CHAPITRE TROISIÈME, I m
le roi de reconnaître que Lorsqu'un pair était accusé par la couronne, il ne pouvait être forcé de plaider devant aucun autre trihimal que la haute cour du parlement; et lorsqu 'Edouard objecta qu'une telle reconnaissance serait préjudiciable aux intérêts publics et dérogatoire aux droits do sa couronne, ils demandèrent la permission d’en référer b un comité de quatre prélats, quatre comtes et quatre barons [7 mai1 * * * * &. Le rapport du comité fut approuvé unanimement, et on vota une adresse au roi, dans laquelle an posait comme principe incontestable qu’aucun pair ne punirait être accusé ou mis en jugement excepté en parlement et par ses pairs, ün avait élevé, tirent-ils observer, le doute de savoir si un pair qui avait occupé les grandes charges de la couronne ne pouvait pas, en raison de sa charge, être appelé devant quelque autre cour de justice; ruais leur opinion était que, même dans ce cas, il ne devait pas être cité à la poursuite du ruï, in perdre son temporel, scs terres, téiiemenls, biens ou effets' mobiliers, ni être arrêté, emprisonné ou proscrit, ni plaider, ni subir im jugement, excepté en plein parlement cl devant ses pairs l, La nécessité d'obtenir un subside engagea Edouard a y donner son acquiescement : h La prière réunie des lords et des Communes, il rendît sa faveur îi Siratford ; el quand ce prélat demanda a être traité comme pair, et consentit h prouver juridiquement son innocence en parlement , il agréa sa requête, h condition que Les deux chambres prendraient préalablement la question du subside en considération. On nomma un comité de deux prélats et de quatre comtes pour recevoir les réponses du primat ; mais Leur décision fut remise au prochain parlementé I/urgeiico des besoins du roi frétait pas de nature h admettre des délais; et les lords, le clergé et les communes embrassèrent celte occasion de demander Le redressement de leurs griefs respectifs. Toutes leurs demandes furent gracieusement octroyées , transformées en statuts et publiées sous le grand sceau ; mais Edouard avait préalablement signé un papier dans lequel il protestait contre elles comme préjudiciables aux droits de sa couronne , et déclarait que ce qu’il avait concédé par nécessité il le révoquerait plus tard h sa convenance. Aussitôt qu’il eut recueilli
I Ils «1 mirent toutefois que si un pair avait été shuritî, cm aiûpbyc auac re-
ccLUæ de l'aigum du roi, il dev .it on répondre en personne rm pur procureur de-
v nt réctiîquîur; et aussi qu'un pair, s’il vouluii, pouvait plaider de vu m une mitre
rour; mni* mvn» préjudicier uu c droits du lu pairie en tant que cel t concernait
les autres on iuOmémo «k ns les oocasitmâ à venir. Rot. Pari. ii, laB, 127.
& Thid. 137, tsn. Htat, ofRtaJm, j, m
1 70 1J 1ST0111 li D'ANGLE mm E,
Igb fruits de celte dissimulation , il n’elit pas houle do Pavouer el de la défendre. Dans une Lettre circulaire nus shérifTs des comtés [1^ 0Ci,]T il allégua que l'obstination du parlement avait failli causer les maux les plus sérieux: que, dans de pareilles circonstances, sou devoir était de dissimuler; qui! avait Mut d'approuver leurs pétitions, tandis qu'eu réalité il protestait contre elles; et qu'on conséquence, il révoquait maintenant eümuula U de sa propre autorité et avec l'assentiment de son conseil le dernier statut1. Il fallait obtenir racquiesceinent des autres ordres jusqu'au prochain parlement ; mais rassemblée du clergé avait déjà été convoquée ; et pour l'empêcher d'employer les armes spirituelles do La censure et de P ex communie a lion au maintien des privilèges cléricaux, Edouard. écrivit à l'archevêque pour lui interdire, sous les peines Les plus sévères, d'entreprendre la défense de ce prétendu statut ou de former aucune résolution ail mépris do l'autorité royale2. Deux années s'écoulèrent avant qu'il osât affronter son parlement. 11 eut alors l'adresse de décider les deux chambres è consentir a la révocation du statut , h condition que les principales de leurs demandes seraient accordées; et en même temps il ordonna que le procès contre Le primat serait bille et annulé, comme contraire a la raison et a la vérité3.
Le mauvais succès des deux dernières campagnes aurait dû dégoûter lLdouard do ses ali lances avec les princes du conl ment. Mais il était destiné b éprouver une plus cruelle inortlli cation* L'empereur, qui avait conclu la paix avec la France, révoqua sa commission de vicaire impérial et les princos de l'empire refusèrent de combattre plus longtemps sous sa bannière [35 juin]. Il n'est pas impossible que dans ces circonstances la querelle des deux couronnes eût été accommodée, s’il irétait survenu un événement qui promettait d'ouvrir au roi d'Angleterre une route au cœur do ià France. Jean ÜI, duc de Bretagne, avait trois frères, Guy, Pierre et Jean , comte de M ont fort. Guy et Pierre muuru-
I. DissimubviiBus fliculnportuit et diotuni pneicfisum sumitum sigillari jterraiwanus ilU vice. Ryiu. rf-sâs. Lus jwmdïjmui urüolesflû ce statut concernaient kpririlûgt* Ùe \b pairie mentionné ci-Uepus, la dauseque la cfcrgé lie senut pas indûment troublé dons .suis cours par les officiera civils. Tordre tle faire j tirer ii tous les grande officiera do Ici couronne d'observer U Mygtia Cliarui , et de les suspendre pour quelques jours de Texeruiict* de leurs fonctions un comuiiTiccmLin de chaque parlement, pendant lequel iutervftUe j U devmieut répondre k toutes les plainte» portées contre eux, devant lu chambre des krda, JtiH, Part, il, 185, 133-