ET SIBI. VIVA. PONEND
Le monument a été érigé par une épouse à la mémoire de son époux défunt. Les lettres D M et le mot MEMORIAE, qui sont dans le texte, manquent sur la pierre.
N° 164, pi. 33. Un dragon horrible occupe l'extrême côté gauche de la pierre. Au milieu, un jeune homme nu, couché et muni d'ailes, lève la jambe gauche, comme pour repousser le monstre. Au côté droit, est une figure à demi-corps, la tête couverte d'un bonnet, sorte de casque persique.
Que signifie au-dessus du monstre et comme faisant corps avec lui, cette tête coiffée d'un bonnet?
Toute cette scène est-elle l'image des passions qui dévoreront les enfants devenus des hommes? G'est une pure conjecture de la part d'Al. Wiltheim.
N08 165, 166, 167. Une face et deux côtés.
La face (165, pi. 34). Dans un hémicycle, trois personnages occupent une table : deux hommes couchés, presque debouts, le père à droite et le fils à gauche, et une femme assise, sans doute la mère. La serviette tombe de l'épaule gauche des hommes. La petite table qui porte les mets est k trois pieds, comme d'ordinaire. Derrière la femme, une servante est appuyée sur le dos de la chaise comme pour converser avec sa maîtresse. De l'autre côté, près d'un buffet, un serviteur porte un vase. Derrière la tête des convives, pendent des guirlandes.
C'est la représentai ion d'un repas funéraire, ce qu'indique l'inscription suivante sur le haut du monument :
F) RATRI ET PATRIBVS
86 HISTOIRE D'AALON.
166, pi. 35. Dans Ha hémicycle, trois personnes en diverses positions, renferment avec force un ballot de marchandises dans des liens.
Au-dessus de l'hémicycle, une roue et la partie inférieure d'un cheval qui tire. La pierre est brisée ou c'est la partie inférieure du monument.
167, pi. 36. Dans un hémicycle ornementé, une matrone est assise k sa toilette. A la droite, une servante lui présente un miroir rond en métal ; k gauche une autre servante peigne les longs cheveux de sa maîtresse. Aux extrémités, à gauche et k droite, sont des meubles sur lesquels des boites renferment des onguents et autres objets de toilette.
Au-dessus de l'hémicycle, on reconnaît la partie inférieure d'un enfant et d'un homme allant de droite k gauche ; dans le coin k gauche, un panier. C'est encore le bas du monument dont la partie supérieure manque.
Ces trois parties d'un seul monument indiquent combien celui-ci devait être considérable. L'inscription allant de droite a gauche etlesénonciations du texte font voir que le dessin est renversé et devait être reproduit directement par le tirage.
Le ballot de marchandise, la roue, le cheval et le panier sont des signes évidents d'un commerce étendu. Mais la scène de la toilette, que peut-elle signifier ? Est-ce l'indication d'un atelier de coiffure, d'un négoce de parfumeries? Les tombes des anciens étaient-elles quelquefois, comme nos tombes modernes, des réclames en faveur du commerce des survivants?
4° Jardin Binsfeld à Luxembourg.
N° 192, pi. 40. Dans une pierre carrée, est sculpté un couple d'époux. L'homme à gauche tient une bourse dans la main gauche. La femme k droite porte un coffret ou bien un vase rond qui pourrait être un vase funéraire, signe de deuil.
Les habillements sont ordinaires.
Inscription en-dessous.
D. PENNAVSIO. LAGANAE. M*
SIDONIE. IASSE. MONIMEN.