CHAP1THE DEUXIEME
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Albert. . . 1308: Robert 1".
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Albert. . . 1308:
Clément V. 131 L JcotiXXII.
rnurimnemeut d’Édomwd- — Elévation, exil cl mort de Gaveslon. —guerre ,f Écosse - Défaite 4e Bsnnoékbuni. Rdoum^ Bruce est dfi%t et Uie en lt lande. — Trêve avec lIÊtotifisc. tïuvrrc tiycfc los brtrff|s, — Perte de h Gtiiüwic, — La renie fuit lu gtierrÇ un rnL — Edouard est déposé et assassin
[1307 4 De? six fils do fou roi, trois ravalent précédé au tombeau. 1/aîné dos survivons, Agé de fingt-trois ans, portail le mémo nom que lui, mais avait peu t fri té de son caractère* Dès fenfonce , il avait vécu dans des habitudes d'intimité avec Fiers de fiavesUm, fils d’un gentilhomme de Guiennc , quT.dmmrd Un avait choisi pour compagnon. Les deux: enfants grandirent ensemble ; ils partagèrent les mimes amusements, ci s appliqueront aux mêmes exercices ; et un go fit sembla jle pour ln dissipation H pour le plaisir cimenta, b mesure qu'ils avancèrent en âge , rattachement de leurs premières aimées. Lé roi avait eu a réprimander fréquemment, quelquefois a punir, lés excès de niériiiej présomptif; cl environ trois mois avant sa mort, il bannit i«aveslun du royaume , et exigea de son fils la promesse , sous serment, de ne jamais rappeler ce favori sans son consentement K lies affaires requirent la présence du jeune prince a Londres ; mais avant qu'il partît de Carlïsle, Edouard le fit venir près do lit; et après lui avoir donné les avis que les rois mourants ont souvent donnés a leur sucrcsseur} il lui dit que sur l argent du trésor il avait légué trente-deux mille marcs pour le service de cent quarante chevaliers en Palestine ; lui défendit, sous peine de sa malédiction, palemcdlc , de permettre a liaveslon de revenir en Angleterre sans le consentement préalable de son par-
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lommit, ot lui cojÉtnanda de continuer la guerre ü’Eçosse t et de faire porter ses os à la suite de l'armée Jusqu’aux extrémités de ee pays1. Bientôt après le roi mouruL [7 juillet] ; el ses ordres comme ses conseils furent oubliés. Son successeur se rendit a la hâte de la capitale l\ la frontière [2Ô-29], reçut h Carliste T hommage des barons anglais, h Dumfries celui dos barons écossais [6 août], et, h ta têtu d'une brillante armée, marcha h la poursuüe de Hubert Bruce p29 août]. Mais la guerre avait peu d’attraits pour le jeune Edouard, Il fit halte à Èumnock , dans PAyrshire [2 sept.], et , sons prétexte de préparatifs pour son mariage et son eouromiemciiL il se hiUa de retourner en Angleterre.
[G août.] Le premier soin du nouveau roi avait été de rappeler son favori, h quÉ> encore absent, il avait conféré le titre de comte de CormvalL avec la concession de toutes tes terres qui avaient appartenu a Edmond d’Almaine, fijs de Richard, roi des Humains. Gaveston le rejoignit avant qu’il quittât P Ecosse, et son arrivée fut suivie d’un changement total dans les offices du gouvernement [2(1 sept.]. Le chancelier, les barons de Fédiiqmor, les juges des différentes cours, furent renvoyés; et le trésorier, Langton, évéque de Lichflejâ, qui, par le refus de leur fournir de 1 argent pour leurs plaisirs , avait jadis encouru 1? inimitié du prince el du favori , fut dépotffllé de ses biens et jeté eu prison [27 ocL]. Au mépris de la défense qui lui avait été faite, Edouard osa faire enterrer les os do son père à Westminster, et donna l'argent mis de côté pour la terre sainte a Ga veston, qu’il accablait chaque jour de nouveaux honneurs. Il le fit lord chambellan [l,,f novf], le fiança a la nièce du roi , et lorsqu'il se prépara h faire voile pour la France , il le nomma régent du royaume [2G déc], avec tous les pouvoirs qnVn pareille occasion les souverains ont coutume de so réserver 2.
J. Codt ordre est «uns! naemioiuié ikus Eroissiirt t — * T.l appela sàn SU alm\ ot lut fit jurer cm wheA.ài de teus-tt# barons. par les saints, que. d<-> qukik*M-tiit mort, il fundt bouillir son corps da»SlM>e grande- chaudière jusqu’à ce que la chair fut séparée dos oà ; qu'il fèruit tnu-rrtjr U amorti gutthmiU les mt et qiuchaque foi* que les Ecttfsai* «t? rCvo ht raient contré lui. il convoquerait sou peuple , et porternil centre eux leu os do sdh pore ; car ü croyait trés-fcrmarnciii quç, tant nue scs as seraient parti! rnmre les Ecossais, ct?s Ecossais ih- Surinam fanwis victorieux. TVoissurt, i, ixv, traduction île Jaunes, Il doit y avoir bonucàap dViainerEO ion dans ceci*.
2. Kynnim l-J : n, 10, âd. Hi-tniiiy, 24-t. 'WuUjiig. 05. L*t. Cùf. i, Ü4K. Plüaimirs éerïvàh» t ecOtent de quelques années k mamqu> du ti&Vestàn. Mais
* Natif voulions donner lu luslu mftna do Fraissart, ici et ailleurs, phufct Hu' Mt« traduire tin* iraduclkm. Wiü»iw»î reeïici'iiüta non* ani coDVftiucii ipiu lobnei m lueti tm>d« ne jifimiHv 1" titire il’aiitu'ttr iNnii: ni! 'ruAm^üKliii
nu msmmt'. i^anolktrrre.
janvier 1308.] Edouard aborda à Boulogne , ou il trouva Philippe le Bel, roi de Frantee, Ï1 fil hommage pour la Guienne et le Poïi'tliieu ; et le jour suivant , en présence de quatre rois et do Irois reines , il épousa Isabelle * fille du monarque français, à qui il avait été fiancé quatre ans auparavant , et qui passait pimr la plus belle femme de I" Europe* Quelques jours furent donnés aux festin* et aux réjouissances ; et, h son retour [7 février], Edouard fut accompagné ou suivi par les deux ondes de la mariée et un grand nombre de seigneurs étrangers qu'il avait invités à être témoins de son couru n ne motif. Fil route, ils rencontrèrent le régent et les barons anglais ; et, à Té tonne me ni général* le roi, mm foire attention aux autres, se jota dans les bras de son favori, l'embrassa et Toppela son frère. Le couronnement se fit avec une magnificence extraordinaire [<L5 février] 1 ; mais les démonstratiobs extérieures de joie s! accorda ion l mal avec le méeouUmtei rient qui couvait secrètement, dans le cœur des nobles les plus puissants* Non -seule ne ni les offices , flans cette cérémonie , avaient été distribués sans égard aux droits de rhêrédilé nu aux précédents des règnes antérieurs ; mais ce qui était un grief général, I a place d'honneur, lo privilège de portor la couronne et do marcher dans lé cortège immédiatement devant le rui , avait
été accordée à ëaTestoq, çulls considéraient è . me im avètitu*
rier étranger [février]. Cotte préférence réveilla toutes les anrhumes préventions contre lui. Trois jours après, les barons s assemblèrent dans lo réfectoire des moines a eslminsler , cl envoyèrent h Edouard une pétition pour le redressement dos
le contraire <s#t prouvé par le tlon que Üi lu rus si CiftVBstoü et i \ Marguerite , su fe&mm, ftym . mT ft7.
1, Voies le serment utèiê en cette euvanstanee : — * Sire» voulux-rous firçordurt-t garder, ctconfimerpar votre si'rmtffli, mu peuple dfA ugleterre F lus loi# et v, -uutnnrcs û lut siccûtdfc» jwr tu# MirîctiH nsb .d'Angleterre , îw* prâtaccfiseiirè, vurtiM in et dînais » Dîdii. ta uiiünnikmsit lus lois, raugiim*# et fnindiisus aeeo-rd«+r^ nu clergé m mi ptuplc par le glorieux roi, «oui.i; Edouard, votre pré^àc^s- Je ïe* accorde lu tuux les garder «Vliâ couflmer pur sarment. ■ vtiulet-vous garde r ù llieit et à E sainte Eglise , cl un cierge cl mu. peuple j pmi et lia «nome en pieu, setpii votre pouvoir? ■> * ïe-.v*| x les paifder, >
Sire, vtiulcWflüs faire jebsirrrer duos tous vus jugements égale et droite justice et discrétion, «n uts^uritiürdw et vérité, salon v;«trti pouvoir 3 » c ^ veux Ims foire dbaerver* » < Sire:, et,Qorde3M,ous tipe le» loi# ol jfliigg munuue^ ime lit <ièiïim»iHiüté du vottiî royaume aura eîibiriuît, auront gardées et iJOSfervwâ et voulu®— Vous 1l'*s défendre et U’*, fortifier » l'honneur du Dieu,, selon votre pouvoir? Je VnÆCorde et Se promets, ftalla, m. 117' Stitj* <>/ /O nOjq i, IfiS. .\W Itymn\ 11, :Ï3. âfc Il paru s t q«« la .dmslriue de éMtt-çjtfpiu éLuL que te mêlé ment avait le droit d'ajouter au serment toutes autre» êûndmrins qu’il croyait (listes. Cm? du lis les Jfoffrse trouve jointe i'tsuUcatioti s ui vaille Adjitminplr que pnfidiétis imertagntlrmihu* quin jiista fueriui. Rôtis, Ibid,
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abus fit le bannissement immédiat du favori. Il promit de rendre réponse dans Je parlement qui devait se tenir après Pâques t «i oïi même temps Ü s'efforça, mais en vain, d'adoucir leur ressenlirneuL Gaveslim était toujours V Unique dispensateur des faveurs royales ; il éclipsait tous ses rivaux par la splendeur de ses vêlements et par le nombre .de ses gens: dans différents tournois, soit bonheur, soit adresse, il avait désarçonné les comtes de Lancaster, Hereford, Pembroke et Waréune; et, enflé de sa supériorité, il commuait a mépriser et à ridiculiser ses adversaires. Ceux-ci, toutefois, étaient fermes dans leur résolution : leur vanité avait été trop cruellement mnrüliëe pour se soumettre au triomphe étaux railleries d'n n homme qu’ils considéraient comme un etranger et un parvenu. Au parlement [38 avril], leurs demandes furent renouvelées dans des termes qui idad mettaient ni refus ni délai : des lettre 5-pa Le ntes lurent signées en conséquence [18 niai] ; Gaveslon lui-mèjqje fui forcé de jurer qu’il ne reviendrait jamais > et les évêquéè prononcèrent contre tut la sentence {^excommunication dans le cas oh il violerai L son serment [7 juin]. Edouard, pour consoler son favori, lui lit de nouveaux dons de terres en Angleterre M eu ôiiieunc?, écrivit en sa faveur au pape et an roi de France, et raccompagna jusqu’à Bristol Là G a veston qpilla r Angleterre £2fî juin] ; niais ses en non iis avaient a peine on le temps de se féliciter de sa chute, qu'a leur étonnement et à leur indignation ils surent qiihui vertu d’une ordonnance royale il avait pris le gouvernement deFtrlandel
En Irlande, Gaves ton déploya la magnificence d’un prince, et sc distingua dans plusieurs engagements heureux conire les indigènes2. En Angleterre, le roi assembla son parlement et sollicita une aide. L’année précédente, i] avait obtenu un vingtième des lords et des chevaliers , un quinzième des citoyens et des bourgeois : îe renouvellement de La requête en ce monienL [27 avril 1809] enhardit lus communes a attacher h leur vote d'un vingt-cinquième la demandé sans précédents que leur .pétition pour le redressement des griefs fut, accordée au préalable. Lotte pétition mérite faUeiui-un du lecteur, parce qu’elle énumère les abus qui pendant plus d’un siède continuèrent, avec différentes modifications, de fatiguer et d’irriter le peuple. On se plaignait : ln de ce que les pourvoyeurs dit roi prônai en! toute espèce de provisions
i Ryîii, ni, 63* 80. STrOa. TrokwL 5t G. M«ns. Muhn. <Mh 10IK Moor, 593 W#l. 0'6. Trivelf Cort. i. Krtr Btjm, uT 36, Far! M îit7J.