‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 72 sur 327 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

rent avant lui; mais Guy avait laissé une fille* Jeanne* qui* comme le due n’avait pas d'enfants, était considérée par son oncle et par lesélïUs comme héritière présomptive du duché, et comme telle avait été mariée b Charles de ïîloîs, neveu du roi de France1, 130 avril,] Mais lorsque Jean lui-même mourut* M ontfort réclama la succession, se saisit des trésors du feu duc, prit possession des principales forteresses, et, passant en Angleterre, fit* dit-ou, hommage b Edouard, comme roi d’Angleterre et comme son souverain* [7 sept,], La cause néanmoins fut portée devant le tribunal légitimé, devant les pair^ de France, et le duché fut adjugé par eux b Charles do Blois, du chef de sa femme. Le roi de France envoya immédiatement en Bretagne des forces cburitfiS-* râbles sous les ordres de son fils et do son neveu ; lo roi d’Angleterre arma pour secourir son vassal. Il est difficile do justifier îa conduite d’Edouard en cette occasion; car, s'il admettait la prétention deMoniforl b. l'exclusion de Jeanne, U aurait dü admettre aussi le droit de Philippe h la couronne de France, b l'exclusion d’Isabelle et de sa postérité, Philippe était plus conséquent; car* par les lois de la monarchie, quoique les femmes ne pussent hériter du Irène, elles pouvaient succéder aux fiefs aussi bien que les hommes.

Lé commencement de la guerre fut favorable h Charles* qui, par trahison on surprise, se rendit maître de Nâutes et de la personne de son rival [oct.]. Mais la cause de Moufort se soutint , grikean courage et b la persévérance de sa femme, Jeanne, soeur du comte de Flandre. Dès qu'elle apprit la captivité de son mari, elle présenta son fils en bas Age aux. citoyens et b la garnison do Bennes, et les exhorta b prendre en main les intérêts de cet en» fanl ? seul descendant mêle, outre son père, de leurs anciens princes. Touchés de ses larmes, do sa beauté, de son éloquence, et peut-être encore plus de ses largesses, ils jurèrent de vivre et mourir h son service : l'enthousiasme se répandit dans les villes “voisines, et les intérêts do Charles parurent avoir perdu plus que gagne à la captivité de son compétiteur. Pendant PMyer, Jeanne se retira dans la forteresse iFHcnncbon , envoya son fils pour plus de sûreté cm Angleterre, et sollicita instamment des secours d’Edouard. Au printemps [mars 1 342], Charles investit la forteresse avec une année nombreuse, et l'héroïne, b cheval et en

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