‹ Histoire d'Arlon (volume 2)Chapitre 15 sur 102 · Hercule avec la massue et la peau du lion de Némée · texte numérisé non relu

Hercule avec la massue et la peau du lion de Némée

175, Apollon est nu et s'appuie du bras gauche sur la lyre ; la main droite est élevée derrière la tête. A droite sont un arc et un carquois.

174. Mercure porte le caducée; au-dessus de la tête, est le coq qui lui est consacré. On ne voit de ce dieu que le haut du corps, le temps a détruit le reste.

N08 176, 177, 178 et 179. Autre autel.

176, pi. 39. Jupiter, la tête laurée, couvert d'un manteau replié sur le bras gauche, la poitrine, le bras droit et les jambes nus, tient la foudre abaissée dans la main droite ; le bras gauche est appuyé sur la haste pure.

A ses pieds, à droite, on voit un aigle.

177, pi. 39. Minerve, vêtue d'une robe à plis, a la tête casquée et la poitrine couverte de l'égide ; le bras droit est appuyé sur la haste. Elle est accompagnée du hibou qui lui est consacré.

178, pi. 14. Junon présidant à Fhymen, pronuba, tient une lampe de la main gauche, tandis que la main droite agite en l'air le cingulum, la ceinture du mariage : de 1k le nom de Juno cinxia. A ses pieds est le paon.

Le cingulum se plaçait en-dessous des seins et était distinct d'une autre

(i) Ici encore le teile et les dessins sont en parfaite concordance. (2) Ici, le dessin est cou traire au texte ; celui-ci doit être suivi.

ceinture qui ceignait le corps au-dessus des hanches des femmes non mariées; celle-ci était dénouée par le mari (i).

479, pi. 44. Hercule, la peau du lion de Némée sur le bras gauche, est armé, dit Al. Wiltheim, d'un arc et d'un carquois rempli de flèches, armes qu'il employa k la destruction des oiseaux du lac Stimphale. Ou ne voit plus ees armes sur le dessin, le temps sans doute les a détruites. La main droite est appuyée sur la massue renversée. On remarque, au-dessus de la tête, un oiseau qui rappelle le souvenir de ceux du lac (2).

N° 486, pi. 23. Neptune nu, le bras droit couvert d'un manteau, est armé du trident ; le bras gauche est appuyé sur un objet assez informe et difficile k indiquer.

Cet autel n'a que ce côté, les autres ont été mutilés.

N° 403, pi. 40. Une tête ûy Apollon. La figure est jeune, les cheveux sont peignés et tombent sur les épaules; le reste du corps manque.

Est-ce bien une tête d'Apollon ? On le croit d'après la comparaison avec d'autres têtes du même dieu.

N° 411, pi. 19. Une belle statue de femme avec un enfant ailé qu'elle soutient de la main droite. C'est, croit-on, Vénus avec Cvpidon; ce serait une Vénus bien couverte, car on ne voit de nu que le visage et les avant* bras. La robe, stolu, est k grands plis supportés par le bras gauche qui s'appuie sur un bâton terminé par une pomme (3).

Cette pierre est-elle un ara, dont les autres côtés seraient détruits?

Les numéros 232, 233, 234 et 235 appartiennent au fameux autel qu'on prétend avoir été consacré k la Lune k Arlon, ara lunœ, ce qui est trèscontestable, d'après les frères Wiltheim et le R. P. Bertholel, luttant contre l'opinion du K. P. Bonaventure, de l'ordre des Capucins. J'ai décrit complètement cette pierre dans la dissertation sur l'étymologie du nom d' Arlon. Je reproduis ici cette description en l'abrégeant.

N° 232, pi. 50. Une basterne k deux roues tirée par plusieurs chevaux; un homme est assis, un cocher conduit la voiture, un voyageur précède k pied le bâton a la main.

N° 233, pi. 49. Un homme k droite est assis devant une pierre carrée et remue avec un bâton dans un vase placé sur la pierre. Cinq personnages

(i) Anthony Rich, au mot cingulum.

(aï Le texte est contraire au dessin, ce qui indique que celui-ci a clé exécuté en sens inverse.

(3) Ici» le dessin est encore exécuté en sens inverse. Il en est de même des numéros suivants.

debout se présentent dans l'ordre suivant : le premier porte un coq, le second des poissons, le troisième un panier d'oeufs, le quatrième un animal. Le cinquième suit un bâton à la main.

N° 234, pi. 51. Les coins sont ornés de rideaux relevés; au milieu une femme assise dans un fauteuil. Dans le coin à droite, une autre femme est également assise. Devant celle-ci, une personne debout semble lui présenter quelque chose.

N° 235, pi. 52. Au milieu est une espèce de tamis dressé ; à gauche, une personne, assise sur une pierre, a les bras élevés ; derrière, un homme courbé étend les bras. À droite, trois personnages sont debout. Le premier s'avance vers l'autel ; le second porte sur l'épaule un sac rempli ; le troisième parait être un enfant ou un domestique (i).

Cette pierre clôt la série des autels de VOrolaunum romanum (2).

N° 134, pi. 21 . Diane surprise au bain par un jeune faune. La déesse a les cheveux noués et cherche à saisir ses vêtements, tandis que la nymphe, qui la sert, essaie de la couvrir d'une draperie qu'elle soulève du bras gauche.

(i) Ou lit ce qui suit dans les Marches de tArdenne et des Wotpres, par M. Jean tin, tome i,page 178 :

a Le fragment de cette pierre, conservé chez M. Résibois, a 44 centimètres de haut. Il est surmonté d'une corniche en biais décorée de feuilles d'acanthe. Cinq personnages y figurent : le premier à droite de l'angle s'appuie sur un bâton ; il est vêtu de la tunique gauloise ou bardo-cucullus ; le second, habillé de même, tient un agneau sous le bras ; le troisième porte une besace : le quatrième est remarquable par son bonnet gaulois et par la chlamyde ou aiicuia dont il est revêtu ; il ne reste du cinquième qu'une partie du corps et de son havresac ou sUarcieh celle-ci contenait sans doute les présents pour la prétresse de Diane que les pèlerins allaient consulter. Un sixième personnage existe dausle dessin no a53 du Luxemùurgum romanum : celui-là portait sous son bras un coq destiné sans doute à être sacrifié à Apollon. Les caractères d'indigénéité de cette pierre lui conservent un cachet d'antiquité qui permet d'en faire remonter l'emploi aux premières années de la domination romaine, alors que les Gaulois n'avaient point encore adopté le costume de leurs vainqueurs. »

Cette dernière observation nous paraît manquer de justesse : en effet, sur les monuments funéraires romains, découverts à Arlon en 1 854, et qui remontent au m* ou au IVe siècle, on voit, dans un cartouche, un personnage revêtu du bardo-cucullus, & côté d'un chariot attelé* Le cucullus était d'ailleurs un habillement assez commun, ainsi qu'on le verra plus loin.

(a) Je ferai mention de quelques autres autels trouvés dans la province de Luxembourg.

i* Ara à'Amèerlou. Quatre divinités sont figurées dans des niches carrées : i. Mercure. le corps nu couvert d'un manteau, laissant nu le bras droit tenant en main une bourse au-dessus d'un autel, la main gauche porte le caducée élevé.— La tête est aîlée. a. Hercule a le corps nu, l'épaule gauche couverte de la peau du lion de Némée. La main droite sacrifie avec une cruche a anse au-dessus d'un autel. — La main gauche est appuyée sur la massue abaissée. 3. Minerve, vêtue d'une robe longue, a la poitrine cuirassée. La main droite s'appuie sur la haste et la gauche repose sur l'égide. — En haut e»t le hibou con-

Est-ce bien un jeune faune qui surprend Diane au bain ? On ne voit que la tète du personnage surmonté de deux petites cornes. Ne pourrait-on pas voir, dans l'ensemble de ia scène, la fable A9 Action assez mal représentée?

sacré à cette déesse. 4. Junon cinxia est revêtue d'une longue robe serrée au-dessous des seins, elle tient une lampe dans la main gauche et dans la droite la ceinture du mariage.

Cette pierre est & Luxembourg où elle a été envoyée avant i83o. Le musée d'Àrlon en possède un exemplaire en plâtre que la société archéologique de Luxembourg lui a fait parvenir.

a« Aras de Messancj. Lux. rom. figures 46o, 46 1, 46a, 463.

460. Cest la Diane chasseresse ; elle est vêtue d'une robe courte tombant au-dessus des genoux. Les jambes sont nues — kses pieds à droite, on voit un chien de cbasse levant la tête — à gauche sont les débris d'un arc.

46 1. Hercule dont on n'aperçoit que les jambes nues ; on voit à droite la tête et à gsuche les jambes griffées du bon de Némée — à droite encore est un autel sur lequel sans doute Hercule sacrifie avec la patère.

46a. On voit les cuisses et les jambes nues d'une divinité couverte par derrière d'un manteau à larges plis. On croit que c'est Apollon; à ses pieds a gauche, on aperçoit un animal avec des ailes et une longue queue, c'est seulement la moitié postérieure. Est-ce an griffon ? que signifierait cet attribut donné celte seule fois à Apollon ?

463'. Un homme dont la partie supérieure manque, est habillé d'une robe courte serrée I demi-corps. 11 est assis sur une chaise dont les pieds sont en forme de X. De la main gauche, il soulève un poids dont il tient les deux chaînons. — Est-ce un poids ou bien la pierre qui scelle un souterrain, peut-être un caveau funéraire ?

Quelle est la signification de cette sculpture ? Est-ce une allégorie ? Laquelle ?

Cet ara est plus ou moins mutilé dans ses quatre faces.

Autre monument. — Luxemburgum romanum, figures 466, 467, 468.

466. Minerve y tête nue et cheveux boucles, regarde à droite, les bras et la poitrine sont nos — a partir des hanches, elle est couverte de la toge dont un bout tombe de l'épaule droite, tandis qu'un autre bout est replié sur le bras gauche.— Celui-^i repose sur l'égide posée contre la déesse, dont le bras droit relevé est appuyé sur la baste. Son casque est placé sur un autel à droite.

467. Apollon est assis, la tête et le corps nus, si ce n'est qu'un manteau descend des épaules et couvre le dos, les cuisses et les genoux. — U tient une lyre dans la main gauche et s'appuie sur le bras droit.

468. — Dans une même niche carrée. Vénus à droite et Mercure & gauche.

Mercure (droite du spectateur) est nu par devaut, le dos couvert d'un manteau rattaché des deux côtés sur l'épaule droite par une fibule ou par un bouton. La main gauche tient le caducée élevé, et la main droite laisse pendre une longue bourse.

Vénus est également nue. Elle a la tête couverte d'un vêtement qui tombe par derrière jusqu'aux pieds. La main droite abaissée retient les plis du vêtement, la main gauche en lève un bout à la hauteur de la tête, tandis qu'un autre bout retombe sur le bras gauche. Est-ce leflammeum, voile de la jeune mariée romaine?

5* Ara à*Ethe. Luxemburgum romanum, figures 471, 47a, 473.

471. Hercule nu. a les épaules couvertes de la peau du lion de Némée. Le bras droit étendu est appuyé sur la massue. - La main gauche allongée tient contre la cuisse un objet carré, lame, dit Al. Wiltheiro, comme une preuve edacitatis (de voracité) — au-dessus de l'épaule droite, on voit un oiseau. Quelle est la signification de ce lotus accolé à Hercule.

La scène est encadrée ; sur les côtés sont sculptés des personnages dans nne sorte de pilastre ornementé et surmonté de feuilles d'à chante. L'un de ces personnages sonne de la trompe, ce qui rappelle la chasse.

Le dessin assez informe est également renversé.

Cette pierre appartenait-elle à une tombe?

N° H2 pi. 16. Une belle statue équestre. Sur [une jument allaitant un poulain, est assise une femme, à la manière d'une déesse, revêtue d'une robe longue, ceinte et la tête voilée. De la main droite, elle tient la crinière de la jument, et de la gauche elle soutient une corbeille pleine de fruits posée sur son giron. C'est la représentation A'Ops ou de la terre, la grande nourricière (1).

N° 124, pi. 17. Simulacre d'un dieu ou d'une déesse, le corps à peu près nu, la main droite appuyée sur un globe, et tenant dans la main

472. Mercure nu, a les épaules et le dos couverts d'un manteau - une bourse est dans la main droite, et il tient de la gauche le caducée élevé en l'air.

A ses pieds a droite, on aperçoit un bouc.

Voilà un nouvel attribut fourni à Mercure — quelle en est la signification ? Al. Wiltbeim dit qne Mercure a pu être changé en bouc. A quelle occasion ?

473. Minerve a les cheveux en bandeaux, elle est vêtue de la tunique intime au-dessus de laquelle elle porte une deuxième tunique relevée et serrée sous les seins ; elle a par dessus une stole ample couvrant tout le corps. Le bras droit élevé est appuyé sur la haste pure — à gauche un hibou est perché sur un bâton ornementé.

4° Ara de Latour, n° 474 du Luxemburgum romanum. Une pierre à trois faces repose sous l'autel de l'église -une face est cachée— sur une autre, on ne voit que le tronc d'une déesse. Laquelle? La face la mieux conservée représente les trois quarts d'un corps amplement vêtu. Le bras droit est caché par la robe. Le bras gauche paraît appuyé sur un meuble oblong, avec un double cadre, qui pourrait être un bouclier. Est-ce l'égide? Dans ce cas, la déesse serait Minerve. Au pied du bouclier et du 'centre d'une feuille double sort une espèce de cou qui se contourne à droite et est terminé par une sorte de figure.

Qu'est-ce que cette représentation et que peut-elle signifier?

60 Ara de rUlers-sur-Semois. Celte pierre est également conservée sous l'autel de l'église. Les trois côtés sont occupés par Fénus, Diane et Hercule. Le monument a subi de légères dégradations.

60 Ara de Wolkrange. Cette pierre est presque entièrement mutilée. Les divinités étaient représentées sur trois côtés, mais les dégradations qu'elles ont subies ne permettent pas de les reconnaître ; seulement, sur un des côtés, dans le haut, le sculpteur a figuré un hibou encore très-apparent ; comme cet oiseau était consacré à Minerve, on peut, sans beaucoup se tromper, conjecturer que cette déesse était représentée sur ce côté du monument ; celui-ci se trouvait également sous l'autel de l'église, et depuis, ayant été déplacé, il est conservé au presbytère.

Voilà pour la seule province de Luxembourg, et presque tous réunis au Sud-Est, beau- Coup d'autels ou de cippes consacrés aux dieux de la fable. Est-ce le signe d'une population plus condensée, chez laquelle le sentiment religieux était aussi plus développé? • (1) Ici encore, le texte est en opposition avec le dessin ; celui-ci doit être retourné.

gauche «ne corne d'Amaltbée, signe de l'éternité et de l'abondance, comme on le voit dans les médailles des empereurs romains.

N* 318, pi. 79 a. La tète tourelée de Cybèle dans une couronne murale, avec une double corne terminée par des pommes de pin.

Voici maintenant l'Olympe inférieur, avec ses demi-dieux et ses héros.

N° 84, pi. 2. Éole, dieu du vent, enlève Iphigénie, qui sera remplacée par une biche sur l'autel du sacrifice : au-dessus de la tête de la fille d'Agamemnon, on voit un enfant ailé, un des serviteurs d'Éole.

C'est un souvenir de la guerre de Troie.

N°* 100, pi. 10, et 101, pi. H. Pierre brisée. Deux génies, dont un seul est resté, s'efforcent de suspendre une guirlande de fleurs sur laquelle un faisan est perché.

Le n° 101 a sans doute fait partie du même monument, il représente également un génie.

Cette représentation appartient-elle à une tombe ou bien k la frise d'un grand monument? On aurait pu le savoir d'après les dimensions delà pierre qui ne sont pas données.

N° 106, pi. 11. C'est une ligure à demi-corps de Canéphore portant dans une corbeille d'osier des choses sacrées. La figure a les mains levées par-dessus la tête et les cheveux doublement tressés.

Cette pierre semble appartenir & la frise d'un bâtiment plutôt qu'à une tombe.

N° 193, pi. 41. Pierre carrée. Un jeune homme nu agite une écharpe par-dessus la tête. En dessous, dans un cartouche, un oiseau est seulpté.

N° 494, pi. 42. Un jeune homme nu avec une écharpe volant et tombant sur son bras droit, porte la main droite élevée vers une tête, tandis que la main gauche pose sur la tête d'un enfant.

En dessous, un oiseau est inscrit dans un carré.

Ces deux pierres, dans le même genre, paraissent appartenir k un même monument. Lequel?

Les numéros 193 et 194 sont-ils de simples ornements sans signification, ou bien ont-ife un sens quelconque qui échappe ?

Nos 225 et 226. C'est une double représentation de la fable de Persée délivrant Andromède du monstre marin à la fureur duquel elle a été exposée.

225, pi. 47. A droite, Andromède, les mains liées derrière le dos, nue par devant, couverte d'un manteau par derrière, est placée à côté du monstre prêt à la dévorer. A gauche, Persée présente au monstre de la main droite

la tète de Méduse ; la main gauche est encore armée du glaive qui vient de trancher cette tête.

226, pi. 48. A droite encore, Andromède également nue, les mains derrière le dos, a la jambe droite couverte d'un manteau. À gauche, Persée, presque nu aussi, a le bras droit replié derrière le dos ; la main gauche porte la tête de Méduse cachée en partie par le corps du héros. Entre les deux personnages, le monstre avale une petite fille.

" Ces deux scènes sont rendues assez grossièrement et ne font honneur ni à la pensée, ni k la main de l'artiste qui les a conçues et exécutées.

S'agit-il ici d'une tombe? Pourquoi cette représentation de Persée et d'Andromède k l'occasion d'un monument funéraire? On ne connaît pas les dimensions des pierres, ce qui aiderait k asseoir un jugement.

N08 269, 270. Une pierre carrée en forme de cube offre deux cadres sculptés : l'un (270, pi. 55) est un trophée avec un bouclier long germain; dans l'autre (269, pi. 56) une biche allaite un enfant ; à côté, un arbre, et devant une massue fort noueuse. C'est la fable de Telephus qu'Hercule eut d'Augée, fille du roi d'Arcadie.

Est-ce le monument d'un soldat ?

N08 310, 311. Une grosse pierre avec quatre côtés : 1° sur la face (310, pi. 84), on voit l'automne tenant, dans la main droite, un faisceau de branches émondées, et de la main gauche soulevée cherchant à saisir une grappe de raisins couverts de pampres. Plusieurs détails de cette sculpture sont eo partie effacés par le temps.

2° A droite (311, pi. 83), Dédale assis attache les ailes à Icare, son fils.

Ici, l'œuvre du sculpteur arrive presque k la perfection, le dessin original a été retouché.

3° A gauche, on apercevait Laocoon. Le dessin manque.

Ce qui, dit l'auteur du Luxemburgum romanum, signifie l'automne la terre, Dédale et Icare l'air, Laocoon l'eau. Le quatrième côté devait indiquer le feu, mais le temps a effacé l'effigie. Comment le feu devait-il être représenté? Par Vulcain ou par Prométhée? Al. Wiltheim n'en dit rien.

Je laisse k l'auteur la responsabilité de son interprétation, mais je me demande ce que pouvait être ce monument a quatre faces. Était-ce une tombe ou un cippe ?

N° 312, pi. 79 b. Sur le côté d'une vaste conque, Icare est représenté volant dans l'air. La pierre avait, dit-on, de grandes dimensions, sans qu'on les indique.

uwcmsm nouants, et

N° 313, pi. 85. Voici la flible de Narcisse se mirant dans Fean. Il est nu, le dos est cependant couvert d'un manteau.

N° 314, pi. 86. Gaminède, enlevé par l'aigle de Jupiter, plane au-dessus du globe terrestre.

N° 319, pi. 00. La Victoire debout dans un char, a derrière elle un autel et tient une écharpe volant à tous les vents.

On peut toujours se demander si toutes ces pierres sculptées appartiennent réellement à des monuments funéraires : quels rapports y aurait-il entre ces représentations et la pensée de la mort ou bien les professions, les métiers des défunts ?

J'ai réuni ici tout ce qui se rapporte à des scènes maritimes.

N° 87, pi. 7. C'est la partie inférieure d'un triton dont les cuisses sont terminées en serpent.

Nos 91, 92, pi. 8. Une pierre à deux faces : dans la première, un triton modère aveu le frein un cheval marin et le frappe de sa queue recourbée ; puis une néréide avec la tète d'un autre cheval marin. La néréide a disparu.

L'autre face représente des chevaux marins et des dauphins.

N° 93, pi. 7. Une espèce de triton perce de sa lance une sorte de sanglier marin. C'est la fable de Méléagre sous une forme aquatique. Des coquillages sont répandus çà et là.

N° 126, pi. 14. Des jeux marins. Une néréide portée sur le dos d'un monstre, tient de la main droite un pampre chargé de raisins. Un triton a oreilles, aurilus, avec une queue fourchue, accourt au-devant d'elle.

C'est une partie d'un magnifique monument, dit Al. Wiltheim.

N° 321, pi. 91. Un triton, se servant d'une vaste conque comme d'un bouclier, attaque un monstre marin.

N° 322, pi. 92. D'un côté, une néréide arrête une chèvre par les cornes. De l'autre côté, un triton dompte un bouc rebelle. La main droite est armée d'un os de poisson, la tête est couverte d'une conque et la main gauche est enveloppée des dépouilles de quelque monstre marin.

N° 323, pi. 93. C'est la représentation, dans un hémicycle richement ornementé, de la louve allaitant Romulus et Remus.

N° 129, pi. 17. Un côté de la pierre représente une tête. d'enfant avec des oreilles d'âne, la bouche est fermée par on ne sait quoi. Est-ce un Harpocrate, le dieu du silence ?

N° 224, pi. 53. Deux génies sont accoudés sur le globe terrestre ceint de zones, l'un d'eux le dirige comme avec la main. Cela figure quasi l'empire romain gouverné souvent par deux princes.

69 histoire d'arum.

N° 923, pi. 44. Une femme voilée en robe longue. C'est sans doute le symbole d'une prétresse qui offre un sacrifice, peut-être d'une vestale.

Je renouvelle, pour la plupart de ces pierres, une question déjk posée : appartiennent-elles k des tombes ? On a accepté peut-être trop facilement cette assertion, que tous les débris de l'Arlon romain sont des pierres funéraires.

Pourquoi donc, par exemple, ces représentations marilimes k propos d'un monument k élever k la mémoire d'un habitant d'Arlon? Placez-les dans la frise d'un bâtiment public, cela se comprendra mieux. Ou bien, si les dimensions petites de la pierre se prêtaient k un tombeau, circonstance ignorée, ne devrait-on y voir qu'une fantaisie d'artiste peu en rapport avec la profession du défunt?

Tout cela est conjecture, supposition ; on ne peut s'arrêter a quelque chose de certain.

J'arrive aux monuments érigés a la mémoire de particuliers qui n'offrent aucune représentation de dieux ou de demi-dieux de la Fable.

Mentionnons d'abord les pierres qui ne portent qu'une simple inscription : il est assez curieux de retrouver ainsi les noms des familles qui ont occupé le sol arlonnais, il y a seize k dix-sept siècles.

A) Jardins Mansfeld.

4° Inscription rapportée par Wilh. Wiltheim (Disquisitiones, lib. % cap. V) et qui n'est pas reproduite dans le Luxemburgum romanum :

D. SATTONIO. M.

ARTISIO. DEF.

PRIMITIVI. A. PRI

Page 1