VIII. La maison (V Autriche
Les idées changent sous le règne de Marie Thérèse. On s'occupa de la restauration des arts, des sciences et des lettres.
L'université de Louvain est réorganisée.
L'enseignement moyen ou secondaire est l'objet delà sollicitude du pouvoir.
Une commission royale des études est créée à Bruxelles.
L'instruction primaire n'échappe point à l'attention des autorités.
Une ordonnance du 5 décembre 1771 du Conseil provincial y pourvut dans le Luxembourg.
Ordonnons à tous père et mère, tuteur et curateur et autres^ ayant charge de surveillance sur les enfants, de les envoyer diligemment au catéchisme qui se fait à Téglise et à Técole à Tâge de huit ans au plus tard jusqu'à ce qu'ils aient été admis à la première communion, et ce depuis le !«' novembre jusqu'à . Pâques, à peine de sept sols d'amende pour chaque enfant, h décréter par ceux de la justice sans ultérieurs frais, sur les listes signées qui leur seront données par les curés des lieux. Défense à tous et un chacun, de s'ériger en maître d'école sans avoir été préalablement examiné et approuvé par les dits curés et admis par l'officier, à peine de dix florins d'or d'amende (Archives de Luxembourg).
(i] AiiJài, les premières traces d'un enseignement obligatoire remontent à Fédit de 1587 ; Il est vrai que Tinstruction prescrite étaii alors essenlielU'nicnt religieuse et placée soud la seule dircctiou du clergé.
(2) M. Léon Lebon, p. 349,
L'INSTRUCTION PUBLIQUB, td5
L'ordonnance se résume en ces points :
Enseignement du catéchisme obligatoire pour les enrants de l'àgc de huit ans jusqu'à l'époque de la première communion ;
Enseignement donné à l'église et à l'école, durant trois à quatre mois au plus (1) ;
Enseignement non libre : certiflcat d'aptitude donné au maître par le curé et autorisation d'ouvrir une école par l'autorité locale ; '
Contraventions punies sévèrement.
Ces dispositions étaient assez inefBcaces pour la multiplication des écoles et l'avancement de l'instruction. Le Gouvernement central songea à d'autres mesures.
Le 6 décembre 1774, Marie Thérèse publia une ordonnance générale pour les écoles. Cette reine n'a pu la mettre à exécution en Belgique. La mort l'enleva le 29 novembre 1780, au milieu des regrets de toutes les populations qu'elle gouvernait avec sagesse et bienveillance (2).
(i)ficus trouvons ici la première Irace légale des écoles temporaires peudunl la mauviiise saison ; est-il surprenant si ces écoles patronées d*en haut, ont passé dans les habitudes du peuple et ont persisté jusqu'à notre époque.
(a) On trouvera le texte entier de Tordonnauce de 1774, à^nsV Histoire de renseigne^ ment populaire ^r M. Lebon, p. 168. En voici le cadre.