I. Les Grenadiers marchais^ par M. Geubel de Marche
Il y avait autrefois, au milieu de la Famène, quatre burgs formidables ; leurs murs élevés, flanqués de tours crénelées, leurs portes hersées à ponts levis» dont chacune était une forteresse ; leurs citadelles inaccessibles, le tout entouré de fossés larges et profonds, les châteaux fortifiés assis sur des pointes de roc, ou à rentrée des gorges, tout cela formait un quadrilatère respectable et respecté ; mire antiquum nec usque quoque pœnUendum^ disent les premiers géographes, en parlant de l'oppidum de Marche. Ce qui signifie forteresse admirablement antique et qui n'a jamais arboré le drapeau blanc.
Si je vous dis que ces quatre burgs portent les noms de Marche, Laroche, Durbuy et Rochefort, vous me rirez au nez ; rien n*est pourtant plus vrai et j'ajouterai que leurs murs comme ceux de Ciney et de Bastogne n'avaient d'autres défenseurs que leurs habitants. Ainsi passe la gloire de ce monde. Marche est au centre du triangle formé par les trois autres villes, bourgs ou villages, parceque Marche était lu capitule de la Famène (Pœmani, Fama, Famés) ; elle ne capitulait point, mais elle fut prise et incendiée plus d'une fois par les Liégeois qui eurent bien à s'en repentir, quand, à la suite de Charles-le-Téméraire, les Bourguignons aidés des Ardennais, remplirent la Meuse de cadavres depuis Liège jusqu'à Maeslricbt. Souvent détruites par leur Dieu brûlant (Deus comburens) nos petites cités se sont toujours relevées de leurs cendres. Nos forteresses démantelées sont métamorphosées en assemblages de villas charmantes, bien plus dignes de Saint-Remacle, notre joyeux patron qui appelait Marche sa villa, sa maison de campagne, où il venait passer ses vacances et se récréer loin des cœnobites et des sauvages Eburons.
Sommes-nous bien les descendants de cette milice citoyenne, qui nous a transmis pur et sans tache l'écusson d'argent à la forteresse de gueule? Oui, en partie, car les noms des familles sont encore les mêmes qu'aux dénombrements des siècles passés, et l'esprit patriotique possède encore le cœur de la plupart des Marchois actuels.
A quelle époque remonte l'institution de notre milice bourgeoise? nul ne peut le dire. En outre de la Bourgeoisie armée, nos bourgs du Luxembourg possédaient un corps de cavaliers organisé pour la défense de leurs remparts et de leurs libertés. Même avant Cœsar tout le peuple était armé, chaque endroit avait son chef; tous se réunissaient pour élire un commandant commun et unique, lorsque le pays était attaqué par l'étranger ; ce roi de circonstance
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n'avait que rautorité qui lai était momentanément accordée ; le danger passé, il rentrait chez lui comme ses deux cent mille héros ; mais chacun d'eux conservait ses armes en bon état pour être prêt en cas d'alerte, et pour ne pas arriver le dernier au champ d'assemblée générale, ao Uallum^ car ils savaient d'avance le mal qui menaçait celui qui s'amuserait à faire sa malle. Le dernier venu au champ appelé mal était certain d'être attaché h la pierre du gaïeî et écartelé par quatre taureaux enragés^ qui ne le faisaient pas longtemps souffrir.
Il n'y avait pas de tirage au sort, ni de billets d'invitation et encore moins de réfractai r es.
On criait : aux armes d'une montagne à l'autre et en un seul jour toutes les Gaules, y compris la Belgique, savaient que des ennemis avaient passé le Rhin ou les Alpes, les communautés, les justices locales, les cours (curia, curtis, curia arduenna) existaient^ et elles ont toujours continué suivant les us, coutumes et records, indépendants des changements apportés par les Romains, les Francs, les Barbares du nord et les empereurs d'occident^ qui sont venus s'y heurter et ont dû les respecter. Ce que les historiens célèbrent comme l'affranchissement des communes n'est que la reconnaissance de quelques seigneurs honnêtes, obligés de se soumettre pour obtenir des vivres et des hommes. Ils organisaient les bourgeois pour ne pas être désorganisés par ceux-ci, comme il est arrivé plus d'une fois, même avec des serfs que l'on tentait de réduire au rang des animaux domestiques.
La garde bourgeoise était l'antidote de la féodalité. Elle a dû nécessairement continuer à exister dans les villes fortifiées, quand on n'avait pas encore inventé les corps permanente et les garnisons; c'est ainsi qu'à Marche on voit toujours les bourgeois armés et un corps distinct pour garder les remparts, les portes, le château (castellum) ou plutôt la citadelle, et la tour désignai du grand Thier, dont les derniers débris sont tombés sous la pioche de l'ignorance, il y a peu de temps. Nos chartes ont été incendiées en 4615 et 1806, il ne nous reste que celles de Jean de Bohême et de son lils, conservées par le jésuite Bertholet de Yielsalm.
Dans sa charte donnée à Marche Tan 4327 le samedi 49™« jour de mars, ie comte Jean, Roi de Bohême affranchit les bourgeois et bourgeoises de la ville et du ban de Marche, de toutes tailles^ prises, pères et demandes quelles quelles soient ou puissent être, soitde mariage de ses enfants, de chevalerie ou autrement comment que ce soit. Doivent les dits Bourgeois et Bourgeoises tenir les fermetés de notre dite ville de Marche, de murailles, de fustaiges, de ponts tenant aux fossés et dedans la ville bonnement et en bon état à toujours maîx, ei doivent aussi détenir à toujours maix toutes artilleries que le comte confierai présent et au temps avenir, fussent espringalles, rarres, arbalestres, grands et menus guarreaux et toutes autres manières d'artillerie en tail état» comme ils
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leur seraient livrées et dès maiotenaot leur en debvrons nous délivrer suffi* samment pour la dite ville warder. Et encore doivent ils être bien montés de chevaux et appareillés d'armes et de bernas et (il n'excepte pas les bourgeoises), voulons qu'ils nient en la dite ville 24 arbalestriers suffisant aux us et aux coustumes que autrefois y ont été.
Le Duc Wenceslas» fils de Jean, pour récompenser la ville de Marche des services qu'elle lui a rendus, confirme et augmente ses privilèges.
Par sa charte, il charge encore les bourgeois et les bourgeoises d*entrelenir les forteresses de murailles, des fustaiges, des ponts tenants aux fosséii et dans la ville de tenir toute arlilleriey ainsi que les chartes en font mention et avoir en la dite ville 25 arbalestriers pour servir le Duc et ses hoirs de Luxembourg^ en temps de guerre et à ses dépens; lesquels seront exempts de charges, et si quelqu'un d'eux vient à mourir ou a être réformé, le maïeur et les maîtres bourgeois. pourront en choisir d'uutres, par le conseil toutefois des arbalestriers mêmes ; et quand les bourgeois prendront les armes, ou monteront à cheval pour le service du Duc ils y seront à ses frais et il leur fournira pain, vivre et viande et autres provisions, excepté les chandelles, les fers el les clous pour les chevaux, lesquels ils se procureront par eux mêmes; et en cas où ils seraient fait prisonniers, ce sera à lui k payer leur rançon.
Si quelque bourgeois avait de la répugnance de suivre son armée, il lui sera libre de retourner chez lui, sans qu'on puisse lui faire aucun reproche. S'il y avait guerre dans le ban de Marche, les bourgeois et autrjes prendront les armes sans être soudoyés, mais si par son commandement ou celui de ses officiers ils devaieut marcher hors de leur territoire, ils recevront leur paye comme il est ci-dessus spécifié.
Il résulte des termes de ces chartes que longtemps avant 1327, la ville était fortifiée et gardée par les bourgeois qui étaient tous armés, ainsi que les bourgeoises.
Rien d'étonnant en cela, quand on se rappelle le courage des femmes des anciens Belges et même encore à l'époque désastreuse de Philippe II.
Il en résulte en outre qu'un corps d'arbalestriers composé de 25 cavaliers devait être toujours prêt à marcher et devait constamment s'exercer au maniment des armes.
Quant à notre artillerie qui a été niée par tous ceux qui en ont parlé, c'était bien de la vraie artillerie à feu et non à ressort. Les canons étaient en usage à la bataille de Crécy (1346) où notre valeureux comte Jean combattit quoiqu'aveugle et y perdit la vie ; au siège de Niebla en 1357 ; on s'en servît déjà au siège de Ronda (par les Mores) en 1305, à Gand en 1311, au siège de Baza en Espagne enl32n; au siège de Puy Guilhem en Auvergne en 1338. Jean de Bohême avait déjà lui-même fait usage d'artillerie, au mois de septembre 1324 ; quand il brûla les villages autour de Metz, il avait fait amener un bateau
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de couleuvrines et de mnons ; les Messins se défendaient aussi avec les mêmes armes (1). Pourquoi nier un fait attesté par des chartes authentiques? Se servait-on du root arlilkrie pour désigner des arbalètes? Pour ce qui regarde Marche, j'ai la preuve en mains : Voyez le n'^ 740 du catalogue du musée d'armes de Bruxelles : il mentionne un petit canon primitif nommé Aquereau, Sarre, ou Spirokf Irouvé dans la cave d'une tour de la porte basse à Marche^ avec une quantité de boulets en pierre de différents calibres ; ce canon en fer battu et cerclé est muni d'un anneau pour le suspendre, il est long de ^ centimètres, le calibre a 95 millimètres. Après avoir adressé cet objet si rare au musée, j'en ai trouvé un autre plus primitif encore, dans le souterrain de la tour do Grand thier ; c'est un canon en fer muni d'un annean 6xe à la culasse comme une clé ; le trou de la lumière indique l'usage de cette arme qui devait être tenue de la main gauche, tandis que la main droite approchait la mèche.
On sait que ces objets ne peuvent dater que de la première moitié du i4» siècle, c'en est assez pour nos preuves ; quant à l'armement personnel des bourgeois et des arbalestriers, la question est moins grave.
Les cavaliers se servaient de l'arbalète dit crinquin^ qui se tendait à Taide d'une manivelle.
M. Ducamp creusant des fosses de tannerie sous sa maison vis-à-vis de l'hôteNde-ville, a trouvé, dans une couche d'incendie, à peu près tout l'armement d'un crinquinier du temps de Wenceslas.
L*arc de l'arbalète était formé de plaques d'acier surperposées comme aux ressorts d'une voiture, le crinquin est à double manivelle ; cette arme était accompagnée d'une épée courte avec garde, dite main gauche. Deux éperons ù roulettes, dont les pointes ont 35 centimètres de longueur; un étrier; une arquebuse à mèche et rouet, dont le canon, octogone et rond, est orné d'une moulure ù l'embouchure ; dans la Marchette à côté, une clé de fusil à rouet, un pnlverin ou amorçoire« la fermeture en fer d'un cartouchier.
La réunion de l'arbalète et de l'arme à feu indique l'époque de transition. Nos Bourgeois ont comme partout changé d'armes et de nom, suivant les nouvelles inventions ; ils ont été »rcbers^ arbalestriers» arquebusiers» mousquetaires et grenadiers dans le dernier temps.
Toujours ils ont été reconnus par les souverains, même quand la milice bourgeoise ne figurait plus que dans les réjouissances ef les processions.
On sait que Charles-le-Téméraire marchait comme un ouragan, il tombait souvent sur les ennemis avant l'arrivée des estafettes envoyées à ceux-ci pour annoncer l'approche de leur fléau.
Il s'arrêta un jour à Marche où il avait convoqué tous les ordres du Duché de Luxembourg et s'y fit élire Duc» pour mettre fin à toutes les prétentions qni
(i) Huguenio chron. page 43.
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s'étaient élevées incessanument sur ce Duché, depuis Isabelle, laquelle Tavai reçu pour dot de son cousin Wenceslas roi de Bohême* La tradition nous rapt porte que le drapeau blanc chargé de la croix de Bourgogne, fut donné auxbourgeois de Marche par la Duchesse, qui doit être celle de Bourgogne, soit la fenime de Charles, soit Marie, sa fille. Ce même drapeau fut le premier arboré, le 7 septembre 1830.
Pourquoi Charles Martel, Godefroid de Bouillon, Jean de Bohème etCharlesle-Téméraire estimaient-ils les Ârdennais?
La réponse est facile : ceux-ci ont suivi partout ces guerriers bouillants et rapides, TArdennais est infatigable comme son cheval.
Les arbalestrierssont toujours désignés dans les dénombrements, conservant comme d'anciennelé leurs titres et privilèges, ils sont tenus francs et exempts de Taide (impôt). Us sont reconnus tels par tous les souverains qui se sont succédés, jusqu'à Marie-Thérèse et Joseph II sous le nom de Grenadiers.
La République et même l'Empire les ont laissés subsister, ils disparaissent un instant, en 1814, à l'arrivée des nouveaux Normands et reprennent les armes, sous le règne de Guillaume, qui fait leur éloge étant à Marche en f 8i6, et pour leur prouver qu'il les estime comme son ancêtre Jean de Bohême, il fait un traitement annuel de 350 francs à leur aumônier, le prêtre Laurent Mengal, dont toute la besogne consistait à chanter deux messes par année au Monument, pour les grenadiers morts au champ d'honneur; l'aumônier a joui de ce traitement jusqu'à la révolution.
L'institution de la garde civique ayant fait disparaître le titre de grenadier et la garde civique étant elle même anéantie dans les campagnes et les petites villes par une loi dite d'organisation, adieu la milice bourgeoise. L'aumônier seul est resté et a continué à dire ses deux messes dites des grenadiers, auxquelles les Bourgeois et les Bourgeoises ont aussi continué à se rendre, les lundis de la fête Dieu et de I:i fête patronale de St-Remacle.
Le dernier armement des grenadiers était le fusil à pierre et le sabre.
L'uniforme : habilet pantalon en drap bleu, chapeau retroussé français avec plumet rouge, épaulettes en laine rouge.
La musique portait le même costume en drap vert» même chapeau et plumet blanc.
Chaque grenadier avait un surnom suivant l'usage des troupes anciennes, j'ai retrouvé les sobriquets suivants :
La rose, La ramée, La jeunesse, La belle humeur, Le marquis, Le baron, Le père Douce, L'argenty
Le comte.
Le noir, Le blanc, Le guerrier.
Le parisien.
Le prévôt, Le rude, La Colette»
Le vaillant, L'amourette, La grenade, L'arbalestrier, La guerre.
La cartouche*
540 HlStOtM d'ahlom.
Quand on tribolait avec la gamme des bonnes cloches de St*Remacle» c'était une grande fête ; les grenadiers endossaient leurs uniformes, les bourgeois el les bourgeoises dépliaient leurs habits de gala, on préparait les repas publics et chaque bourgeoise apportait son pht à ces agapes de la fraternité.
Les deux consuls (maîtres bourgeois, bourgmestres) fesalent ramener des voitures de maies, pour orner la place du marché et Tbôtel de ville et toutes les rues ; aux processions qui étaient longues, ils fesaient distribuer du pain et du vin aux vieillards et à ceux qui avaient besoin do se refraichîr ; le commandant des grenadiers donnait six tonnes de bonne et forte bière à ses deux compagnies.
Avant midi, l'administration délivrait des billets de logement à tous les grenadiers qui s'en allaient dîner, souper et loger chez les bourgeois que le sort avait désignés pour leurs hôtes. On dit qu'ils avaient soin d'échanger entre eux leurs billets, de manière à n'être pas loin de leurs amis ou de leurs amies.
L'institution des grenadiers est conservée dans plusieurs communes de la Belgique; pourquoi les Luxembourgeois qui n'étaient pas les moins valeureux, ont-ils laissé perdre les anciens usages qui se mariaient si bien avec notre codstitution qui est plus explicite que les prétendus affranchissements des communes? c'est que la personnalité l'emporte et que le peuple, dont le pouvoir émane, ne s'estime pas ce qu'il vaut, et qu'il oublie que la gaité est le signe de la vertu.
C'est la santés la fraternité ; mais comme la mémoire, elle s'éteint dans la liqueur brûlante. Nos ancêtres qui ne buvaient que la bière et l'hydromel, ne connaissaient ni la tristesse ni la fatigue, ils ne perdaient pas la mémoire et la valeur antique, ils n'oubliaient pas les usages qui sont les titres de noblesse d'un peuple.
Les grenadiers sont disparus et avec eux les agapes et les rondes de S^Reroacle; la grotte des lutons ne voit plus la cérémonie qui rappelait la défaite des Normands ; on ne haie plus à la fin de l'année pour souhaiter liesse à ses voisins. — Le chemin de ronde que parcouraient, chaque nuit, nos hommes d'armes, n'est plus béni le jour de la fête Dieu par le passage du Saint Sacrement entouré des grenadiers, c'est tout au plus si les jeunes filles donnent encore des noisettes à leurs danseurs.
Il est heureux que nos édiles aient fait relever une grande partie de nos remparts; se conformant au vœu de notre aimé comte Jean, ils nous ont conservé un souvenir de notre courageuse bourgeoisie.
IL Confrérie de S^ Sébastien^ établie à Bastogne^ en i62S^ par M. Germain, professeur au séminaire de Bastogne.
Les archives de la maison de ville de Bastogne conservent bien peu de pièces anciennes, qui pourraient jeter quelque lumière sur l'histoire et les usages da
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pays. C'est donc avec bonheur, que j'ai étudié les documents que M** le Secrétaire de la Régence a mis à ma disposition, concernant une Confrérie anciennne, dont les statuts sont assez remarquables pour mériter une place dans nos Annales archéologiques.
Le Drapeau de la Confrérie existe encore ; il porte d'un côté le martyre de ^ Sébastien et, de Tautre la Vierge immaculée, patronne de la ville de Bas* togae. En outre, la ville possède Voiseau i argent, dont il sera parlé plus loin dans les statuts : cet oiseau,. porté par de longues chaînes, représente un perroquet. Vers le bas des chaînes, se trouvent d'un côté une calotte sphériqtie et ti» éeus$on. La calotte porte l'inscription : S * SEBÂSTIÂNE * ORA ^ PRO * N0BIS*ANN0M623.
C'est cette date qui me fait porter l'érection de la Confrérie a l'année 1623. L'inscription est en cercle : au milieu, S^ Sébastien martyr et dans le champ : à droite, de%UD ftèchei^ à gauche un are. Cet arc et ces flèches nous indiquent pourquoi cette Confrérie portait à Bastogne le nom d'Arbastrie^ comme qui dirait t Confrérie de t arbalète. Au revers, je lis :
~ GAiGNÉ PAR LE SR : PIERRE COUTELIER ESCHEYIN DE BA3T0IGNE TROIS ANNES CONSECUTIF RENDU A LA CONFRAIRIE GRATIS 1705. — LA « VEVUE = SERVAIS =>= NEE == COUTELIER « A « DONNE « A -= LA = CONFRAIWE e« TROIS — PETITS = ECUS ^ 1763.
L'écusson m'est inconnu.
De Tautre côté des chaînes se trouvent aussi la même calotte et un écusson ; sur la calotte se lit, à l'avers :