RÉCIT AUTRICHIEN
7 juin. L'ennemi est fort de 20 à 22 mille hommes (1er récit).
Le 8, l'ennemi reçoit un renfort de 10 à 12 mille hommes (1« récit) ; an renfort de 6000 hommes (2* récit).
Le 9, les Français étaient forts de plus de 30,000 hommes.
L'armée autrichienne comptait 6000 hommes'; les Français étaient quatre fois plus nombreux (Ier récit).
- 5000 hommes seulement f2» récit), composaient l'armée autrichienne.
Les canons français étaient supérieurs en nombre et en calibre.
La perte des Français fut de plus de 6000 hommes (1« récit), de 8000 hommes (2< récit).
Perte des Autrichiens ; 200 hommes (1er récit). Pas plus de 500 hommes tant tués que blessés (2« récit).
Je ne relèverai pas les contradictions qui existent dans les articles de la Gazette de Luxembourg ; il y a plus [de franche simplicité dans les récits français.
Ce qui se rapproche bien près de la vérité, c'est que, le 7 juin 1793, l'armée française était forte d'environ 15,000 hommes et celle des Autrichiens de 9000; mais ceux-ci avaient pour eux l'avantage d'une position formidable et d'une artillerie supérieure en nombre et en calibre.
La retraite des Autrichiens n'enlève rien à la gloire de leur résistance ; mais les récits haineux de la presse luxembourgeoise n'ôtent rien non pins h la réalité de la victoire des Français, due moins au nombre qu'à la valeur impétueuse des soldats.
Ceux qui connaissent le terrain savent que, depuis Differt, il faut toujours monter jusqu'au point culminant au-dessus de Weyler, d'où Ton aperçoit Arlon. Voilà pour le chemin par la grande route de Messancy à Arlon.
Les Français, pour tourner la position principale des Autrichiens, arrivaient plus en masse par les villages de Halanzy, Battincourt, RachecourL Habergy et Buvange, mais traversant un terrain assez accidenté et couvert çà et là de bois, ils venaient se heurter en partie au Hirtzemberg, montagne qui commandait le passage par Vdange et Tœrnich.
Or, toutes les hauteurs étaient garnies d'Autrichiens et de leurs batteries ; leur position était formidable ; elle fut vaillamment défendue ; mais les Français l'emportèrent ; voilà ce qui est vrai.
;Les. mêmes contradictions se rencontrent dans renonciation- des pertes subies de part et d'autre. Le récit du général français semble se rapprocher le plus de la vérité et les divers épisodes de la bataille paraissent le confirmer.
Je viens à la rencontre de 1794, en donnant également les deux récits, celui des Français et celui des Autrichiens.