‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 45 sur 327 · Annal. Hit. imn · texte numérisé non relu

Annal. Hit. imn

m HISTOIRE IV ANGLETERRE*

Ecosse. Mais eu mémo temps un traité se concluait antre Edouard Bruce et Donald O' Niai, appelé, dons les ordonnances d'Edouard, prince de Tyrono, mais qui s'intitula il monarque héréditaire d'Irlande. Par lettrés patentes» les droits d1 0' Niai furent transférés h Bruce, qui fut immédiatement couronné et entra en exercice du pouvoir royal 1 j 2 mai . Mats son inaction fut cause de la porte des différentes tribus qui s'étaient jointes à lui durant sa dernière expédition. Deux: cents indigènes périrent sous les ordres d’O’Haolan à Dumialk : trois cents furent tués il Munster : quatre cents dans un combat à Tullagh ; et huit cents tètes des M’ Moore furent envoyées par le lord lieutenant comme preuve de sa victoire [JO août], L' Irlande eût pu se relever de ses pertes : mais se s espéra ne es s1 ê te ign i ren 1 dan s les pla mes aan gl a n te s d* A th cure ® . oiï PheÜm O'Connor, roi de Connaught. attaqua le lojrd Richard Birmingham* Les indigènes, en masse confuse, se précipitèrent sur un ennemi résolu et discipliné ; la bataille, ou plutôt le massacre, dura depuis r au rare jusqu'au coucher du soleil; et parmi onze mille cadavres on trouva ceux de Pheîîiu luî-mème et de vingt-neuf chefs subalternes du mèmè nom. La tribu des O’Connor f i j L presq u e d et r u i te 2 .

Pour balancer les transports de joie causés par cette victoire, la nouvelle arriva h Dublin que Robert Bruce, roi d'Ecosse, avait débarqué une armée nombreuse dans l1 Dis ter. La garnison de Lgmekfergus, après une défense des plus opiniâtres, fut forcée de se rendre [12 sept.]. Les deux frères, b la lôtede vingt mille hommes, écossais et irlandais, s'avancèrent dans les comtés plus méridionaux; et les citoyens de Dublin furent obligés de brûler les faubourgs pour leur propre défense Ier janvier 1317], Mais les Ecossais, qui n'étaient pas préparés b faire le siège de la place, ravagèrent le pays [12 mars]* Ils campèrent successive ment à Leixtip, li Noas et a Limeriék Mais on était en plein hiver : nombre d'entre eux périssaient de besoin, de fatigue et des rigueurs de la saison; et les Anglais avaient assemblé une armée b Kilkemi) pour leur couper la retraite [31 mars]* Les Bruce eurent de la peine h tromper la vigilance de l'ennemi, et se retirèrent par CasUel, Kildare etTrim, dans VU b 1er [l*r mai]. Il n'est pas aisé d'assigner la raison de coite expédition romanesque; entreprise dans une telle saison, et sans aucune perspective de con*

1, Apud Ford. xnp 32.

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quête durable, Pour kjs Ecossais, elle fut plus désastreuse qirmæ défaite; el Robert Bmce, mécontent rie son expédition d Irlande, se hâta de rentrer dans ses états1*

Mais malgré les coûteuses défaites que les indigènes avaient essuyées, le feu du patriotisme était eu I retenu par les exhortations de beaucoup de membres du clergé. Le gouvernement anglais se plaignit de leur conduite h la cour du pope; et Jean XXII donna commission aux archevêques de Dublin et de Cashel (Tadmon ester ceux qui fomeqtaiem la rébellion, ot d'excommunier tous ceux qui persisteraient dans leur désobéissance. Cette commission causa une profonde sensation parmi les tribus. Une justification do leur conduite fut signée par G’ Niai et par la majeure partie des chefs: el le mémoire fut transmis aux cardinaux J oscolin et Ftë!fâ)u, légats 'en Ecosse, pour être présenté par eux au ponlife. Cet aeie important' commence par établir que durant quarante siècles l'Irlande avait été gouvernée par ses propres monarques de ta race de Milésms, jusqu' h r année 1170, oh Adrien 1 V, qui était Anglais, conféra, contre toute espèce de droit, la souveraineté de Hle à Henri II, l'assassin de saint Thomas, que, pour ce crime même, il aurait plu lût dû priver do sa propre couronne 3 ; que depuis cette époque les Irlandais et les Anglais avaient été en guerre perpétuelle, au point de détruire au moins cinquante mille hommes de chaque côté; cl que les derniers avaient graduellement établi leur domination sur la plus belle partie de Ilte, tandis que les premiers étaient toujours forcés de combattre pour leurs marais et leurs montagnes, seules possessions qui leur restassent dans leur terre natale. Après ce préambule, F acte sou lient que la concession originaire est devenue nulle, parce qu'aucune tics conditions auxquelles elle avait été faite ira été remplie, Henri avait promis, pour lui el pour ses successeurs, de protéger l'Eglise, et cependant ils l avaient dépouillée de la moiüé de ses possessions; d’établir de bonnes lois, et ils en avaient rendu d’autres contraires à toutes les idées de justice 3;

h Annal Hib. iÎÏul, 1316, 131*.

2; On peut |e* excuser de supposer que leurs tais se sont succédé pendant . tniuire mille uns; mute il est singulier qu'ils ne sv soient pas aperçu (Ce rtmnebfünisiiie qu’ils eoïoïnettiieat en misant vivre Adrien iiprus le meurtre del'arelievêqiie, quoiqu'il soit mort douze îiiiü Auparavant,

3. Les lois dont il se plaignait principalement sont, 1. que bien que 1 os é ours .du roi fussent ouvertes à tous rein qui intentaient une option a un Irlandais] co pendant, si c'était un indigène qui fut le plaignuiit^ \v Tait même de su naissance était, accepté comme un obstacle suffisant ù m reduiïiadou; 2. que si tin Irlandais était uÉÉassmé , quel que fût son rang dans l'Eglise ou dans l'état, aucune

teü HISTOHU' D'ANGLFTLUIŒ.

â' extirper les vices des radigèries» et ils avaient introduit parmi eux une race d’ hommes plus pervers qu’il n’en existait dans aucun autre pays du monde; des hommes dont la rapacité était insatiable! qui employaient indiffère mm en l la force ou la trffeison peur accomplir leurs desseins, et qui enseignai ont publiquement que le meurtre d’un Irlandais mêlait point uu crime1 2. C’était pour se délivrer de F oppression de ces tyrans qu’ils avaient pris les armes : ils notaient point rebelles au roi d’^lÿterre, car ils ne loi avaient jamais juré fidélité : ils étaient dos hommes libres Msant une guerre mortelle h leurs ennemis ; et, afin d’avoir uo protecteur, ils avaient choisi Edouard de Brtioe, comte do Carrick, pour leur souverain. Ils concluaient en exprimant l'espoir que le pontife approuverait leur conduite, et défendrait au roi d Angleterre et a ses sujets de les molester h l'aventf*. Ce mémoire parait avoir fait uno profonde impression sur l'os prît de Jean, qui écrivit au roi3, et chargea ses légats de Jui ptyrter en faveur des Irlandais. Pressés par leurs remontrances réitérées, Edouard ton la de se justifier en déclarant que, s’ils avaient été opprimés, c'était à sou insu, et contre son intention ; et il promît de les prendre sous sa protection, et d'avoir soin qu’ils fussent traités avec douceur et justice L

[1318.] Cette promesse était h peiuo faîte quo la guerre d'Irlande se trouva terminée. Le gouvernement du pays avait été confié à sir Roger Mortimer, et pendant l’année de son administration, quuiqu elle ïi' eût été signalée par aucune victoire signalée, il avait peu h peu confirmé la supériorité des Anglais. Los barons accusés de favoriser les Ecossais, particulièrement les Làeÿr fore n 1 1 ru d u i Ls en j us li ce ; le co m te d’ U Ister , qu l a vai l è té em p rîson n c par 1 officieuse loyauté des citoyens de Dublin, fui relâché ; et lus O Brien et tes Arcbbold furent admis à la paix du roi. Les gens du Connaugbi servirent, par leurs dissensions, la cause do leurs ennemis ; et il n’en périt, dil-ün, pas moins de huit mille dans

cour no voulait se charger de punir dtassimsin “ï. qu'aucune veuve, si elle élml n était udmise à ruelanier son douaire: et L que dernières voîoolës des itidi^ines étaient dedaréus imbus , et qu'on disposait de leur nnmriétè à lu volonté de leur* seigneurs. Ford, jtti, 28,

1. A i appui de celte charge ils produisent quatre en* de trahison et de meurtre rom. xii, su. JO. Nous détruis (cm tu fuis nous rappeler que ce sont les accusatiens u un emiemi. On on mentionne trois dans les annules, niais »uns indiquer m les cause* m le* «ucum réel b. Anmtf. ad ami. Ullt 1282, 1305.

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