UN 1>U TOME DEUXIÈME
NOTES
Note à. On A prétendu qii'ahn de donner une fausse impression a tu gfade$; futurs sur re qui eut lieu ù celte occasion, l'iwte i&ujserïé dans les Cfa*? Jfa?/* fut falsifié par Tordre au ttvec Top probation d'Edouard. ( Allen, Vitttjiïation qf Ihc Indépendance of Scotland, 15, 87.) La falsification supposée consisté en ne qu'une partie de T enregistrement a été raturée , et que sur la roture on n substitué le passage suivant : « El illud [humagfain ) «! fodt in bæe verh n, Ego Alex.
lies &eut. dereniû ligiaa homo dni Edward t Reg. Angl. contra omîtes génies. ? Et idem Rex AngL homugitim qjusdem R. SeoL reeepit.
Bans des cas ordinaires p tout ce qu’on pourrait inférer de cette mure et de nette substitution, ne serait que le clerc en faisant TeiiropslreiueiU primitif avait commis une erreur qu'il a raturée et rectifiée lorsqu'il Ta découverte; Pourquoi n'en aérait- H pas ainsi dans le eu* dont il s’agit? Qu’y a-t-il dans cette correction, qui doive nous engager à fa taxer de falsification et de faux délibéré? On répondit que d’après le renseigne ment donné nu pape par les Ecossais, Alexandre, lorsqu'il fil hommage pour les terres situées dons lé Tynedale et k Penrith, protesta publiquement que son hommage n’ëtoit pas pour le royaume d'Ecosse^ pour lequel il ne devait aucune fidélité au roi d'Angleterre j N oit.1 Hymert 907) : d’où Ton a insinué que Ee nregis t re me n t primitif tenait note do celte protestation, qui depuis a été raiurée, afin que la profession d'hommage lige pût lui être substituée.
Or eu ndsoniinment suppose deux choses : premièrement que les représentalions des Ecossais à Rtmifuce étalent exactes; secondement, que T hum mage dont ils parlaient était l'hommage que Tacts annonce décrire. Msiis 1* s'ils nient qu' Alesuiulre fit hommage pour ce royaume, Edouard, dans au réponse nu pape, l'affirme, lui, tout aussi positivement. * Patri u«lro pro rogne Scoifaî, et posreà -■ ntibis, honiugïum feeit. » Jtym.tëfô-l La négation d’un cÜté est neutralisée par l'affirmation de Ttuitru, T Quelle preuve y a-t-11 que Thommugc dont parle fa pape soit fa même hommage auquel T no tu se rapporte? Alexandre fît deux fois hommage à Edouard, d’abord au couronnement de ce monarque, dans k seconde année de son régne, et ensuite dans son purfairtem.it Westminster, dans la jsiiiémtï anuee do son règne. Or fa Clos» Koll a conservé TwCte du dernier hommage selon toute probabilité la lettre du pontife se rapporte ru premier; car si T hommage n’eüt pas été fait on nouveau monarque pour les terres situées an Angleterre, ces terres et leurs revenus eussent été saisis pur fa couronne.
Mais nous pouvons aller plus lofa, ai démontrer que l'hommage de la lettre du pape n'est pas T ho ramage ifa l'acte, ci que Pacte dans sa forme corrigea est fa reproduction fidèle de ce qui eut réellement lieu. Heureusement il u été conservé une lettre d’Edouard au chancelier et u, Otto do Gruudison, à la date du I,r mars l'J78, dans laquelle il les informe, comme d’une boune nouvelle, que Je roi
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d'Ecosse J u’ ait offert do faire homiitugo vnna nucrn? ratuhiiott, que lui Edouard ; nvjiit fixé à lïfft dkî un jour it Londres, deux M'inninCH avant ta Saint- Michel, i-i 4u i1 rompt#- sur aux pour y tire présente et eu être témoin*. Et dlleciu* frattt» t* fidchs n ester Alexander, K ex Hcocte» illttotrfs, luis tetnporibus per su os *ole in pues mincios, quos ad nos transiulsit honmgium suuïû nobiâ debltum nobis ri baquf roiutiHonr tiïiqud ûplulit et tétorulil. tic. Sw1 Hif rn. s, Ç'JL. ^ ikte même du lü juin» Edouard publia un ordre a tous ses bailli* et omcîets de si? mettre à ln disposition du roi d'Ecosse et de su suite à sa réquisition* si junuiià il pu^snit pur leurs builUti^es respectifs,, pendant cinq imiis, depuis trois sumûmes avant lu Saint-Michel jusqu'à la P urifi cation (Ibid 55Î : el le 15 septembre un notre ordre ans mêmes, leur enjoignant d'empêcher louie élévation indoo du pris des «tentées dons les tuurohés dus liens, pur où le roi d Ecosse passerait. ! Ibid, m A h fin Edouard fut satififiiU. Vkïfindre arriva, se rendit mi parlement, et, conformément h su promesse, fit hommage le jour indique.
D upr- s cela il est clair qu' Alexandre tint faire hommage simplement, absque couditioue aliùmi, et non par Conséquent avec les protestations et reserves dé- Eu illées dans la lettre de Bonifiée: mais le foira exactement du la manière relatée dun* l'acte., en débutant rhotomé lige d'Edouard contre toute es père d homme*, sans restriction, ni réserve. Lu concordance en tons points de 1 inscription sur la rature âwfiÉ l'avis antérieur du roi du ns sa lettre asus deux ministres, est une réfutation suffisante de l'accusation de faux- Jt? dote ajouter que cette forme d'hommage sans condition parai t en réalité avoir été un compromis entre Edouard et smi beau-frère. S il il établirait pn> que b ho minage fût fait pour la couronne â'Ëcasfte, il n’ établirait pas qui! fut fait ponr nuire eboséi tîe n'était pus -suffisant uuttcTols pour y comprendre cette couronne : nttssi Dicte continue d’établir qu'Ed ou iird le reçut + < s ud bus droit et prétention il l’hommage pour le royaume d'Ecosse, quand il lui plaira de les faire valoir. ( Ibid. 563. ; Lorsqu'il était dit dans l’acte qu'il ii'nynil pas reçu hommage formellement pour la couronne d Ecosse, comment aurait-il pu bdsifîer les lignés jpréctédentés pour persuader aux siècles futurs qn il I avait reçu
Notk B. En examinant la pétition présentée au protecteur au chûtenu de Buy nard, rntiemioii du teneur se sera sans dou te po r tée sur le Partage (Ultérieur allégué éutre Edouard et I’" icnnore Boleler. Je ferai quelques observa tin ns n eé sujet duos la présente note* -,
1 11 y avait alors dix-huit ans que k roi émit marié it Elisabeth Grcy. La validité de ce mariage if avait jumais etc cmitvsîéu. Les enfants qui en provenaient avaient été conniderés comme légitimes pur le parlement, la nu lion et les souverain* étrangers. 11* étaient reconnu* fteritier» de leur père, et plusieurs Centre eux FU'tniem alliés aux premières maisons de I Europe.
n S’il avait existé quelque ni iriage antérieur, qui eût uumdé le mariage «tiWqnem, n' mirait -U pas été découvert cl objecte par ceux qui s'opposaient à Injuttn du roi avec Elisabeth Groy, par les nombreux et violents ennemi* de rette princesse ci de sa k raille /et pur U latence et Wnrwick lors de leur rébellion, quand aucun d’eux n" avait ù craindre le tessen.i tuent d'Edouard? S ils en avalent entendu parler, et qu ils ne latent pus allégué, cette eiieonstunce même est une preuve qu’ils savaient que ce bruit était sans fondement.
:i L’ époque où Ven finit par mettre ce mariage en avant fournil une forte présomption contre lui- Ce ne fut que lorsque déni parties intéressée* ru posaient dans la tombe, près de vingt nus plus tard, que fou supposa qu'il avmt on Wi, et celtt dans Vuiiéntion avouée du mettre l'oncle à même de déshériter ses
neveux. , . . i ■*
-1. Ü n’y n aucune prouva qu'eu al, jamais mtcrfiïge de* Lciüuiii-, ni protlJli immin documom pour démontrer l'existuafjé du tnnriago en quo-aton , quoique
NOTES. «r
Rie lia ni lût si intéresse, pour sa propre sécurité, à le mettre hors de doute. L,a sonie autorité sur laquelle il repose est l'assertion qui se trotive dans la i»etitioii présentée ntl protecteur, au château de Bayimrd, autorité qui aura peu de poids pour tout lecteur impartial. Cette pétition avait été, disait-on, rédigée et envoyée de Londres par les gentilhomme* du nord ; mais tout le monde savait qu'elle avait été écrite dnns cotte cité par le docteur Stillington, évêque de Bath, et president du conseil de Richard. [Vont. Croyl. 5C7. Le Evesque de B. fist le hill. ( Tear-book, litlary tenu, 1. //en. VIL Rym. xn, 180. Si l'on dit qu'elle fut approuvée par le pnrioment de Richard, en 1 181 Rot. Pari, vt, 340), on peut répondre que l'année suivante elle fut condamnée par un autre parlement < pour les fausses et séditieuses imaginations et les mensonges d’icelle » fibid. 930 , et déclarée par les juges fausse, calomnieuse et honteuse. ( Yrar-bçok, ibid. Le seul contemporain qui en fasse mention la traite avec peu de cérémonie, comme séditieuse et infâme. ('ont. Croyl . 507.
5. Quoique aucun ancien historirn n'ait écrit en faveur de ce mariage allégué, il a été vivement soutenu par doux écrivains modernes, Walpole, d ms ses Doutes historiques , et Laing, dtms une dissertation à la tin de V Histoire d'Angleterre de Henry. Je citerai brièvement les quatre arguments qu’ils présentent.
fi. More nous informe, q un près qu Edouard < se fût assuré d'Elisabeth entre eux deux, » il communiqua la chose ii son conseil ; que sa mère, pour empêcher le maringe, objecta qu’il était engagé a dame Elisabeth Lucv, et son mari devant Dieu; » que Lucy fut mandée et interrogée sous serment; et que < bien qu'elle fût encouragée par la mère du roi et par beaucoup d'autres ii affirmer rju’eîîd était engagée au roi, cependant lorsqu’on lui fit jurer solennellement de dire 1» vérité, elle avoua qu'ils n'avaient jamais été engagés l'un a l'autre; quoique sa grâce lui eût parlé en termes si tendres qu'elle avait toujours espère qu'il l'épouserait. More, 50, 60. 11 est difficile de concilier cette histoire, telle que More la raconte, avec le récit du mariage d’Edouard et d’Elisabeth Grey, tel qu’il est donné par tous les autres écrivains. Selon eux il fut clandestin, selon lui il fut célébré publiquement. Mais qu'v a-t-il là en faveur du maringe antérieur avec Eleonore Boteler? Laing suppose que More a volontairement substitué Elisabeth Lucy à Eléonore Boteler, que l'objection de la mère du roi ét fit juste, et que la dame fut forcée par Edouard de porter un faux témoignage relativement à leur union. Mats s'il faut admettre de telles suppositions, simplement parce qu’elles conviennent ou but de l’écrivain, c’en est fait de toute foi dans l'histoire.
7. On nous oppose ensuite le témoignage de Confines, qui nous informe qii’anciennement Stillinpton avait été en faveur auprès d’Edouard, qu’il avait encouru son déplaisir, avait été emprisonné, et avait payé une forte somme pour recouvrer la liberté. Ce prélat, s'il faut l'en croire, déclara à Richard qn’Edouard avait autrefois contracté un mnfi »ge avec une certaine dame en «rprésenco, que cet engagement n'avait d’autre but que de la tromjHir, et qu'il en avait caché l'existence pendant vingt ans. Il ajoute que, pour le récompenser, Richard promit de donner la princesse Elisabeth, considérée maintenant comme bâtarde , à un fils illégitime de l’évêque ; mais le jeune homme fut jeté sur la côte de Normundie, raene au Châtelet à Paris , ou, par méprise, on le fit mourir de faim. Corn, lvi , c. ix. Ceux qui ont lu les écrivains etrangers de cette époque savent le peu de foi qu'il faut leur prêter, lorsqu’ils parlent des affaires de l'Angleterre ; mais en admettant tout ce récit , cela u’ajoutera pas beaucoup aux preuves du mariage. Nous savions déjà que Stillington avait composé la pétition; nous «avons à présent qu'il eu suggéra aussi le contenu. Quant à la vérité ou à la fausseté de ce contenu, Confines, à cet égard, ne hasarde aucune conjecture. Laing suppose qu’Edounrd fit emprisonner l'évêque pour lui arracher le contrat, ou pour le punir d’avoir révéle le secret. Mais aucune de ces hypothèses n'est soutenable. L'histoire nous assure que Stillington garda le secret jusqu’à la mort
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d'Edouard; ut l'idée qu'on voulut Lui arracher Le contrat vient d'une méprise sui Le sens du» motn;, * uvcsit fuit in promesse cuire Les mains dudit évesque , * ce qui fait allusion & La manière dont oea promesses verbales étaient reçues , et non û aucun contrat écrit déposé dans les moins de l’evèque , connue Lulng le traduit. Le vrai motif de b disgrâce de Hiilliugtou ( nous n'avoua pas connaissance de sou empriaonnemmii) se trouve dans R y mer, ïïi, CD0+ Peu après ht cauduumû.tloü de Lîiareuce, il fut accusé d'avoir viole son serment d'allégeance, probablement en s'associant u ÜJmeace. U se présenta devant un grand conseil de lords et de prélats, prouva son innocence à leur satisfaction, fut déclare aqieL loyal et oKsrge dans la suite do plusieurs fdnoüoitt do confiance et d'importance.
g. L'histoire de sir Thomas More finit brusquement. au milieu d’une conversation entre le duc de Buckingham et l'évoque d’Ely. Hait continue celte conversation, sans nous informer d'où il l'a tirée, et fait dire au duc : Richard présenta eus lords formant son conseil privé) des actes, d'authentiques docteurs, procureurs, notaires de lu loi, et des dépositions de divers témoins, attestant que les enfants d'Edouard étaient bâtards : dépositions que je crus alors aussi vmies que je les sais mnwtenum fausses et simulées, et attestées par des témoins déloyalement subornés ù l aide de récompensée. * Ilall, foL dÿ. Ho là Lump conclut que In preuve du mariage antérieur fut produite au conseil. Mais ou peut répondre que ces dispositions ne lurent jamais reçues judiciairement; qu'elles sont déclarées busses et achetées à prix d'argent par L'autorité même que 1 1 on cite ici : et enfin, que le discours tout entier n’eat qu'une fiction. Üur on lait dire au duc que Richard refusa delai rendre le domaine de Herefoid , dont il avait été dépouille par Edouard, quoique lu vérité soit queRielmrd le lui rendit réellemeut ( Ùugà* Enr. i, IfiS, Ïti9. n, ÿ ië}; et s'il eu faut croire More lui-même, ne rejeta impoliment aucune de ses pétitions. More, 70,
0, Lorsque Henri Vil épousa Elisabeth, fille d'Edouard, l'auto qui déclarait bâtards les enfanta de ce prince fut révoqué. La coutume étoit en pareille octaiaion de citer Voulu entier ou d'en particulariser l'objet, deux formalites qui cette fois, der 1‘ a vis des jugea, furent omisus, et à leur plane on inséra les premiers mots comme suffisants pour designer quel était l'acte particulier qu'on révoquait. En mémo tempe ou fit la motion d'appeler Stillington devant le parlement, mais ]e roi s'y opposa. Loin g infère de Là qno Henri était cou vaincu que la légitimité du «a femme ne supporterait par l’examen. Mais il y a une réponse victorieuse a lui luire. Les juges déclarèrent quu leur objet était d1 empêcher une aussi fausse et aussi honteuse caiomnio do figurer sur les rûbs ( f Hilarÿ icrm t 1,
Henri VU) i et le roi répliqua que comme il avoit déjà pardonné à Sûllmgtun, H ne pouvait lu poursuivre pour ceiû; même faute, More, 7;h 10. Somme toute. Il me parait évident qu'ElLsnbulh était la femme réelle d'Edouard, eUpie le mariage antérieur était une Action inventée pour jusüüur l1 usurpât ion do Richard.
Note C. Je me propose dans cette note d'examiner les arguments dont on s'est servi pour laver fa mémoire de Richard dé l'imputation d'avoir assassine ses neveux.
I. Il serait difficile de nommer un écrivain plus digne de foi que L'Idstoiien de Croyhiiid, qui composa su narration dans le mois d'avril qui suivit la murt de Richard. Ï1 rapporte qu’une vaste confédération s'étult formée pour délivrer les deux je unes princes de la Tour, et que le soulèvement allait avoir lieu, lorsqu'on publia qu'ils avaient péri tous deux. {Cont. Cray!. îîtift,) On a dît que ee n'ëtait qu’un simple bruit répandu par les cunspirntcurit eux-mèmes, et que l'écrivain ne donne pus son opinion quant ù la vérité de ce bruit. Mass, L il nu pouvait pas avoir été répuudu pur les conspirateurs, attendu qu'il les forçait de différer leur insurrection projetée ut de chercher quelque autre chef
®‘ â> ' ecnv'im poursuit m narration comme s’il croyait les prince* morts, ut se sert <1 expressions dont 11 ne se sursit pas servi .s'il fit conservé
“0Twôi^ifît,6Urr,^iiat 11 d" 'i^011 *aote 'lL' ¥«1 f» pnrtiéutier de mort notent? ils ont péri (que ROnc.ro violon ti intcritÛK iRnomtur, ibid.l ■ nue
ÏSlfc %■ bntaiI'e t' P0î‘'l t,r‘l1 "l'1"'™ hoc belle po-
l ' r' ^ ' 5° Rli:hl,ri1' n™ ennletit de s'emparer des tre-
rrl,Id' fi‘ “n""r s,is 0I,f,mts (nmnle divitlnram Edward! «mm!» non onntenlus, opprewt proies, ibid.). .le ciels que remploi d1 expression» pareilles lie ptttit lnla«ier aucun doute sur l'opinion do cet écrivain. P
liJbsntlï -lmr?h "VUir *f® P"***»0 I'“r toute» les personnel! qui eénii eV p "f ** ■ J™l,sl!l,er 111 W'r 1. Le dut: de Bucklnshnm elles
Menti Ish ont mes di s comtes du sud, «prés I* publication dû tu mort des princes Virent qui tky avait pas de sûreté pour eux s'ils suscitaient pas au roi un nouveau compétiteur et en conséquence ils offrir ont la trdne nu comte de Ulchmoml u condition qu (1 épouserai» In princesse Elisabetli, In plus proche bdritere delà famille d’York. (Cont. CroyL 508.) Peut-™ croire qu’ils eussent
noo L T S“r '“Z01 ? «n ce moment ils devaient „n-
uroUemem suspecter la ventu? Ne durent-ils [.us approfondir la chose, et se eon-
l ,in Td î ”n” , U Edt,llar,i ct dû sou frère, avant d’offrir In couronne « ont branche i Ultime d une famille rivale? — fl. ltlehard, afin de déjouer ce p . r, tou» les plus grands efforts pour décider Elisabeth, veuve d'Edouard, à J“i, 7 lB g#*# mais 11 n’y réussit que lorsqu’il eut juré do*
fl1' 'm“* m “■i~ « l« "Mormon. que la vie de ces jeunes
hlks ne codiraftanenn danger. Pourquoi Elisabeth eiigea-Peile un pareil sornotm. Evidemment elle croyait que lu roi avait déjà fuit périr ses fil», et allô crmfïnau pour ses Bile» une dostlmb «emldtiWe, Btiok. m. 'as. — 3, Richard . môme avant la mort de m femme, né propa^it dVpouser Iri princesse Elisabeth, %T mn *1IJ Qlî ïajinlt pus d'uiifcre moyen de s apurer du trône et do
aetmuù les espérances de son rival, (Non iilïter vidübat ttgtmm sibi ennfirmari nefjne «pom eompotitorw sui nufcrrl passe, C*nL Croyl. Wâl Ceoi ne pouvait
îï" ™ 5üotdarj8 le C£* te deux princes étaient morts, et où Elisabeth oïait nemtere de la emirûnnc*
E?tîHP' 1Jui moim£ én MOI, affirme ou vertement que les deux prince* fuut?îii nmïlî spcreteinoni, que peu de personnes fuirent de qiiqllo manière, -hrardiim eum umplexibus et osent is necepit, et InTrà tel ter duo mensos vel
SK " ''T '™*"* ijlterfedt - îta ex fHtat imndMSmle notnm fuit
qtid morte initrtymfiti atmt* Ross. S] 4, 313.
d 1TtljrI[[,"‘H'l“ «wfpfta de Henri Vil, dit que Riohurd or-
" ri tÏ lr's Pri»™» i> coups d’epéc. Feno feeiri jnsslt. Mj. Damii. A.svm.
" fx°n]ÜS 1 ^ure' âerjyjt peu de temps après, en 1513, nou-setilecnent . , ■ . s tlroilt ,w^iSsinGST màJa ü donne les part ieulari tés du meurtre d'a-
‘ P1 5*' précèdent ^ ^ llAB4lS5ini( aui-mômes. Le lectetir a vn ce récit dans les pages
mL^oiÆiV®74, 1™ *Ui,ledl‘ r°r‘ir‘’ lU’ lu tour blanche de tous leu
ï? ÇuntiKus, corn nie les ouvriers . creusaient «u luis de l’escalier qui «w-
on T r0' ? 1,1 v},a''e"c lU' tour, à environ dix pieds
un , !•' ’1IS|tr""''<ïrL"’\efl ™ dc' dsai if Knrçons dans (h ce qu’il parut) f1 Cïal"«« OU trouva que leurs proportions se rappor- ®L: ^ , e* frtre5’ il sû,:oir «■?!«« traire et onra ans. , (!n fit une mimé, o, l ^ t"‘ ‘I«e c’étaient lus os des princes assassinés; et, èo
7, ™'ris étn“8«*. o» la* enterra ha- MwMetuesit dans lu chapelle de Henri VII i Westminster. (Samlford, W„ 430.) t coRsukrre ceof flomnic une forte confirtnmion du fait de l'aramainat,
. pi ne connaît pas deux autres enfants qui nient péri h la Tour, et qne
ni H MITES,
Mores nous informe qu'un prêtre imnsporüi leurs eorj» du lieu nu ils avaient etc déposas par les osM&site druis un autre endroit, et que, comme il mourut bienidt après, son secret pérît avec lui, 11 More, G8.) Ou peut inférer des paroles de More qu’on avait fuit des efforts inutiles pour découvrir, qe* endroit,
7, Une forte .présomption en faveur de h narration du More, riest que toutes les personnes nient in nnees par lui comme Complices du meurtre de vin i eut 1 objet des bontés du roi, Greene, le messager, eut l'office de receveur de* seigneuries de file de WJ glu et du cHleau de Pore! rester ; et les nombreux du us d'urgent et de terres elles emplois lucratifs accordés à Tyrrd et à Bniukniliury pettrégâ se voir dente les notes de Sftÿpe à VhisUme de Buck dans Kennel, I, &>)<£$&. El les h no ni s plus obscurs, les meurtriers réels, Dï^htoii et Forrcst, ne furent point non plus négligés parla revon no matinée do leur patron* Le premier tut fait bailli à vie du manoir d Aitun dan* b StaJfordabire (Îbid0;et comme Forrost n'eut que peu de mois à jouir du 1‘ufïice qui lui avait été donne nu château d* Bnrmird- Une pension annuelle de cinq mures fut donnée à sa veuve et à son üls 1 1 urneti in, J£>1, Celte coïncidence doit paraître fort extraordinaire, si ou suppose le récit de More fabuleux,
S. Eu opposition à cotte prouve, ou a fait observer que, même du temps de Henri Vlll, on était dans la doute si le* prince* avaient été ou non assassine*, je vois donc transcrire les paroles de More, et ! tni verra que ce dôme u était pas très-répandu et ne reposait sur aucun rendement solide : - «... Dont lu mort u néanmoins été mise en question au point que quelques personnes restent en-' tforu du us le doute ai, h celte époque, ils avaient péri ou non. Non pas Seulement parce que Périt in Warlmek, par la meckuncetc de beaucoup do gens et pat la sottise d+un plu* grand nombre, abusant si longtemps le momie, hit, misai Iden auprès des princes qu'aoprèé dos pauvres, réputé et pris pour le plus jeune des deux, mais aussi parce que tout se faisait, dans les derniers temps, d’une manière ai cachée, affichant une chose et on soiifi-onlendsm une autre, qu’il ri y avait rien de si clair et de si visiblement prouvé que ces hubiiudeft de cachotteries et de dissimulation ne rendissent suspect connue des bijoux bien imités font <10*00 se défie dos véritables... Mais je vous redirai la fin douloureuse de cou mifimts , non de toutes les manières que je J'ai entendu raconter, mais du lu nuiuieic dnriLje fui sue de certains hummuscl par de certains moyen» qui ne permettant guère de croire quelle ne soit pas vraie. H donne alors sa version, n termine ou disant : -, L'est ainsi qneT à ce que je tiens de gens bien instruits v\ qui U avaient guère de raison* de mentir, furent tues secrètement ces deux noble* princes, »P. ÛT, 08, __
►>. Ou, Kouti eut toutefois que le récit de Mure im saurait tire vrai. Un «Ml* coui-s de circonstances singulières et provldentieltes puni la mémoire de Elubitrd, : dît Loin g, < nous permet de constater la durée et de suivre les stations particulières du voyage dans le cours duquel la mort supposée de ses neveu* fut méditée et accomplie. Tf était le dimanche 31 août û VS cstiin iistcr, oit il raLlfiu Ml„ alliance avec le roi de Castille, et à York te 7 septembre, veille de sou *tv oon d couronnement, » Laing, 420, j L'écrivain alors nous dit que Richard était le limdi à Windsor, le maHi à Oxford, le mercredi à GUiucoster, h- jeudi â Warwick, le vendredi à NûUinghuxn, le samedi à Pontcfruct et le dimanche à York. Or, il prétend que si ta version de Mure est vraie, G reçue, le messager «MWj pour tâcher de gagner Brnkenburv, gouverneur de la Tour, dut quitter le roi, qui était Cil yOYftflè, le lundi OU le mardi, et être revenu auprès de Richard a Warwick le jeudi avec la. nouvelle qu’il avait échoué, et que Ty rrcl dut quitter ar~ wick le vendredi, commettre le meurtre dans Ici Tour la unit du vendredi ou celle du samedi, et rejoindre le coi avant son arrivée â York le dimanche, célérité Impossible à croire ; d'uù il suit que tout le récit est faux. Lning, 4*A>-hïd.
Or il faut reconnaître que si les limites assignées au voyage de Richard pur
^oTivS, ntl
MB! avocats jsüiil exuuU'-s, il est impossible d'entasser dans nu al cuurt espace tous les faits mentionnés prjur More, Mais cés limites sont-elles exactes? Il *"3 cortuiu qu’il fut couronné avec lu reine à York le dimanche B septembre {Drofrhr KbQrac, 117. Rcrcisé, 2i7), après avoir créé son fils prince de Galles, en plaine assemblée de la. noblesse, le mémo jour. Hym . mi. 9CHJ, , Il dul donc arriver à York In veille, et s’il ne quitta Londres que le 1", il dut faire cette longue tournée on sept jours* Mois est -on certain qu'il fût à Westminster lé 31 trait? car de l’exactitude de cette dote de peml tout le raisonnement des avocats du roi. Tat seule preuve qu'on en ait, ce sont deux actes qui se trouvent dans Eyiner, à Irt date du 31 août, teste re go upud Westraotiasterium. livre, xn, liwt, 169, ] Mais evs actes prouvent seulement que le chancelier était n Westminster ; le roi pou* voit être a trois cenis milles de distancé. On les disait publiée leste rege, parce qu'ils étaient publiés par su haute cour de duincellerio. C'est ainsi ouo nous savons qu'a la mort tYEdounrd IV, le 9 avril lift'), sou fils Edouard était it Lndlow et n'arriva point h Londres avant le A mai suivant. Et cependant le 23 avril, on;eii jours avant qu'il approchât de Westminster, trente-trois ordonnances furent rendues cil son nom, et datées do Westminster teste rege. iRym. su, 79,) D’où il ttet évident que les ordonnances en question, sur lesquelles Carie, Walpole et Loin g appuient leur, principal argument, ne prouvent rien quant fi ht présence oit ù l'absence de Richard au jour où elles sont datées.
Il est facile, au surplus, de prouver qu’il était eu jour-là dan* lu voisinage d’York, et que son voyage, au lieu de six jours, lui prit mut nu mois. Les anciens écrivains rapportent qu'il se mit en route peu après son cou remuement, le il juillet Vont. Croÿf. 567. ï'ab. Slfh) Il alla de Londres à Windsor, de Wiud- Mira Oxford. Le jour de non arrivée n’est pus spécifié; mais il reçut de l’univ traité nue pétition en faveur de J1 évêque d’Ely, datée du 4 août tapud ttpeéd, p, 932 ; donc il u’est pas Improbable qu'il était lu à cette époque. Su station sub vante fut Woods teck, où les gen$ du pays se plaignirent à lui que son frère avait injustement annexé une grande étendue de terre ù la forêt de Wlchwood, eï sur enquête il leur accorda une charte de dzsafforea tnti en . De la il se rendit à G louées ter, et pour honorer la cite dont il tîrâîtson titre de duc, il y nomma un maire ut dos shérilË». Les deux stations suivantes furent WorccMer etWarwkk, Là 11 fut rejoint par la reine et par les. ambassadeurs d’Espagne, qui venaient ilirecmmeut do Windsor, et il tint sa cour peudiun toute uue semaine b ayant , avec lui cinq évêques, le dur d’Allîitnv, quatre comtes, cinq barons, le chef de justice du Imnr du roi, d'autres lords et chevaliers, et un gmkd mimbrè de nobles dûmes accompagnant |a reine. Il alla ensuite à Govcntry, puis il ïicumater, et de Leieester à Nùttiugluiïii, on il était le 23 août. Car nous avons une lettre écrite dans cette ville cc jour-là par sou secrétaire intima, unnouç&nt aux citoyens d’Yojrk qu’il approchait de leur ville, et leur disant que - les lords et les juges du roi étaient avec lui, siégeant et prononçant sur les plaintes des pauvres gens, avec due punition de ceux qui contrevenaient h ses lois. Dm ko, lllï. il s'arrêta ensuite à IVntofract, où 11 nomma un maire, et de la il se rendit à York, .Voyez, re voyage dans Bouse, 216, 317.) D’York, le 31 août, il expédia l'ordre à Riers Cnurties, maître de la garde- robe, d’envoyer dans cette cité scs éperons, heujuiéres, cottes d'arums, etc-, dont un pourrait avoir besoin pour son emtronnemeïU. (Bralic's tiboriic* 119, Buck, Ô27, U est donc évident qu'au lieu de quitter Londres lu i" septembre pour être couronné à York le 8 septembre. Il fui tout le mois d'août à faire eu voyage, et qu’il atteignit York avant le jour où l'on a supposé qu'il était encore à Londres.— Il est à remarquer aussi que cette
J. Rciise ne [Mimait ignorer celte circonstance , ai imfuivtisme dons iVxmnèii dont il s'agit, puisqu'il éeûiaurun à relie époque si Gnv'n ClilL à quatre milles ^eiiLenieitt ilv Wurivjpk*
NOTES
version s'accorde avec oello de Mûre. Il expédia G ruene lorsqu iLétait en rutile pour Glouceâter, ol reçut ïe rapport de Greene à son arrivée à \\ arwick. De la il envoya Tjrrcl à la Tour, ot le meurtre Tut eoimuis» bkntdt après, probablement pendant la seras inc qu'il passa à Warwick , ce qui, d'après lu date de résidence à N ottin-gham , doit avoir été vers le milieu d'août* époque assignée par Rouse, qui dit que lajeunc roi fut nasassliië un pou plus de trois *iüiB ttP”f avoir été reçu ut caressé par son oncle, ce qui avait eu lieu le dernier jour o avril,
(Eotiso, 315*) ,
ÏO, Walpok (p. 70, 71} transcrit un pontage du rÛk du parlement de 1484, peur prouver qu’Edouurd V était eu vie quand ce parlement siégeait* ftconsequemment ne pouvait pas avoir été min h mort pendant le voyage de Bicbwrd, Mds sll avait fait plus d'attention au rûk, il aurait vu qu’il copiait lu pétition présentée au protecteur au château do Bayn&rd, et que le passage on question prouvait seulement qu1 Edouard était en vie û l'époque où fton onde usurpa la couronne. Vojes Bat* Part* vi, 341. . . ,
IL M, Bailey, dans son IJUtùirt de la Tour [p* SMS), otte certains mandats pour la livraison de vêtements et la payement de provisions h lisage du - lord bâtard, donné sous notre cachot k ‘Westminster, k isT jour de mars, aimo secundo ; * d'où il inféra que Vun des deux ûls du roi, sous le nom du lord bâtard* virait un an et demi après l'époquo de leur mort supposée. Mais il n’y a P*1* dt) doute que le lord Inbord mentionné dans le» mondai» était le propre fils de Richard, Jean de Gloueester, qu’il fit deux jours après gouverneur * vie de Datais, se réservant l'exercice de cette charge jusqu’à la majorité de 1 uufouL H-JW.
”3, Le dernier argument dont jo forai mention ont pris dans riittefoira de Henri TH par Bacon, p, 71. Il nous dit que peu après l'apparition de Perkïn* Tyvrel et Ilighton fForrest» Vautre assassin* était mon; furent enfermes a la Tour, ut que, comme le publia lé roi, tous deux s'accordèrent a faire le mémo récit; que néanmoins Henri ne lit aucun image de leurs confusions ; que Tyrrel ont bientôt après, la tète tranchée pour d’ autres actes de trahison ; rossa que Dighton.qui* à ee qu’il parait* parlait le plus m faveur du roi, fut mis en liberté, et que ce fut par lui surtout que se répandit cette tradition. Or, s'il était vrai que Henri eût interrogé ces homme» à l'époque de l'apparition de Pends-, £>t que cependant il ne se servit pua de leur témoignage pour prouver quo Perldn 11 était nus le duc d’York, cette omission certainement justifierait le Soupçon quils sic convenaient pas du meurtre. Lo fait est qu'ils ne furent interrogés que irtai de temps avant l'exécution de Tyrrel, comme le iUl Lui-même Bacon, mais que V exécution a uni pas lieu. tunutne il k suppose, peu après rap^ritkn de Pcrkin* mài» à dli années d' intervu lie, en 1 m, pour avoir favorise Uvoaiou du comte de SulToïk, (RoL ParL vi, 645,} Gomma dé raison* Henri ne pouvait faire usage de leurs aveux dans aucune do ses déclarations contre Pcrkin, qui furent publiées longtemps auparavant. La chose eét également prouvée par l’histoire de sir Thomas More, qui écrivit quelques tin nées après : * 11 cal très- vrai et bien connu qu’ii l’époque où sir James Tyrrel était à lu Tour pour trahison commise contre le roi Henri VU, Dighton et lui furent interrogés et confessèrent le meurtre do lu manière édite ci-dessus, * More* Û8.
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