II. Ardoisières
L'industrie ardoisière, sortie également du sol, parait remonter très-haut : on a trouvé des fragments d'ardoises dans des établissements romains de la province. Ce qui est plus certain, c'est que, en 1212, Franco, écuyer d'Arlon, donna à l'abbaye d'Orval un terrain à Censy (environs de Conques), avec permission d'en tirer des ardoises (Cartulairc d'Orval^ V. Conques).
Nos ardoisières se partagent en plusieurs groupes :
Ceux du Midi, Laviot, Rochehaut, Herbeumont, La Géripont, Neufchàteau et Martelange ;
Ceux du Nord, Vielsalm, en y réunissant les carrières de pierres à faulx et de pierres k rasoir.
L'industrie ardoisière a, depuis 1860, pris une grande extension pour les groupes k proximité des chemins de fer : elle est presque abandonnée au groupe de Laviot, mal partagé sous le rapport des moyens de transport.