‹ Histoire d'AuvergneChapitre 19 sur 119 · MAISON DE MERCŒUR · texte numérisé non relu

MAISON DE MERCŒUR

Le château de Mercœur, qui est au-dessus de la ville d'Ardes, a donné son nom à la maison de Mercœur, qui égalait par son ancienneté et par sa noblesse les plus grandes maisons de France. Les seigneurs de cette maison se sont distingués par la valeur et par la piété. Elle remonte jusqu'à Gharlemagne par Itier, puissant seigneur à la cour de Charlemagne, que cet empereur établit comte d'Auvergne. Longtemps après lui, Itier, s' de Mercœur, qui vivait en 911, laissa de sa femme Arsinde, Beraud I, qui eut de Gerberge plusieurs enfants, parmi lesquels les plus connus sont saint Odile, abbé de Cluny, Ebbon, Eustorge, Beraud, Bertrand, Etienne et Itier. Cette maison fondit par trois filles de Beraud VI, s' de Mercœur, et de Béatrix de Bourbon, dans les maisons de Joigny, de Polignac et de Clermont-Dauphin. Marie épousa Jean, comte de Joigny, Béatrix Armand VII, vicomte de Polignac, et Alixent, en premières noces Poncet de Montlaur, en secondes noces Aymard de Poitiers, IP du nom, et en troisièmes noces Robert III, comte de Clermont, dauphin d'Auvergne. La seigneurie de Mercœur demeura à Beraud I, comte de Clermont, dauphin d'Auvergne, duquel elle vint à Anne Dauphine, fille de Beraud, IP du nom, comte de Clermont, dauphin d'Auvergne, qui la porta en dot à Louis II, duc de Bourbon, et longtemps après elle vint à Renée de Bourbon, sœur du connétable de Bourbon tué à la prise de Rome, d'où elle passa dans la maison de Lorraine par le mariage de Renée avec Antoine de Lorraine, et de celle-ci dans celle de Vendôme, par le mariage de Françoise de Lorraine avec César, duc de Vendôme, fils naturel du roi Henri IV.

La maison de Mercœur portait de gueules à trois fasces de vair.

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