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CHAPITRE TROISIÈME

Ire Icoomtodo Lancaster et antres pairs venant au parlement, et q q-1 il les avait contraints do payer des amendes excessives pour conserver leurs domaines ; que par ses agents il avait induit le feu comte de Kent k croire que le roi son frère était vivant, et ensuite avait obtenu sa mort sous prétexté de Irai tison ; et tpi il avait dilapidé les trésors royaux, et partagé avec ses affidés les vingt mille marcs déjh payés par le roi d'Ecosse, Les pairs se retirèrent a vec l'acte d'accusation , et, après quelques délibérations, ils revinrent vers le roi, déclarèrent que toutes les charges étaient notoirement vraies, et, comme juges du parlement, condamnèrent Mortimer a k être traîné et pendu, comme traître et ennemi du roi et du royaume. ï> Ensuite, | la requête d Edouard, ils procédèrent à F examen do ses complices, après avoir protesté, au préalable, que, par la loi, ils n étaient tenus de juger que les pairs du royaume. Sir Simon Hereford, sirîotfn Matlravcrs» John Hevcrel et Bouges dé Bayonne furent condamnés a mort comme complices de Mortimer; ïe premier pour toutes ses trahisons, les trois autres pour la déception pratiquée contre le Teu comte de Kent et son exécution qui en avait été la suite 1 [29 nov.j. Le favori et Bcicford furent pendus aux ormes de Tyburri ; mais comme les trois autres étaient en fuite, leurs têtes fut mises à prix- A la sollicitation du pape [22 déc-], on épargna à la reinemère l'ignominie d'un jugement public 3; mais Edouard réduisit sou revenu a trois mille livres, et la relégua dans le manoir de Risîngs, où elle passa dans l'obscurité les vingt-sept dernières années de sa vio. Le roi lui faisait tous les ans une visite de cérémonie : il ajouta même mille livres h son revenu annuel ; mais il ne lui permit jamais do reprendre aucune influence politique. Après ces exécutions, il demanda les conseils de Jean XXII sur la conduite qu'il devait tenir ; et ce pontife l’exhorta h éviter le danger du favoritisme» et, au lieu de suivre les conseils intéressés

L JW. P<trh il, 42. Il est il remarquer que» dani: cette tireonstcuicç, un omit lu révoltante ûoutijyttgp d’iirnicliia* les t'mraiïleü-

2. lia étaienL OOHdaïune» à Cure déeapitésaprès M0tr étèpendus- Je tic sais m la ^u<ÿi0|fepEe promis? pour leur rkrrüsfruicnri était proportionne? a lotir qu a Ue ou à lotir culpabilité; mait pbur Malira-ver» ou offrit tüW wm-cs, pour Bouges lüll livres» et pour Perircd lût» marcs, Lo prix flo leurs tètes était fixé à fiflfl libres, mo marcs et -10 livres-. Rof. Pari, n, Ce fut diuut ce même partenKmt que les assassins du feu roi furent ■ condamné!*,

3. Jean XXII lui écrivit pour l'eïliorler ü Se montrer miséricordieux envers sey prisonniers, et à ne pus exposer la honte de Éa mère- Obseemnms to, nti- per virtcer.i miser kord tue J- U- ut uuiiris pu do ri» immltim secuuduiü Deumpotons» volis parcore <h ej un laps uni, riquis (quodateaf) fuerit, non pubUeuro, sea quantum bûfio modo potâris, ipsum poiius suidcas oeeuliare- Nov. 7, apud Rayüald„ III» 413.

HISTOIÎU: n'AKGLlâTEHhB, de quelques individus f a gouverner d'après tes avis réunis de ses barons, prélats et rom mîmes blés en parlement1.

Robert Bruce, roi d'Ecosse, avait vu avant de mourir FïMé- Pindance de sa couronne reconnue par te roi d Angleterre. A sa mort / juin 1329], il laissa a Randolf, comte de Mo ray, la tutelle de. son lils David, qui n’avait encore que sept ans. Autrefois beaueuup de barons de chaque royaume possédaient aussi des terres dans l’autre, Ce| terres, durant la guerre, avaient été coiiligjuées par les souverains respectifs ; mais on s’attendait avec confiance qu a la poix, cl les seraient rendues à leurs anciens propriétaires, |[ paraît toutefois que, de consentement mutuel., on passa sous silence la grande masse des réclamants, Unit Ecossais qu’ Anglais ; ileux des négociateurs seulement, Les lord? Përey et Wake, eurent t adresse d insérer une clause particulière en leur faveur, et en faveur du lord Beaumont, ami do Mortimer. Perey recouvra ses terres dans PAngus et îo Galloway; et, en retour. un domaine dans le Nortkumberland fut cc par faveur spéciale du roi» rendu à Douglas, le négociateur écossais. Mais Wake et Beaumont salaient joints au comte de Lancaster : le ressentiment do Mortimer les força de quitter le royaume; cl leur proscription fournit au gouvernement écossais un prétexte pl au si îde pour refuser ïa restitution do leurs biens. Mais maintenant que Mortimer était tombé, et que les exilas étaient rappelés, Edouard demanda que le traité fût fidèlement remplilm faveur de ces deux barons. 1kmdolf, le tuteur de V Ecosse, réclama du temps pour consulter le parlement, [1 ar -die. i331] 4 et lorsque la demande fut renouvelée, Ü rendit de nuuvêati une réponse évasive; Sur ces entrelaites, \\ ako et Beaumont se rendirent dans les comtés du nord, où ils furent rejoints par tous les seigneurs anglais qui réclamaient de* terres en Ecosse, et par Edouard Baliol, Biset héritier de John Bal loi, que le grand-père du roi avait forcé d'abdiquer [2û février 1332], Après s’être consultés, iis résolurent d’en appeler a l epée : résolu lion qui plaça Edouard dans une siliuikun três-dëlieatm D un côté il avait juré d’observer la paix, avait donne sa sœur en mariage au jeune roi d1 Ecosse, et avait reçu du tuteur de David les vingt mille livres stipulées; do L’autre, la

] . ,...Li cirejtusjicrûo rügiu non uni ftoc duohiu* L'aîinrnmicjtrei. rttfiiut'îi. net* umus vd duomia consiliu xvgerettir, sed gemé+àîi [irti'kUünnui , nrimdpuin t*i jiiLürum nuüilitiiü et qoiamtînjtAUmi eoiiçàlio congregatû. ftyvimlrl, m, m En uièniD temps il di^anduii le rai cTaUm* un Irlande.

Rvrn. ivf 4Ui, 41 L

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minorité de David ul Trait l'occasion la plus favorable de recouvrer la suprématie qu'il n1 eê L p as rendue si Bruce n etU profilé do circonstances semblables pour envahir 1 Angleterre au mépris de son serment. Néanmoins' ses conseillers, quoiqu'ils pussent désirer secrètement le succès de l'entreprise, résolurent de ne tolérer aucune infraction manifeste au traité; et dès qu'il fui constaté que les « querelleurs n (on appelait ainsi tes seigneurs dépossédés i rassemblaient des troupes pour envahir l'Ecosse, m enjoignit aux shériiïs des cinq comtés du nord d'cmpêchcr. sous peine de confiscation et d’emprisonnement, lé passage d'hommes ^rrnés, a travers les Marches, ou la consommation d’aucun acte qui pourrait être considéré comme une violation de In paix [24 mars]. Déconcertés par ces ordres, Balliol et scs alliés furent obligés do modifier leur plan ; et ayant réuni secrètement leurs forces h Hoîdéméss, ils partirent avec environ trois mille hommes de rtaveuspUT] port situé h rembouchuré du Huniber. Edouard était alors à Wigtâore dans les Marches du Galles; mais, ii l’airivée de celte nouvelle, il nomma ]!) août j le lord Bercy son lieutenant dans le nord, avec plein pouvoir de punir toute infraction faîte fc Ifl pdîiç par ses propres sujets, ot de repousser les Ecossais s’il» passaient la frontière dans des iuLenlioas hostiles K

Quand un lit les aventures do Baliol, on peut se croire transporté dans les réglons de la fiction* H aborde {G août i a Kînghorn dans le File, envoie sa iloUe ï ronibouchure du Tay, et se hâte d’aller au-devant d’un ennemi dont les forces sont vingt fois plus grandes que les sic u ries. A DumlerUne, H a p prend que lo comte de Marre, le nouveau régent (car Bandolf était mort), est a DiipliSj elle comte de Mardi h Auclvlcrarder, chacun à la iule do ironie mille hommes, lise jette hardiment entre eux [Il août],

I reverse F Parti au milieu de la nuit, çt passe au lil de râpée lus Ecossais endormis et sans défense, jusqu’il ce que lus premières lueurs du jour pu nue U uni an régent do découvrir fennemE Dans sa soif de vengeance, ce seigneur su précipite dans un défilé, ou ses nombreuses troupes, ne pouvant se mettre en ordre, offrent aux Anglais une victoire facile [iâ août |. Pour ne point ébranler la foi du lecteur, jo n’ énumérerai pas les millievs d’hommes tués; mais Iq mort du comte de Marre, de beaucoup de barons et du presque ions les hommes d’armes, prouve suffisamment la perte énorme des Ecossais. Des laudes de Duplin, Baliol marche ou plutôt vole è Perlh, tandis que le comte do Mardi , qui u’avait pas

l, U vin. iv. *>■*>.

M mitim irASZLETEMŒ-

pm pari au combat , le poursuit avec une égale rapidité. [13 août] b aventurier a juste le temps de creuser le fosse, ot d’étover une défense de palissades, avant que U ennemi arrive. Sa Fortune neanmoins, lui reste fidèle. La flotte écossaise est détruite dans une attaque contre Tescadre anglaise sur le Ta y [26 août] : la défiance et la disette désorganisent par degrés Tannée des assiégeants; les anciens amis de sa famille àccourent sous son étendard ; et il esteouronné à Scone par l'évêque de Dip*eld[24 sept;]* Lionnes de la rapidité de ses succès, ses ennemis sollicitent une suspension d'hostilités et proposent une assemblée des états pour constituer le royaume, llaliol y consent [16 déc.]: est surpris à ilnnan par le comte de Mnray pendant l'armistice ; et s’échappe a grand peine dans les Marches anglaises, fugitif, seul et sans ressources, 11 avait mis sept semaines à conquérir la couronne ; d la perdit en moins de trois mots L Quand arriva la nouvelle des premiers succès de Unltol . îe parlement siégeai 1 h Westminster [fl sept.], ci avait été cou suite par Edouard sur la convenance d'un voyage cri Irlande. Il l'engagea a surseoir h toute autre affaire, et k se rendre dans les comtés du nord avec les plus sages de son conseil, et des troupes nombreuses pour prévenir ou repousseras incursions des Ecossais. Lu décembre^], il se tint h York un autre parlement, et le roi lui posa la quest tonde savoir s'il devait requérir de llaliol, acluelleméiit rm d Ecosse, une reconnaissance de la suprématie de la couronne d Angleterre, ou réclamer le royaume pour lui-méme comme heritier d'Edouard I*r, au profit de qui il avait été confisqué; ou contenter de requérir du nouveau roi quelque concession comme équivalent. Les membres présents demandèrent la permission d attendre que rassemblée fut plus nombreuse; et environ un mois après, les prélats, les barons et les communes s assemblèrent en trois chambres séparées pour délibérer h ce snjèL Mais les opinions furent si partagées, qu’au bout de cinq jours ils n'avaient rien déterminé ; et Edouard les ayant appelés devant lui [22 janvier 13SS], annonça par le chancelier qu'il prendrait l avis du pape et du roi de France ; qu'eu mémo temps (1 ordonnerait qu’on gardât les Marches avec vigilance, ot aurait toujours six membres de sou conseil auprès de sa personne, pour ttre préparé à tout événement

1. Ford, vni, Hem, ira m Kaygîil. 3060, sm ScaUi Chro». j$ÇKL61, V. iîfîC Pari, éfï-an, Lu première éhmnbrc se coiîiposuiî de six prélats m de

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