‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 42 sur 327 · CHAPITRE DEUXIÈME HT · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME HT

tomba dans l'attaque, et ses hommes se rendirent aux assailknls [ [14 mars , Alarmés de ces pertes, les Ecossais qui tenaient encore pour les Anglais sollicitèrent du secours, et les habitants des trois comtés du nord se plaignirent d%ro abandonnes par le roi aux incursions déprédatrices de leurs voisins* [1314] Enfin la nouvelle arriva que Mowhray, gouverneur de Stirling, avait consenti h rendre cette importante forteresse, si elle n’était point secourue avant la fête de saint Jean-Baptiste. Edouard, ostensiblement en paix avec ses sujets, jugea l'occasion favorable pour une expédition en Ecosse* 11 convoqua ['27 mat] ses tenanciers militaires a Bqrwick, ordonna des levées d'infanterie dans le pays do Galles et dans les comtés dit nord de l'Angleterre* et demanda assistance aux chefs des tribus irlandaises. Mais tous ses projets furent, traversés par la discorde civile* Dans di s conférences réitérées qui durèrent sept semaines, les ordonnances furent appuyées par les lirons et repoussées par le rot : le clergé des deux ordres refusa une aide; el les comtes de Lancastre, deSurrey, de Warttirk eUrArundel, et probablement beaucoup d'autres, influencés par Leur exemple, désobéirent aux ruminations* [JS juin] Une semaino avant le jour fixé puur ta reddition de Stirling, Edouard partit de Berwiek : et quoique Farinée fût encombrée d'une longue suite de chariots de provisions et de machines de guerre, il arriva dans le voisinage de Stirling la veille de la fêle ^ Bruce avait employé le temps h faire Ses préparatifs pour le combat* Son année, composée de trente mille boni mes de choix, s'étendait du ruisseau de Bannock b droite au voisinage du château à gauche 3, et était protégée eu front par dos fosses étroites creusées

U Ford. su. ÏWrb. 211* I*J, CoîL n, 51ti*

2. Il est ixnpcMucibke de ü n voir an j m.to queÏÏés ûiuL&iii Ira for ctô d'Edouard. Fordun le* élève ritlicMli-’iiifciiït n M0r])Ol) chevaux, et à un nombre égal de fen- Uissins. Mais les vers nivit cite comme autorité peuvent avoir un küiis dillbmit. Ford, ïii, 21- Cuintno les plu» puissants comtes ne vinrent pomifWaJs. 10 J , et que plusieurs autres furent excusés par les endonnances royale* .Hyrc. ni, 47 II , il est probable que U cavalerie nutuit pas aussi nombreuse qtiu Furdkmin1. Ce île d' Friande ne ipurutt pus èfcré arrivée* I* infanterie convoquée par ouïr es ji h x s!i.*riiïs montait à ÿl.fjia homme». Rjtïi. tiï. 431 . Lord H ai les, en Contradiction avec Hume, fait la remarque que ces ftiiuussins furent faim lis par douve comtés et par quelque# 1 or iLi ; et que si tous les comtés et les b&nnt*. tf Angleterre fournirent feur ronüngbiit dnn* une proportion «gâte* lTannérf doit avoir monte à un nombre immense. [Annnl. ti, il, Mais il n’y a pas de preuve qu“ils le lire ut. Les en mités eu question fourni ré nt 1 1,70 il lionïmes, parce qu*il* étaient situés le plu# prés de IVrmemt: les 7,0411 n^unila furent demandes au pays et aux imtt- •■heü sle t t ailes, parce- que le roi uvml besoin dKli ouïmes ateoutumésà combattre dans tes forêts cl les montagnes, et * capables de cluissor l'ennemi û tons fortibus et moroatgyphi otputftms ttimgiJLs putebU uceessus* > Rym. mt i H 1 .

4- lui plupart îles écrivains représentent les E e nssah cominefÿfot lotir front

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dans la terre et cachées par des claies recouvertes de gazon, suffisamment fortes pour porter un homme à pied, ei suffisamment fuibfeg pour s’enfoncer sous le poids d’un chevalier armé et h cheval. Douglas ci le grand maître commandaient le centre; Edouard Bruce était chargé de l’aile droite , et Randoll' de la gauche. Les hommes d’Àrgyle, de Carrick et des îles composaient un corps de réserve ; et h distance dans une vallée étaient quinze mille hommes que le roi ri’osait mener au combat, mais h qui il avait donné pour instructions de se montrer dans la chaleur de Faction comme une nouvelle armée accourant au secours de ses compatriotes L

La veille de la bataille, il y eut uue chaude affaire entre les avant-postes des deux armées, qui se termina en faveur des Ecossais. Bruce do sa hache d’armes fendit le cn\U0 de Henri de Bob un, chevalier distingué ; et ses troupes saluèrent la prouesse de leur souverain comme un présage de victoire" Airçoint du jour !>M juin', ils Rassemblèrent autour d’une éminence, sur laquelle Maurice, abbé fflnchaffray, célébra la messe, et haratfgua ses auditeurs sur le devoir de combattre pour la liberté- de leur pairie. A la fin de son discours, ils répondirent par de bruyantes acclamations ; et F abbe, pieds mis, un crucifix h la main, marcha devant eux jusqu’au champ de bataille. Aussitôt qu’ils furent en ordre, il leur parta de nouveau, et quand il pria, ils tombèrent tous à genoux. « lis s’agenouillent, s’écrièrent quelques Anglais; iis demandent merci* — Ne vous y trompez pas, repartit Ingôlram d’Umfraville ; ils demandent merci, niais c’est seulement^ Dieu1, w

11 est difficile do recueillir dans les récits contradictoires des écrivains écossais et anglais les parlieularilés de cette bataille. Les Ecossais, b très-peu d’exceptions près, combattaient h pied* armés do haches d’armes et do lances. Le roi paraissait à leur tété* et portait les mômes armes que ses sujets. L’ai laque fut faite par l’infanterie cl les archers do l’armée anglaise ; et le choc fut si terrible, la résistance si obstinée, quête résultat resta longtemps douteux. Bruce fut forcé de faire avancer sa réserve, et, comme

îiusud, et .ftiirlinp tterriere eux, J’üi fliüvi lonl Hiiiles, qui décida k*frut après inspection du terrain : 12 . 11 Tain remorquer touU’fots qip&toor donne lu

même position au! An plais. Ils combattirent la soleil dons les yeux: s’ils eussent nt tendu jiifntft midi, if eût été à leur droite. Mo or, Afl4,

L Ford, cura Goodn.ll, p S5Û. iidt, t>, Ford, ït, ^1.

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dernière ressource, d'ordonner è un petit corps d’hommes d'armes d’attaquer les archiTs en flanc. Ce mouvement décida du sort de r armée anglaise. Elle s'en fuit en désordre ; el les chevaliers, avec le corn le de Clouées ter a leur tète, se jetèrent en avant pour renouveler le combat. Mais leurs chevaux s pm barrassèren t dans les fosses ' : les cavaliers furent renversés, et l'apparition opportune des Ecossais qui avaient été postes dans la vallée répand il l'effroi dans les rangs des Anglais1. Edouard, qui ne manquait pas de bravoure personnelle, piqua des deux pour prendre pari h la bataille; mais le comte de Pembroke s’interposa sagement, et le mena h distance. Ci il es d’Argenlyr, chevalier renommé, avait été jusqu’alors chargé de la défense de la personne du roi : le voyant hors de danger, il lui dit adieu; et tournant son Cheval, il retourna h bennenii. ü cria :« un Argentyrl » s'élança au plus fort du combat, et rencontra bientôt la mort qu'il cherchait :1.

C’était dans une pleine cou lias ce de la victoire qu'Edouard était accouru h ïtonoek-burn : il s'enfuit, poursuivi par un détachement de cavalerie écossaise; ot il n'osa s’arrêter que lorsque le comte de March le recul dons les murs do Dunhar, d’où il se rendit par mer en Angleterre* Sou sceau privé el ses trésors, ainsi que les machines de guerre el les provisions de l'armée, tombèrent aux moins des vainqueurs Le nombre de ceux qui furent tués dans le combat no fui pas grand ; mais les fugitifs, sans chef ei sans lieu de retraite, errèrent dans la contrée ; el ri Y on épargna la vie des chevaliers et des écuyers dans l’espoir d’une rançon, le sang moins précieux des fantassins fui versé sans merci. Bruce àe conduisit avec bonté envers ses prisonniers ; el en échange du comte de Hereford, il obtint la liberté de sa femme, de sa sœur et de sa fille, de l'évêque de Glasgow et du comte de Mar Il crut le moment favorable pour proposer un traiLé entre

l . Quoique Baril our garde le silence, |e fuit tic lu mort de beaucoup d'homme* dan* les* fosses est montiûûnë par FoTthm, xu, $0, ci Aioar, 50J.

3. Quitus ab Anglicis Tisi.Sji pttlabunt cas fuisse excr durai.... qui A agios itii atapKluF., et hure mes midi dit, etc. Fard. p.

4. VVidsiiig; 1PÔ. Mopr, ôOl Lcî. u, 517 , Mim. Malm. 1 lü, là a .

t Je transcrirai Lu tlgscKndon d«Fordüa. Beuin ameuta, grèges que nvium et pocurmn, tïumcnluni et hordeum Cuti! maleuâmis pertutiiihus. et vimmi îjj dpUn nique cadiferm*... cura petrariis ci ligonlbus, tmbiculw et ninngoncllb, jcqlis et ragoniis, pjurüiouihu* et ismopeis, f midis el fanniharcjis, eroumque b»1!- Ijclh umdi mis. Ford, xn, ïïl Dâulre* ïamnLiscrhs ajoutent tribitchctis et urietibus, p. 2-ÜI.

ô; iïym. ni, 118. 196. La su?ur de Bruce délivrée [il ors était OhriâtinCt xuavi* dû Christopher Scaton. Sa vœm Marv a vu il «te délivrée de sa cage du ehîUtmi

mu lUSTtilltF. li'ANGl.E’tT.UUt.

j«ux national mais lorsqu’ Edouard lai refusé lu litre du roi, l'Ecossais indigné mit fin à la négociation, convoqua sou parloimmt [18 sept. 131 âj, et s’occupa de régler sa succession Son seul enfant était une fille non mariée, nommée Marjory ; et pour ilviter les dangers qui, dans les circonstances présentes, pouvaient menacer te règne d’uiic femme, il fut arrêté @6 avril], avec le consenlement de la princesse, que si le roi mourait sans laisser de fils, la couronne passerait à son frère Edouard Uni ce et aux liéri tiers mêles directs de celui-ci, a défaut desquels elle reviendrait à .Marjory et à ses descendants'-.

Mais les Ecossais ne se contentèrent pas de revendiquer leur propre indépendance ; ils entreprirent de délivrer l'Irlande du joug anglais. Celle Ile était alors divisée entre deux races d'hommes différentes de langage, d’habitudes et de lois, et animées il' une haine mortelle l’ une contre Paître. Les districts les plus sauvages et les plus montagneux, et la majeure partie du Cunnaught et de l'Osler, étaient occupés parles indigènes : les Anglais s'étaient établis le long des côtes de l’est et du sud, et dans Lotîtes les cités et villes principales. Par Anglais nous devons entendre une agglomération d aventuriers de differenls pays, de 1 Angleterre "du pays de Galles et de la (mienne, hommes ou descendants d’hommes dénués do toutes ressources chez eux, et qui avaient compté sur leur épée pour se refaire une fortune au dehors. Ils professaient fidélité a la couronne d'Angleterre ; mais leur fidélité n’émit qu’un vain mot. Depuis l’expédition de .Igan, ils n’avaient point vu de souverain ehe* eux, et la sévérité avec laquelle il avait puni leurs délits avait été promptement oubliée. Eloignés de la cour et dans une île considérée comme étrangère, ils méprisaient l’autorité du souverain; el dans le^ nsuis do leurs châteaux ils bravaient la rigueur des lois *. Suivant leur

Jtoihurali, et écbuu ec-c pour Wtt! Ilt Com j n , îles l’nitiiBC 1311 ttjn). m, JtM. U vumlcsso ilr Buihnn rtlo-mèma, apré* Être ri'Mri- sept ans date îâ OigQ. cii livrait été tiree, un mise ton* k ftaide de laràBi+mimont* vu nvnl 1314. Byin, m, it il Je tk>ïi* dire qtte parmi W prisonniers était ïfastndi , came et poWe dt< ‘Ik-hffi EdoiàwdVavnit. forcé ft«lcr à lu «% fie WW» <f jbrer

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L ïlym. IH5. Lus d’Edouard étaient mtsuis de deux sortes de

pouvoirs. 1W l'an k roi était dit avoir feiUetto demaMjuï on Fardent désir .de la puix e\ prime pr Bruee dans une lettre n lui t wsl nutrei cVtFtit pour pliure h non père et ame lu de France, qm axait redftin^oàttc kveur. Dans Ums deux! Bmeé et adhérents «Huent appe lés .w Roi £Tt de Bruüt et les gens d’Ecosse, k qui noua avons guerre, iiui. V0'- i , 14 i* 1JJ..

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