‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 79 sur 327 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

versèrent* Couplant], gentilhomme du Nortbumberîaud, s'élança h l1 instant de son cheval pour se saisir de celte royale proie. Une lutte violente s'engagea* Coupla ml perdit deux de ses dents; mais il s'empara du roi, et h l'aide de huit de ses amis, il Remporta heureusement h travers la foule, *>i le conduisit h son château d’Ogle. Les Ecossais ne firent pas une plus longue résistance, et le Stewart, recueillant les fuyards, les ramena dans leur pays1* IJ est singulier que, dans cette journée mémorable, les Anglais aient combattu sans avoir dô commandant en chef. L’archevêque d’Vork et les lords Henry Ferry et Ralph Ne vil avaient été chargés d’organiser les forces du nord; mais dans le combat ils paraissent ifavoir eu qu'un commandement égal , et n'avoir pris aucune autorité sur les autres chefs2. Les Ecossais laissèrent quinze mille hommes sur le champ de bataille, p t parmi eut plusieurs seigneurs de la plus haute distinction. La liste des prisonniers présente, outre le roi, trois comtes et quarante-neuf barons et chevaliers. Le comte de Monta t h , qui avait prêté sc-nneni comme membre du conseil privé d'Edouard, et le comte de Fife. qui avait fait hommage a Balte! , furent condamnes comme traîtres K Le dernier dut la vie a sa parenté avec la famille rovaîe ; le premier subit la peine prescrite par la toi. David fut remis avec répugnance par Gmpîand au sîiériff, et conduit en grand appareil à la Tour de Londres* Celui qui ravait pris toi fait chevalier, et récompensé par le don d’un vaste domaine \

Lorsque Edouard changea si subitement la route de Bordeaux contre celle de la Hogne, il laissa le vaillant comte de Derby lutter pour la défense de la Guienne contre la puissante ât mée commandée par Jean , duc de Normandie , fils aîné du monarque français* Le comte refusa sagement de livrer bataille h son adversaire, elle duc parfit de Toulouse avec cinquante mille fantassins,

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- Rthi SM. Emis la lettre de retnerchnem* flxvqvcu jru* le prince Lionel, henofitt' «i ViigüA el p liiü ut ur> .mire* fcônt men lionnes nvec d’écuinï Imjuingw. Rjtn, 52S. - c e

% Us Ihïtni condamné* par le roi eti cmtitdl à Calai*. sur b qotoneïe du fuit et «tou fnrme de proc*«- Lé *eùl oFftc* è?% juge* fm d*? se rendre a la Taur, cî de prononcer la testent* telle i]u elle leur mil été envoyée pur le roi II™,! v. '>10, 550. Roi Scftf. if 5tf7-ÇSy* La mère de Fife était tùere d'Edoqnrd I” ,

de places osèrent résister h des forces aussi imposantes , et rien n nrréla la marche de cc torrent jusqu’il ce qu'il eût atteint les jours d’ Aiguillon. De mai jusqu'à la fin d'août j Jean assiégea cette forteresse. Il employa a plusieurs reprises tontes les ressources de l'adresse et de la force ; l’armée, partagée en quatre divisions , qui se relevaient alternativement de trois heures en trois heures, continua Passant pendant six jours consécutifs ; des tours furent élevées, des machines furent déchargées, et les maisons dans Pin teneur des murailles furent démolies par des grêles incessantes do pierres; mais sir Waller Manny et sa bravo garnison no purent être vaincus par la fatigue, ni intimidés par le nombre. Ils repoussèrent les assaillants, brûlèrent les machines, et, par de fréquentes sorties, tirent beaucoup de mal aux assiégeante, Lo duc, ne pouvant réussir par la force, essaya d'affamer ta garnison. Il jura de ne point quitter la pince qu'elle ne ftU en sa possession , et aux remontrances de ses officiers il répondît qu'il ne pouvait honorablement violer sou serment. Après tout, ce fut la victoire dé Créoy qui sauva Aiguillon : Philippe réclama la présence de son fils, et PassistactCe do l’armée qu’il commanda il, lis no furent pas plus tôt partis [23 août J, que le comte de Derby sortit de Bordeaux, traversa la Garonne 3 dévasta l1 A génois! la Sainumge et le Poitou, el emporta d'assaut la riche et populeuse ville de Poitiers [4 uct.J, Lorsqu’il eut vengé sur ces provinces les ravages que les ennemis avaient faits en Guienne, * il ramena ses troupes chargées do butin dans leurs quartiers d'hiver 1 .

Edouard était alors occupé au siège de Calais, siège qui forma une ère nouvélîedans rhistoirc militaire du temps* Contre tous + é précédents, pas un assaut ne fut donné , pas une seule machiné ne fui dressée contre la place. Au lieu d'employer la force, le roi compta sur l'effet plus lent, mais moins incertain de la famine* Une tïotie nombreuse bloquait le port, et téuto comnumicatîon avec l’intérieur était interceptée par les lignes des assiégeants. Jean de Vienne, te gouverneur, vil avec effroi une ville de baraques s'élever autour de lui : il pénétra lo dessein du roi ; et après une stricto enquête, il renvoya [13 sept.] de la ville tout individu qui n'avml. pas de provisions suffisantes pour plusieurs mois* Hommes, femmes et enfants, an nombre de dix- sept cents, s’a va u-

L Froissartfc. 117, lie, llil* œ Villani, ami* 13-1U* Av<S|* liV-l 4 1.

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