MAISON DE CHABANNES
Cette maison est une des plus considérables de France, par son ancienneté, par ses grandes alliances, par la valeur d'un grand nombre de ses seigneurs, et par les premières dignités de l'Etat, auxquelles quelques-uns ont été élevés. Elle tire son origine, selon quelques-uns, des anciens comtes d'Angoulême. La terre de Ghabannes passa dans la maison d'Angoulème par une fdle de Jourdain Eschivat III, VI° sire de Ghabannes, qui fut mariée avec Guillaume de Matha III, s' de Ghabannes. G'est de ce Guillaume que sont issus tous les grands hommes de cette maison : de lui par plusieurs degrés vint Robert de Ghabannes, s'' de Ghartres, qui fut tué à la funeste journée d'Azincourt. Il laissa deux enfants mâles, qui firent deux branches, Jacques de Ghabannes et Antoine de Ghabannes, tous les deux grands maîtres de France ; d'Antoine de Ghabannes, comte de Danmartin, sortit Jean de Ghabannes, qui eut de sa seconde femme, Suzanne de Bourbon, Antoinette de Ghabannes, dame de Saint-Fa rgeau, de laquelle descendait par divers degrés feu Mademoiselle de Montpensier, morte en 1693.
Jacques de Ghabannes, s' de La Palice, fut aussi grand maître de France^ et eut deux enfants qui firent aussi deux branches, Godefroy de La Palice, qui fut père du célèbre Jacques de Ghabannes, s' de La Palice, grand maître et maréchal de France, qui finit glorieusement ses jours à la journée de Pavie, en 1524. Son fils, Gharles de Ghabannes, ne laissa que des filles. De son second fils, Gilbert de Ghabannes, s' de Gurton, descendent les marquis de Gurton, les comtes de Saignes et de Pionsat.
La maison de Ghabannes portait de gueules au lion de pourpre armé, lampassé, couronné d'or et chargé d'hermines de sable.
La branche de Ghabannes-Danmartin écartelait au 1 et 4 de Ghabannes, et au 2 et 3 d'argent et d'azur de six pièces à la bordure de gueules qui est Danmartin, et sur le tout
de gueules à trois pals de vair^ au chef brisé de quatre merlettes qui est Châtillon-sur-Marne (1).
MAISON d'alÈGRE ANCIEN
Cette première maison d'Alègre n'a pas été si illustre que la seconde. Le premier que nous connaissons de cette maison vivait en 1284 et s'appelait Hugues. Elle finit par un Armand II, s' d'Alègre, qui ayant perdu son fils, disposa de la terre d'Alègre en faveur d'un de ses neveux, fils de sa sœur, Oudine d'Alègre, qui avait été mariée avec Gaston, s' de Saint-Nectaire, qui devint s' d'Alègre par la donation que lui en fit Armand II, frère d'Oudine d'Alègre, qui avaient tous les deux pour père Eustache, s' d'Alègre, et pour mère Sybille de La Roue.