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sans donner aucune sûreté pour le payement : U2,J de ce qu'il avait imposé des droits additionnels sur le vin s sur le drap cl sur les autres importations étrangères, qui en avaient augmenté lu prix d’un tiers pour le consommateur; 3^ de ce que, par IV v dissemeut de In monnaie, ta valeur de toutes les denrées s'était accrue; 4° de ce que tes intendants et maréchaux de la maison du roi tenaient des plaids qui n’étalent; pas do leur compétence; 5° et exerçaient leur autorité au delà du ressort , c' est-h-dire un circuit de douze lieues autour de la personne du roi; 6* de ce qu'on travail point nommé de secrétaires, comme on rayait fait sons le dernier monarque, pour recevoir les pétitions des communes en parlement; 7" do ce que les officiers chargés de prendre les objets b Pu sage du rot dans les foires et marchés prenaient plus qu’ils ne devaient, et faisaient leur profit du surplus ; 8'* de m que dans les procès civils des ordres sous sceau privé empêchaient que justice ne tïd rendue; 9° de ce que des coupables éludaient la punition de leurs crimes par la facilité us ée laquelle les charhs de pardon fiaient obtenues; 10“ de ce que les connétables des châteaux tenaient dus plaids communs h leurs portes sans aucun droit; et M° de ce que les aubainiers expulsaient de leur # héritage des hommes qui eu avaient appelé aux cours du roi* hdouard lui alarmé de celle remontrance* Il promit de la prendre en considération, congédia les communes, eL ordonna aux lurds devenir lo trouver dans trois mois a Starnfurd h
Durant celte prorogation , lo grand objet du roi avait été do préparer le retour do Ga veston , loin duquel il semblait considérer Là vie comme un fardeau* Par sa condescendance et sa libéralité, il rompit V union des barons, et eu attache! plusieurs des plus puissants îi sou parti. Il avait préalablement sollicité les avis et F assistance de son beau-père , et avait écrit au pape en faveur de Ga veston* Il u’obtintrien du mi de France ; to pontife l’exhorta plusieurs fois à vivre en harmonie avec son peuple, et finit par délier Ga veston dé son serment } h condition qiril se soumettrait au jugement de l’Eglise ot répondrait aux accusations portées par ses ennemis, Edouard fut mécontent de celle absolution ennditîôuneUe ; mais il ne pouvait plus contenir son impatience :*îl ordonna au favori de revenir, vola h Chesler pour le recevoir, ut le conduisit à Stamford jâti juin J. Les prélats et les barons s’y étaient assemblés pour donner leur avis sur les pétitions des corn-
i. RoL Pari 1, J U
rjfAlUTBE DEUXIÈME. W
jiiu ii0s dans la session précéâenLe. SU juin. j \ leur requête * il acquiesça a tous les arliclcs, et obtint d 'eux en retour le don d un vingt- cinquième, et, ce que le roi estimait prêta bleui eut plus que cet argent, leur consentement a ce que GavesUm. dont l humiliU* les avait adoucis autant que les concessions d'Edouard , restât on Angleterre, « pourvu qu'il se comportât convenablement. »
Mais ni le roi ni son mignon notaient susceptible^^ profiter de l’expérience. Le règne de là dissipation recommença . la cour offrit de nouveau une succession continuelle de festins, de danse* ot de plaisirs; et Gaves Ion . ayant repris son ascendant, se livra a toutes ses anciennes profusions, et irrita ses adversaires par ses plaisanteries et ses "sarcasmes L On ne lui laissait pourtant pas ignorer le mécontentement général. Il avait publié a plusieurs reprises son intention de tenir un tournoi : aucun des grands seigneurs ne voulut accepter sou invitation, il ordonna de faire a Rensington les dispositions nécessaires. Pendant la nuit , les lices et les échafauds disparurent. A la (tri, 1 épuisement du trésor força Edouard de convoquer un conseil b. York L18 oct.-J; mais les principaux barons refusèrent d'y assister, sous prétexte qu’ils mêlaient pas de force contre GaveslOû, et qu’ils redoutaient sa malignité. Ce mécompte fit ouvrir les yeux au roî. 11 décida le favori a se retirer dans quelque asile secret, et convoqua tm parlement h Westminster [26 ocL], Les barons obéirent; mm leurs chefs vinrent escorlès de leurs vassaux eu armes. & février 1310/] Ce fut en vain qtf Edouard publia proclamation sur proclamation ; qu'il offrit à tous un sâpf-conduit ; qui! chargea quatre comtes de maintenir la paix et d'empêcher rapproche des hommes armés. Il se trouva bientôt complètement en leur pouvoir [16 mars], et consentit 17 mars] avec répugnance a la no* tnimffion d’un comité do pairs, qui, sous le nom d ordonnateurs, devaient régler la maison du roi . et redresser les abus dont se plaignait la nation. L'archevêque, qui avait repris F administration de son diocèse sept évêques, huit comtes et treize barons t après avoir reçu la permission royale do composer le comité ,
L It il on n ü des wnlsriquets ans pdncipftÜÈ scigdPWiï«. Ainsi - lu gentil comte Thomas de LtiriT aster, était tnnftt * te tattùH le iwntt'dum; * le
comte de Feiubroke, Joseph le juif: ■ lo comte de Glouco^ter, le roueon ; 1 et le comté de Wiinviok, « lu ubiun noir dit bois. PackJHgtont 4ij?uxt‘Lf{. Cotf. ut 4 fil. Wnls. 'J lt 97. Les ocriviihw diffèrent quant à V époque de sou retour; muiü lu nie des erdomiLi rn.es montré qUCtU' roi it olk point à Cb ester avant lo tin de juin.
2. Tl revint en H08. Pendant ait iu^aiHiàn, le pape, avec la pfcrBuss&à du roi, avait nomme un receveur des revenus do î'urchevJeiiè. A son retour on lui en rendit tout Te mentant. Hyin. n, IffSp, du g. Sav. \t «>1-
rio ntsiomi: irAAOLETEfint:
siguèrunl un acte dans leqûél ils déclara ient que celle concession était le résultat delà volop lé libre du rai, qu’au ne devait pas en faire un précédent contre îes droits de la couronne, ei que les pouvoirs que devaient exercer les ordonnateurs expireraient d eux-mêmes h la Saint-Michel de Fannée suivante [20 mars]* i )n nomma alors le comité, qui se composait de sept prélats, huit comtes et barons, qui jurèrent immédiatement de remplir leurs fonctions « h rhumieuv de Dieu, h Fbowieur et au profil de la sainte Eglise, h rbuimeur de leur seigneur le roi, à son profit et li celui de son peuple , conformément au droit et à la raison, et ou serment qu'il avait prêté a son couronnement J. »,
Les ordonnateurs siégèrent dans la capitale. Edouard était bien aise de s'éloigner d'eux, el il appela ses tenanciers militaires à le suivre eu Ecosse. Sur dix coin les , trois seulement le rejoignirent , el parmi oes trois était Ga veston , dont Lim prudence lui récompensée par de nouvelles faveurs. H obtint le château royal de XoUinghani , el fut créé justic ier des forêts au nord de la Trenl. En Ecosse , le roi pénétra jusqu'au Fort 11 sans trouver un ennemi j 1311 J. Il passa i' hiver h Berwiçk, et, au printemps, il ordonna à («a veston de recommencer la guerre à la tête de l'armée, Le favori pénétra au delà du Forth , déploya dans radio h sa bravoure ordinaire, et mérita la réputation d'un général h la fuis prudent et centre prenant. Mais ta circonspection de Bruce ne lui permit pus de cueillir lus lauriers qui devaient, espéra tir un , lui attirer ladmiraüon du peuple et imposer silence à ses ennemis, Le temps approchait où il fallait cpf Edouard ouvrît son parlement [8 août J. Gaves ton s'enferma au Château-fort de Bumhorougb dans le Xorthumberland le roi se rendit l\ Londres pour recevoir les articles de réforme qui avaient enfin été dressés par la sagesse ou les préjugés des ordonnateurs.
Vjprtb un examen attentif de ces articles, le lecteur sera d'avis qu'il y eu avait beaucoup de fort nLiles; mais il on trouvera plu-
1, Ryni ni. 200, sïtCi, 2ti4, 220, Kyluy. 52a, Fiof. PnrL î, i 15. L'dledtîmi sc ùi ainsi : Lus évoques ehtiifùrum deux comtes ; tcMii les caïuies, lieu*. ûÿèqtics, cf eus quiure élus ih'ü\ hamn*. Ces sis «n eboisuenLqiiiim1 2 autres, du nuMïil're k nnui|)lêter le uqiubru du vingt et uu. Part. W ritfo Tl, par, ü, p. 27.
2. U vin, 220, ail Moôr, 5!>:L Hcruipp 218. Bnmboi'tiHKÜ nppflrtenint a lady
un rdle du tnetnaria! de i'offlee du rrji r il parait qu'Edouaïd duimindu uet divers 'es maison» relïgieu&Pi l'aide ilt; rhitn-etles el île ehevüLii pour porter des vivres et de» nmimiuns il l'nrinec déçusse. Le» chefs de quarantedeux in u iso us sV.jfc usèrent, et vjn^i en alléguant leurs punmrfc et insuf/sance. Dé là ou ü. fbrl jiLsteiueuL inféré que les muUuns l ellgiuLiiiai pouvaient blttti ne pus être aussi Tieh es qu'un Vu ftcncndçuiettt supposa'
CIIAHTKË BKUMKMI'.. 'M
i[ui empiétaient sur les prëïqgûthrêé LégUunes de ta couronne, ol d’autres qu'il soupçonnera avoir il 6 dressés pour satisfaire une vengeance particulière, Les^six premier , relatifs au droit de l’ Eglise , îi la paix du roi , nu payement de ses dettes, h Faeensement des droits de douane et à r observa Lkm do la grande charte, avaient déjh été publiés avec quelques modifications par le roi avant d'aller en Friande L Les principaux d1 en tr# les autres étaient les suivants ; que toutes les concessions qui avaient été faites pur lùlouard depuis rétablissement de la commission , et par Conséquent celles ou faveur de Gavestcm, seraient révoquées ; et que lotîtes celles qui seraient faites uUérieiircnieïU sans le consentement du baronnage assemblé en parlèment , et jusqu'à ce que les dettes du roi fussent payées, seraient invalidées, el exposeraient celui qui le? auraif reçues li telle punition que b baronnage ordonnerait; — que le roi ne quitterait point le royaume, et ne ferait point la guerre sans le consentement du. a baronnage ; et que dans le cas oh il s'absenterait, un regeni serait choisi d’un commun accord par le baronnage en parlement ; que toutes les réquisitions de provisions, excepté Celles qui étaient anciennes et légales, cesseraient, et que ceux qui se permettrai ont d’en faire d’autres 'seraient poursuivis h clameur de haro, et punis sur L'onv ici ion comme voleurs; que les nouvelles taxes sur la laine, le drap, le vin cl autres marchandises, seraient abolies ; que tous les grands officiers de la couronne , les gardiens des cinq ports ci les gouverneurs des possessions étrangères du roi, seraient choisis avec l’avis ot Fasse! U i mon I du baronnage en parlement ; que les shérifls seraient des personnes de fortune suffisante pour répondre de leur conduite ; qu ils seraient choisis par le chancelier, le trésorier et le reste du conseil, et , en l’absence du chancelier, par le Lrésoriér, les barons de F échiquier ci les juges du banc du roi, el qu'ils recevraient leurs commissions revêtues du grand sceau * ; que Gavôston, pour avoir donne de mauvais conseils au roi , s’ être approprié les deniers publics . avoir formé nue association d'hommes ayant jure de vivre et mourir avec lui contre tous autres, avoir aliène F affection do souverain do ses sujets liges, et obtenu des chartes en blanc où éteil
L. A ^DrttwwpLün, innùc Voyea Jîof. %àrl. i, lUî. Les droite dcdouuur avaient è\é lÿrftiim^iQ affirmé» partit des Frt^colbaiih de Florence .
■î, U n'y avilit rtûe anse* an* quEdouimï I"' avait conflenti ii ce que tkkotiûri det sli^riïts f cil fuite par k» &QBilé» euï-üaèmrs, si ben ltiur seniulfiic ïsiüt 0/ JW/m. i, iao.
histoire 3 c* letf.il ftti>
apposé le aceau royal, Sérail banni pour loujoujÉ’ de S Angleterre rt de tous pays appartenant h ta ronronne, partirait avant lu premier jour de novembre, et s’il était trouvé dans les états du mi passé ce jour, serait traité comme ennemi de la nation : que le lord Henry Beaumont, pour avoir reçu des concessions du roi depuis rétablissement de la commission , Rapprocherait plus du roi, à moins que ce ne fût pour s'acquitter de son devoir en parlement ou en guerre, et que scs revenus seraient confisqués jusqu’à ce qu'il eût remboursé tout ce qu’il avait pu recevoir par suiLe des susdites concessions ; que sa sœur, lady Vescy, qui avait obtenu ces concessions, ne se pré son ternit plu? dans les limites de In cour, et rendrait au roi son château de Ilamborough , qui, en réalité, appartenait h la couronne; et que, pour prévenir tout retard dans F administra Lion de la justice, des parlements seraient tenus au moins une fois l’an , et plus souvent s’il était besoin l. A ces arlïcles, on eu ajouta quelques autres, mais moins importants, relatifs aux appels, aux mises hors la loi o! a Tantunîé des maréchaux et intendants de la cour du roi. Le lecteur peut aisément concevoir la détresse d1 Léonard quand on les soumit tous ensemble à son approbation , Jaloux tic conserver intacte l’autorité que son père lui avait transmise, et plus jaloux encore de garantir son Favori de la sentence de bannissement, il lit des objections , des plaintes, des prières; mais les barons furent inflexibles, inexorables ; ci le roi, apres de longs débats, censem lit h signer et h publier les ordonnances [10 oet]. Préalablement , toutefois , il protesta solennellement que si aucun article se trouvait être alLentaloire aux justes droits de U couronne , ou était reconnu n’avoir pas été autorisé par les pouvoirs donnés aux commissaires, il serait considéré comme nul, et qu’en conséquence il se réservait le droit d'amender cet article avec F avis des lords ordonnateurs el de son propre conseil a. Cette protesta-
lr A couse de l'irnrporUinct' qu'on a quelquefois attachée à ctutt- urdormunce, jf yuis hi transcrire un initier, Attendu que beaucoup <ie pïfrsbnne* sfmffiënt des deitt ÿ duos leurs de amadou à lu cour du roî, paire que' hi partie adverse allègue que réponse ne deit pa* être faîte aux demonàetirv hors de lu pi^àjoafeé du mi, et attendu <juu beimeoup Ju personnes sontlésee^cantrE? tout droit parles
* officiels du mi, et qualité ne peu veut obtenir le redresse ctim de leurs griefs stins un parlement camimin, nous arrêtons que le rai tiendru nu parlement une
• fois Van, uiî deuy fois si besoin est, ci dans un lieu ctmyeimhlo ; h que dans ce iiiLrfemçnl les plaids qui imtsOufFeTt des delais comme il a été ilii ci-dessus, t*i les plaids dan* Lesquels les justes ont été d'opinions différentes, seront rapportés et décidés t cl que de lu même manière seront déridées les pétitions qtuont été présentées en |tfkr]emon1,ct:iinmu lu loi et Sa rmnon le iloirmwWont. > IS" 29.
'2. Rof. Part. ), 281 1 1T7, ïtvley, SSUj 511, Nmv Rÿm. n, llfî, Lu protüs-
ui vhtiu: lïKt xiioir:. m
liujt prouvait suffisamment ta résolution oîi était ta roi de bris Or les entraves qu'on lui imposait dès qu'il pourrait le faire avec impunité.
Ga veston resta avec Edouard jusqu’au jour fixé pour son départ îl< v nov\]< Ils se séparèrent en pleurant. L'exilé débarqua en France, passa en Flandre, et présenta au duc et à la duchesse de llrobanl les lettres royales qui le recommandaient a leur proi action. Quant au roi, il prorogea d’abord le parlement 18 noir*], en prononça ensuite la dissolution , et en convoqua un autre 19 nov, puis , cachant avec soin son intention, il se retira soudain dans le nord jlflr janvier 1312], ou lise trouvait moins soumis au contrôle des barons. Ceux-ci se félicitaient de Bavoir enfin séparé pour toujours de son favori ; mais ils apprirent bientôt qu’Iidomird et Gaves ion s'étalent rejoints a York. Puis parut une proclamation royale [18 janvier] qui déclarait que le favori était revenu pour obéir aux ordres du roi; que c’était un bon et loyal sujet, et qu'il était prêt b soutenir son innocence contre les imputations do ses accusateurs* Il lui fut faïL une nouvelle concession de ses biens et honneurs précédents [24 février] L
Le plus puissant des seigneurs anglais était Thomas, petil-iils île Henri 111, qui possédait à la fois les cinq comtés d© Lancaster, de Lincoln 7 de Leieesler, de Salisbury cl de Derby. Les barons confédérés le prirent pour chef, et, sous le prétexte d'un tournoi, assemblèrent on secret les chevaliers de leur parti, Edouard para!; no pas avoir soupçonné tour dessein Au lieu de chercher a opposer la force b la force, it se contenta d'envoyer des commissions [8 mars], en vertu de sa dernière pro testa lion, pour la révision des ordonnances*; mais il fut rappelé au sentiment de son danger par rapproche soudaine du comte de Lancaster; qui, ne trouvant pas le rot à York ? se h A ta do marcher sur Newcastle [4 mai], Edouard avait ou le temps d'évacuer la place quelques heures avant Larme© des barons. Il s'enfuit a Tynemmilh 5 mai K no tint pas compte des larmes et des prières de sa femme, monta avec Ga veston a bord d'un navire, et débarqua saiu et sauf à Scarborough, Le favori, pour plus de sûreté, resta dans le châ-
uui&ïi tin mi nY‘*l pus tUms U- nMe ; mÏLut rciisloficc vu est affirmée dtius dos édiùs qulï publia plus triril. ,1e dots Ajouter que. d'après lu teneur des indou wuire», il est l’Iuix que l'autorité du jjûrlement éudt jusqi^wors supposée résider datas tif buroiuigc T k* grand consinl premiers réjpi;^. Les communs p "avaient rien û luire qu'a préjîdüîer des pétitions et à accorder de l'argent.
, 1. fw iuf 387, üm, mx 304, 308. TrokçL 9. Wals. <M
2. Ryley, Plaç. 530. Rot. ParL ît 147. Pari PTnfei ti* App. 48,
tenu ; le mi se rendit h York, eL déploya la bannière royale, Lancaster n'alla pas voir la reine a Tynomouth , de peur d'exaspérer le roi contre sa femme; mais il lui adressa une lettre de compltrnenls et do condoléances , revint sur ses pas , se campa entre York et Scarborough, et chargea les comtes de Surrey et de Pembroke de meure le siège devant le château. Ce fut en vain «[uTdounrd leur envoya F ordre de se retirer [17 mai]. L'infortuné Gaveslon, voyant que la place mêlait pas tenable, se rendit, avec le consentement du roi T au comte de Pembroko, h condition qut\ s'il ne salait point effectué d’accommodement avant le îJ-r août, tl serait réintégré dans la possession de Scarborough. Il avait été convenu que le prisonnier serait enfermé dans son propre château de WaUiugford î el le comte et lord Henry Percy se portèrent garants de sa sûreté envers le roi, sons peine de la perte de leurs l erres, membres et vio. De Scarborough » Gavoslon se dirigea sous leur protection vers Walîingford ; h Dedington, Pembroke lu loissa sous ta garde do ses domestiques, ol alla passer la nuit avec sa femme dans le voisinage. Le captif se livra au repos sans soupçonner de danger; mais ale chien noir avait juré de faire sentir ses dents au favori; » et avant le jour, Ca veston reçut l’ordre péremptoire de s’habiller et de quitter sa chambre. A la porte, au Lieu de scs premiers gardes, il trouva, h son grand étonnement, son ennemi , le comte de Warwick, avec une troupe nombreuse. Il fut aussitôt placé sur une mule, et conduit au château de \\ arwiek , ou son arrivée fut annoncée par une musique guerrière et des cris de triomphe. Là, les chefs du parti tinrent conseil sur le sort de leur prisonnier. A la proposition de lui laisser la vie, une voix répondit : « Vous avez attrapé le renard : si vous le laisse/ partir, vôus serez obligés de vous remettre en chasse ; » et il bu défini tivehienl résolu de no pas tenir compte de la capitulation, et de le mettre à mort , conformément h nno des ordonnances. Quand on lui annonça son arrêt , Gaveston su jota aux pieds du comte de Lancaster , ot implora, mais en vain , la pitié et la protection do son « doux lord. » Il fut mené on Mte [19 juin I h Black- Icnv-HiU ( aujourd’hui Gaversike) , et décapité en présence des comtes de Lancaster, de Hereford ot de Surrey. La nouvelle de sa mort fut reçue dans la nation avec étonnement et terreur, Les annales du royaume n' offraient pas d'exemple d’une exécution pareille depuis la conquête. Ceux qui 1 avaient consommée la legardaient comme une expérience dangereuse, et pour cette raison , la victime avait été conduite dans un lieu soumis a la jun-
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diction du comte de Lancasto» f|if une puissance plus grande et sa parente avec le roi paraissaient moi ire à l'abri du danger. Mais ils furent déçus* Le sang de G a veston fut vengé plus tard dans celui de son persécuteur L
La première nouvelle do eet événement jeta le roi dans les plus violente transports de douleur, qui peu h peu firent place h une forme résolution de vengeance* 11 était allé d'York à Ber* vlck ; mais il revînt immédiatement vers la capitale, et fut rejoint en route par le comte de Itemhroke* La conduite de ce seigneur donnait lieu I» beaucoup de soupçons* Ou croyait généralement que, de morne qu'il avait accordé la capitula tien h Gavrston sans consulter ses confédérés, do même , pour les contenter sans exposer son honneur, iî avait permis a dessein que son château de Dedingttm fut forcé par lé Comte de Wnrwick. Il réussit pourtant h convaincre le roi do son innocence, et prouva son assertion par son attachement ultérieur ii la cause royale* Edouard, en se rendant a Londres, convoqua un parlement [S juillet], sollicita des secours do la Franco , et assembla un corps considérable do troupes. Niais l'arrivée des barons à Ware, et le Ion résolu dom ils liront leurs demandes, rengagèrent a écouter les exhortations pacifiques du cardinal de Saini-Pmca, légat du pape, et celles des envoyés du roi de Erance; et lu naissance d'un fils ot ïtéritier, qui arriva heureusement il celle époque [15 «ov.J , sembla presque effarer de son esprit la tiu prématurée de son favori. Des conférences se tinrent [11 nov.J entre les députés du roi et cens des barons , on présence des ministres étrangers , et on adopta unanimement [20 déo/j un projet de réconciliation, sauf rapprobation du comte de Lancaster et de ses principaux alliés qui étaient absents L Lu des articles reçut bientôt son exécution [7 février 1313], celui relatif h la remise an roi de la vaisselle plate et des bijoux qui avaient appartenu a Ga veston L Mats les barons confédérés demandèrent* pour leur propre sûreté, qu'il
1. Rym. 111,327,328, Ui. Mou: Main. 13 1-1 SL Trufcd. 13-17, Wük.
1Q0, lui. Le curpfcde Gaviistou fut înhurtê par W moines dans Unir enlise u Oxford : kl fut ensuite repris par b* roi tri enterre «Jnns la nouvelle église de Lfmg- Il-j* Edouard -plnçu do nos propres ni ni lis doux prudes de tlmp (for mir la nimbé, m-.v riéèûp ilos tuà r rüiut‘5 , le St iw^ier ISSïfî, ( «inaptes île ht ^arde-robû de cette urinée ; Knyght. ,233:1, Lvl. Cvif. i, 3 m,
3. 1 lieu l fit nj.nr >;, le i 1 mars, motuttf ritrchevÊque Wîmbekeüt le grand conseiller de $ Wons sous ce régin*, eomniu il Lavait été sous le demçfer. Ipsin* Roî*rrtl hartatUi Hindou npiul iSriulv, ni. 11£L
.3* Mous p Durant? juger de la richesse de Gavestun par sa vaisselle pinte et $ùs bijoux, dont rinvofsiniro rempli! rmq page* dans Hynier. IM. HîSJS— îïn.rL
Mtî HISTOIRE LVAXtiLI’iMltnE.
fût déclaré traître, demande qu Edouard rejeta avec indignation [18 mars]. Deux parlements furent convoqués pour ratifier le traité ; mais la çrainte empêchâtes principaux agents du meurtre de se présenter au premier, el ils se retirèrent du second , sous prétexte de l'absence du roi , qui était allé en France, et qui no revint qu'une semaine après ^ouverture de la session. Enfin toutes les difficultés furent surmontées* Edouard siégea sur son Irène dans la salle do Westminster \ les barons b genoux exprimèrent leur douleur do l'avoir offensé; une amnistie générale lid proclamée, et le jour suivant, plus de cinq cents pardons particuliers furent expédiés aux soigneurs et chevaliers qui avaient fait partie de la confédération L
Il est temps de revenir aux afibircsd'Kcussc. Tandis tpfEdouard luttait pour un favori, ii avait réussi a perdre mie couronne. La facilité avec laquelle le dernier roi avait a plusieurs reprises envahi FEoqsse, entretenait la persuasion que les indigènes ne pourraient jamais résister a la puissance de l'Angleterre : et les progrès lents mais constants de Bruce étaient vus avec indilTé- , ronce ou mépris. Une fois, il est vrai, Edouard, et ensuite Ga¬
ves tou par scs ordres, avaient passé la frontière; mats le roi d'Ecosse s’était prudemment retiré* devant eux; et tous deux étaient revenus en Angleterre sans presque avoir vu un ennemi. Sur ces entrefaites, les forteresses qui commandaient? le pays tombèrent successivement aux mains des indigènes. Le dut tenu de Linhthgow fut pris, dit-on, par la ruse d'un paysan nommé William Btnnock. Il cacha sous un tas de foin quelques hommes armés qui, lorsque te chariot fut entré sou s la porte, se rendirent maîtres de la garde, et s'y maintiiirenL jusqirh l'arrivée de leurs compatriotes IJ. Bruce lu r-mô me surprit Eerlh la nuit [8 janvier 1S12], IL traversa le fossé, une échelle sur les épaules, et fut le second b monter sur le mur3, Rmdwrgh fut pris par escalade, tandis que la garnison se livrait aux excès du carnaval 4 [28 février 1313}. Le château d'Edimbourg fut le dornier quEcéda, A minuit, Kandajf, comte de Morav, avec trente compagnons, gravit le rocher : Ealanno fui donnée: le gouverneur, qui accourait sur les lieux,
1. Rvm. iu, J 04, 42g, 442-4 tï»; .\fou Mutm, 125-134. Wuk. 102, U\:h On Jjîissji en riuhtie icm|j& un acle <T indemnité en laveur rie cnn* qui uvaieni été ît*S adhérent* de (rjivestun, S/nO 7, Rthü, n. St r i.