MAISON DE POLIGNAC
Il n'est guère de maison en France plus grande que celle de Polignac. On distingue deux maisons de Polignac. Il y aurait peu de maisons plus illustres que cette première maison de Polignac, s'il est vrai, comme le prétendent avec beaucoup de raison plusieurs auteurs, qu'elle fut la même que celle des anciens Apollinaires d'iVuvergne, qui ont rempli les plus hautes dignités de l'empire romain. Nous en donnerons les preuves en parlant de Polignac, ancien château dans l'Au-
vergne. Le plus ancien que nous trouvons de cette maison, qui a donné des généraux d'armée, des évêques à la France et des grands-maîtres de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, est Clodion, s' de Polignac, qui vivait en 888. Cette maison a fait trois branches, dont l'aînée a fini par une fille nommée Valpurge, qui épousa Guillaume de Chalencon, fils de Guy, s"" de Chalencon, et d'Isabeau Dauphine, fille de Jean, comte de Clermont, dauphin d'Auvergne, et d'Anne de Poitiers.
La seconde branche de Polignac est nommée Polignac d'Escoyeux. Elle a pour tige Guillaume de Polignac, s' d'Escoyeux, fils de Guillaume de Polignac, s' de Randon, et de Marguerite de Roquefeuil. Il eut un fils, Achardon de Polignac. qui laissa deux enfants, Henri de Polignac d'Escoyeux, qui continua la branche d'Escoyeux, qui eut deux filles mariées dans les maisons de Broux-Chesnat et de Chastel-Aillon. Son frère puîné était Foucaud de Polignac, s' des Fontaines, tige de la troisième branche de Polignac des Fontaines qui subsiste aujourd'hui, François de Polignac, IIP du nom, s"" des Fontaines, ayant laissé des enfants de deux femmes. La première était Madeleine Labbé , et la seconde , Marie de La Chélardie.