‹ Histoire d'ArlonChapitre 17 sur 139 · A LA REINE · texte numérisé non relu

A LA REINE

Remontrent en très-profond respect les quatre Maîtres des anciens Métiers des Bouchers, Boulangers, Drapiers et Cordonniers de la Ville d'Ârlon, que par Tarticle deuxième du Règlement émané par Votre Majesté le 12«deMai dernier, il y seroit dit in terminis que le choix des Justicier, Centenier, de même que du Baumaitre se feront tous les ans aux jours et sur le pied accoutumés, par ceux à qui le droit de les choisir appartient d*ancienneté, et les dits Offîciciers prêteront les sermens respectifs afférans à leurs emplois et usités.

Que nonobstant cette disposition très-expresse et précise, les Maîtres des Métiers de Sainte Croix ot de St Eloy, des Marchands, Tisseiaos, Tailleurs et charetiers prétendent, en vertu du septième article du même Règlement [qui par ses termes très-précis n'admet lesdits Maîtres qu'à la régie et administration des affaires et biens communaux conjointement avec les anciens) avoir le droit de choisir les Justicier, Centenier, de même que le Baumaître et autres Officiers de la Ville.

De sorte que si l'interprétation dudit septième article ponvoit se faire à Tintention des dits Maîtres, le choix des Justicier, Centenier, Baumaitre et autres officiers ne se feroit sur le pied accoutumé, mais sur le pied nouveau, et non par ceux à qui le droit de les choisir appartient d'ancienneté, mais par moitié avec des nouveaux assumés.

Or, comme le tems accoutumé de faire ledit choix est prochain, se faisant le jour de la St Jean, les Remontrans, pour calmer et appaiser les contestations et désordres qui pourroient survenir ledit jour de la part desdits Maîtres, prennent leur très-humble recours vers votre Majesté.

Supplians avec la plus soumise et respectueuse instance, à ce que par un effet de son équité et justice ordinaire, il plaise ù votre Majesté les maintenir, comme Elle a ordonné et statué par l'article deuxième du Règlement du 12« Mai dernier, dans le droit qu'ils ont eu de toute ancienneté, de choisir aux jours accoutumés, les Justicier, Centenier, Baumaître et autres Officiers de la ville, conjointement avec ceux du Magistrat, ainsi qu'es autres rencontres, dans leurs privilèges et droits dont il n'est f:)it aucune mention audit Règlement^ et qui ne concernent la régie et administration des affaires de la Communauté ; se soumettans avec respect à tout ce qu'il a plû à Votre Majesté de statuer par ledit Règlement, auquel ils se conformeront en toute soumission ; c'est la grâce, etc. Etoit signé, B. Proosl, avec paraphe.

Avis du Grand Conseil à rendre le plus tôt possible; fait à Bruxelles

le i2^ juin 4744.

Vu l'avis : Sa Majesté déclare que les quatre Maîtres préposés aux affaires de la Communauté sur le pied des articles six et sept du Règlement mentionné

4ttO HISTOIRE D'ARLON.

en la présente Requête, doivent faire gcuéraiement toutes les fonctions concernant la ville et lu généraliié, qui OLt ci-devant été exercés par les quatre Maîtres des Métiers des supplians, en conséquence de quoi le choix des officiers, dont est question, devra aussi se faire à leur intervention, dont seront écrites Lettres d'avertence à ceux du Magistrat d'Arlon. Fait à Bruxelles le 19 Août 1744. Paraphé Steenh v* Signé F. J. Misson, avec paraphe. A côté éloil apposé le seel de Sa Majesté imprimé sur hostie rouge.

S'ensuivent les Lettres d'avertence.

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