‹ Histoire d'Arlon (volume 2)Chapitre 26 sur 102 · VALE. SEXTI · texte numérisé non relu

VALE. SEXTI

IVCVNDE.

Sur le devant, deux carrés longs ornementés. Dans l'un, un jeune homme nu élève un petit enfant qu'il regarde en face et qui porte une couronne de fleurs. C'est la naissance pour une vie fragile ; c'est l'ave, la salutation du matin.

L'autre jeune homme, également nu, regarde par derrière l'enfant déjà grandi, et le salut vale du soir est un signe de mortalité.

On ne se trompera pas beaucoup en conjecturant que c'est la tombe d'un enfant enlevé trop tôt à l'amour de ses parents.

C'est la seconde fois que se produit cette formule : ave, vale, le bonjour et le bonsoir, gracieuse allégorie d'une vie qui commence et finit avec la durée d'un jour. Mais ici, la formule est plus développée. L'enfant de Sexlus, moissonné à la fleur de l'âge, avait-il le nom de Jucundus, ou bien ce nom n'est-il qu'un simple adjectif personnifié ? Dans tous les cas, le mot exprime combien le cher défunt était aimable, combien il plaisait à ses parents inconsolables.

Cette pierre avait disparu ; sur l'indication de quelques auteurs, on a cru qu'elle se trouvait à Trêves, mais on l'y avait vainement cherchée. Dernièrement, on l'a déterrée, dit-on, à Luxembourg, où elle avait été enfouie, on ne sait trop pourquoi. Était-ce par pudeur, à cause des nudités de deux figures?

N° 160, pi. 30. La femme tient la droite. Les habillements sont ordinaires. L'homme porte un agenda renfermant des papiers. La femme a la fiole funéraire et les tablettes nuptiales. 11 s'agit d'une femme qui survit à son mari.

N° 161, pi. 32. Dans un carré sont deux personnages, l'homme et la femme, celle-ci à droite. Un coffret suspendu est porté par l'homme ; la femme tient un rouleau et des tablettes. On lit au-dessus, l'inscription suivantes :

IVNÏANI IVLLINI DEF.

MAGNIA MAXIMIOLA GO

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