Cont, CrQÿl. m
CHAriTftÉ ONZIÈME. m
assassinats* massacrés, vois, exhérédations, qui eussent jamais été \us dans aucun royaume chrétien : — c’est pourquoi , le roi voulait que tous ses sujets* en bons et vrais Anglais, rassemblassent toutes leurs forces pour la défense de leurs personnes, de leurs femmes* de leurs enfants, de leurs bienset héritages, et de même que lui } en prince diligent et courageux, vouerait sa royale personne k tous les travaux et peines nécessaires en cette circonstance j au bien-être et h la sûreté de ses fidèles sujets, de même “ commandait h sesdïts sujets d’être prêts, dans leur meilleur équipement de défense, à faire service de guerre à son altesse, quand par proclamation publique ou autrement il leur commanderait de le faire, pour résister ousdits rebelles, traîtres et ennemis du roi *, »
Après avoir donné ses instructions h ses amis des comtés maritimes, et avoir établi des postes de cavalerie sur les grandes routes pour la plus prompte transmission des nouvelles [2A juillet] . Richard envoya chercher le grand sceau et fixa son quartier général a Nottingham, Il y était plus près de ses partisans du nord, sur la fidélité desquels il comptait principalement, et do là, comme d un centre , il pouvait surveiller les extrémités du royaume* Le itr août, son compétiteur partit do ïlarflcur : te 7, il débarqua au port ds Milford, et dirigea sa marche k travers les districts du nord des Galles, contrée qui était dans les intérêts des Stanley* Il rencontra peu d’opposition et peu d’encouragement : si les chefs gallois n’arrêtèrent point sa marche, peu d’entre eux se rangèrent sous son étendard : et quand il prit possession de Shrewsbury, son armée ne dépassait pas quatre mille hommes. Tl s’écoula une semaine avant que Richard sût qu’il avait débarqué; ruais il expédia aussitôt 1 ordre à tous ses sujets de le rejoindre à Loi ces 1er, y joignant les plus effraya rites menaces contre les réfactairos. Le duc de Norfolk obéit avec les hommes des comtés de l’est, le comte de Northumberland avec les levées du nord, le Tord Lovct avec celles du Ilampshire, et Brakenîmry avec celles de Londres; mais l’homme qu'il redoutait le plus* le lord Stanley, répondit qu il était retenu au lit par la siiette. Cotte feinte ne pouvait tromper le roi; et lord Strauge, craignant pour sa vie, tenta de s’échapper. 11 fui découvert, pris, et forcé d’avouer que lui, son
h Fini II, II, 8J8-33G. J m abrège In proclamation, amis feu ai mitant que possible ctmg&Ve les ternies, ufp û ue je lecteur puisse remarquer combien le langage se rapproche de celui d aujourd'hui. Elle est dntee du î:l min. un no 2, F? JJfï Füml truduiE par 1484; mais comme Richard ne commenta non rè«ue mie le 2b de ce mois, ce devrait ôtée 1485.
oncle VV iJliam Stanley, chambellan des Galles du nord, et sir John Savage, avaient pris rengagement de rejoindre les envahis* seurs; mais il protesta que son père ignorait leur intention* et qu i! était déjà en roule pour rejoindre L'étendard royal. Un lui permit d'écrire a lord Stanley, et de L’informer qu’il devait accélérer sa marche, s’il voulait sauver la vio de son fils ■*
A Leicoster, le roi se trouva a la télé d'une armé© nombreuse et bien équipée, qui, si elle eût été attachée à son cher* eût foulé aux pieds les forces méprisables qui suivaient la bannière de sou compétiteur [20 août] , Mais Henri, rassuré par les promesses de ses partisans secrets, continua de pousser eu avant, comme s'il eût été déterminé h courir de luî-mème a sa perle, ü passa la Se ver il à Shrewsbury ; k Nowporl les tenanciers des Talbot se joignirent à lui; à Straflbrd il eut qne conférence secrète avec sir William Stanley, cl consentit, afin de sauver, s’il était possible, la vie de lord Slrauge, h ce que les Stanley continuassent de garder une apparence d1 hostilité, et reculassent constamment devant lui h mesure qu’il avancerait. Le 21 août, Richard partit de Leicesler, la couronne en tôle, et campa a deux milles environ de la ville de Rosworth. Dans la nuit, Henri s'avança de Tamworth a Àlherslon, où il rejoignit les Stanley, et fut encouragé* par l’arrivée continu elle de déserteurs de V ennemi. Le matin [22 août], les deux armées (cette de Richard était plus nombreuse du double) s'avancèrent h Red more ; et les avant-gardes, commandées par le duc de Norfolk et le comte d1 Oxford, engagèrent le combat. Richard fut effrayé de voir les Stanley contre lui, lo comte de Nortlmmberland qui restait inactif h son poste, et ses hommes chancelant et sur le point de fuir, ou passant h son compétiteur. Etant venu à apercevoir Henri, il résolut de remporter la victoire, ou de périr dans la tentative. Piquant donc des deux el s’écriant a trahison ! trahison l trahison ! a » il tua de sa main sir William Brandon* le porte- étendard ennemi, renversa sir John Cheney, et porta a sou rival un coup desespéré; mais ü fut accablé parle nombre et jeté à bas do son cheval et tué sur la place. Lord Stanley, ramassant la couronne, la mit sur la tète de Henri, et le vainqueur fui salué aussitôt des cris de « vive le roi Henri ! * Dans la bataille et dans la poursuite, lo duc de Norfolk, le lord Ferrers, quelques chevaliers, et environ trois mille hommes,
L ConL Cr&ÿl, 073*
S- Ross, 1*1 fl.
f JIAWTKE OA/J EM E. m
fureriL tués* Lftft vainqueurs ne perdirent que peu de monde ; et pour ajouter h leur joie, lord S (range*- que Richard, au commencement delà bataille, avait ordonné de décapiter, s1 et kappa dans la confusion et rejoignit son père. Le corps du feu roi fui dépouillé, placé sur un cheval derrière un poursuivant d’armes, et conduit à Leicestfcr, ou, après avoir été exposé deux jours, il fut enterré avec peu de cérémonie du us l'église des G re y* friais (moines gris) l. Henri lit son entrée dans la ville, avec le même appareil royal que Richard lorsqu'il en était sorti la veille. 11 cul soin, toutefois, de ne pas souiller de sang sou triomphe. De tous ses prisonniers, trois seulement furent mis à mort, le fameux Calesby et deux personnes du nom de Brocher, qui probablemen t avaient mérité cette distinction par leurs crimes5*
Il n'est pas nécessaire d'en dire beaucoup sur le carne 1ère dv Richard* S'il fut coupable des crimes qui lui furent imputés, c1 était un monstre sous forme humaine* 11 s’ est trouvé, il est vrai, dans les temps modernes des écrivains qui ont essayé de prouver son innocence ; mais leurs arguments sont plus ingénieux que concluants, et se réduisent îi des conjectures sans fondement lorsqu'on les met en présence des preuves qu'on peut invoquer contre eux
I, Dès nus après , Henri lui fit ôtover une tombe. Lu déptiÉ&jie ftttquc de lu 1. I s, Enerpi. Hist. 1U5. Eito fut dûmiiur b lu tVrmeture du couvent. Su milord, LIS.
i. Cont, Croyï. 51005. Ross, -M. Fub. 520.