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CHAPITRE DEUXIÈME

bi>n phiteir, il* faisaient la guerre entre eux ou la faisaient aux indigènes : les haines de famille se transmettaient de père en fils; et excepté dans le voisinage de Dublin, siège du gouvernement de la province,, le « pale » était divisé entre une multitude de petits tyrans qui ne connaissaient d’au ire loi que leurs propres intérêts, et unissaient au s avantages d’une civilisa lion partielle mie férocité de sauvages. Se sachant les premiers agresseurs, ils regardaient les indigènes comme des ennemis naturels* Ceux qui étaient, dans tes limites du pale, ils les réduisaîeul h la servitude la plus abjecte; ceux qui étaient en dehors, iis les harcelaient dT excursion s militaires- Mais leurs agressions furent payées du reSSÈiffünetd des victimes; et la nécessité de sa propre conservation engendra un esprit de vengeance implacable* Tous les Irlandais furent compris sous la dénomination générale d'ennemis et de brigands : le meurtre d'un indigène ne fui pas considéré comme un crime que la loi dût punir ; et l'homme qui avait intlïgc les maux les plus cruels aux tribus Voisines était le plus distingué parmi ses compagnons K

De Tautre cdtc, les descendants des premiers habitants étaient également ennemis des lois et également vindicatifs. Dans les annales de r Irlande, nous les trouvons perpétuellement engagés dans des dissensions et des guerres. Ils combattent tantôt entre t eux, tantôt contre leurs oppresseurs. Nous les voyons parfois acheter Possistanee des Anglais pour pouvoir se venger de leurs compatriotes; parfois marcher sous les bannières d’un baron anglais, pour envahir les domaines de son voisin7. Mais quelle que fût la cause qui le* appelai aux armes, on pouvait suivre: leurs pas au ravage qu'ils faisaient, et leurs victoires se célébraient toujours par le meurtre et Pimsendie. Bref, la soif du sang humain, l'espoir et la poursuite do la vengeance, étaient également ar¬

du roi dan* rtilBtflr, avait fou saisir Ses terres des Mundevilk peur le payement de* iftsos dfi roi. Pour «é venger ils riisHciulilcrent une année , entreront sur te domaine royal ut brûlèrent cinq communes , trois moulins et devis nulle mesures de blé. " *

1. Voyez Portion, xut 2HT 30. Peur cette miaou las Irlandais se faîaûeiit fréqnemci eut accorder dts cnortes du rov , qui les investissaient nu car fi clore el dés tiroirs des ÂiiglnÎFi A qLidû»e$“iina r«s cûBCcsfdôns iJ-ëtüieut fuite* que jjour lu vie ; souvent elles s'étendaient ii des tribus entières et û leur postérité a toujours, comme à 300 Mac Oter, a ICO Mue GüthmuiHl, etc. Le motif, du côte du mi, était le umBt : Quad est ai t ommodum régis. Yoyei Petit, m Part 18- EtL i, p. Gît, fip, 135, 127. New %tiî. u, 80.

â- Dana le ea* mention mi ci-déMUs, deux rois irlandais assistèrent les Mouduville, et six le gramLmaitre. Ils finirent par tourner leurs armes les uns contre le* autres. Ryuci n, 1Ô6ÏÏ.

mSTWLŒ li'ASGLKTERRK.

dtmls chez Vinclrgène ol chez Eëtmiger; et -hacun d'eux était poussé par la conviction que la destruction de l'autre était essentielle b sa propre sûreté.

Lorsque Edouard, avant son expédition en Ecosse, a va H ordonné à ses vassaux de le rejoindre à IJerwick, il avait aussi écrit a ses « bien aimés » les chefs des tribus irlandaises, les requérant d uo eompûgner de Bourg* te comte dTîster* qui était chargé d’amener une année b son secours t. II m fut pas tenu compte de ceUr requête. Les Irlandais voyaient les efforts des Ecossais avec mi sentiment de sympathie. Les patriotes combattaient contre cette même nation qui les avait si cruellement opprimé 5, eux aussi. Ils descendaient do la même race, parlaient un dialecte de la même langue* et conservaient * à beaucoup d’égards, les mêmes institutions nationales -♦ Quand arriva la nouvelle de la victoire de Bannock-burn, elle fui reçue avec enthousiasme, et la conviction que les Anglais ir étaient pas invincibles lit naître l'espoir que l'Irlande pouvait recouvrer son indépendance, [lû marsj Edouard découvrit que les gens de T Lister enlreteriaienl une correspondance active avec la cour de Bruce. Craignant pour la sûreté de ses états d* Irlande, Ü envoya raubainior, te lord II lord, avec les instructions de traiter avec les chefs indigènes, les tenanciers do la couronne et les corporations des bourgs 2 3 4 ; mais avant que ce seigneur no pût exécuter sa commission, Edouard Bruce, frère du roi d'Ecosse, avec une armée de six mille hommes, était débarqué dans lo voisinage de Carnckfcrgus [±h mai]. 11 fut immédiatement rejoint par les O ‘Niai, qui dirigèrent sa marche. Ils brûlèrent Dtmdalk [Ï9 juin], désolèrent la plus grande partie du Louth ; et à Àtherdee, les habitants, hommes, femmes et enfants, qui s’étaient réfugiés dans l'église, périront au milieu des flammes. Mais rapproche de Butler, le lord lieutenant % et du comte dTIsLer, engagea les confédérés h s’en retourner, ils se retirèrent a Conyers, laissèrent leurs bannières flotter dans leur

1. Rym. in, 17 ti. Lu düffëreiKe entre cotte lettre et les soamillions dVutftgç

n.uJt prouve qii’aûctm dey ç&qDs iHuiidjtk ne lui avait jure fidélité. Il m

donne à n lil'iÏii le titre de mi, unies celui (le duc il vingt -six.

2. Otxmeàfqgei initier iisScotiæ de noirtnl majore Scaliri. .siinguinb origîticw nuujpfieniiii, linguam noslmiti et eoiLdilksiioa nosirtn* quodtimmodn rfitmeMcs, Memvrial zrbxaartîf, npud Fard, su, !tâ.

3. ttym. ni, 611K 11 paraît quil y avait quatre villes (ftHlvunieù£ par des maires : Dublin» VVntyrford, Cork et Kûs$; ut trois bourgs royaux avec ün igteudain vt des baillis ; KiLkeuuy, droghedja et Triai. Les auiravillc* cT Irlande appartenaient â leur» seigneurs ia*RpeeLifsï.

4. Jjjfnopltt ce (Orme comme plus en tÙtAjgti : le litre origi nuire o&i justicier.

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