n'en sût rien, s’était déjh mis en garde contre le premier de cos projets par le meurtre de ses neveux; el pour prévenir Le second, il avait ordonné h John Nesfield d’entourer le san maire de Westminster d'un corps d" hommes armés, et de ne laisser entrer ni sortir personne sans unie permission spéciale2* Les anus du prince, cependant, poursuivaient leur but iTun pas ferme. Pan* le K' ni, I Kss- x cl le Susses, dans le Berkshire, le Haut-, le Wilts et te Dévouai lire, on tenait des ré unions serré tes ; la résolution liit prise d'en appeler aux armes; et les espérances des nmfé .ères s'nÆfgmêïRi i ni par l'adjonction inattendue d'un allié des plus puissants* On chercherait vainement h deviner ce qu . J ms le nr< de quelques semaines, avait pu changer le duc ci du ki ; i ;u n d'à un zelc en ennemi déterminé du nouveau roi* bil ivau rendu du grands services a Richard, il en avait été amplement m uigpeus* . Il avait été fait connétable d’ Angleterre, justicier de Galles, gouv> rueur des clulteaux royaux de cette principauté; et intem.auL des manoirs du roi dans le ïlerefordshiro bi le Sliropshire; et en outre il avait obtenu la riche succession do Hmnphrey de Bohun, que le feu roi avait injustement

Page 1