‹ histoire d'ecosseChapitre 15 sur 86 · CHAPITRE lY. W · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY. W

Des querelles domestiqaes qui édatèrent dans ses proyinees éloignées et qui toutes se terminèrent heureusement, grAce èson adresse et à son activité , sont les incidents historiques qui mar-. qusxïi le plus dans la fin du règne de Guillaume. Quelque mésintelligence avec le roi Jean d'Angleterre nécessita une prise d'Sannes de part et d'autre ; mais par un traité conclu entre les deux monarques» lesmotife de plainte cessèrent, Guillaume convenant de payer à Jean pour preuve d'amitié, dit-on , et pour certains articles qui le favorisaient, une sonime de 1 5,000 marcs. Guillaume mourut à Sterling, flgé de soixante-douze ans , après ail règne long et actif qui en avait duré quarante^huit.

GuillauDoe dut d'être surnommé le Lion à ce que le premier il adopta cet animal pour armes de l'Ecosse. De cet emblème vient que te chef des hérauts écossais s'appelle le Héraut-Lion , ou Lion roi d'armes. La chevalerie prenait alors de rapides dévelop* pements en Ecosse^ comme le prouve l'importance attachée par Guillaume et par son frère aîné Malcolm au titre de Paladin , et aussi la romanesque exclamation de Guillaume, quand il en-, gageait l'inégal combat d'Ahiwick : « Nous allons voir de quel cdté sont les meilleurs chevaliers ! »

GuiUaume-le-Lion fût législateur , et ses lois nous sont parvenues. C'était unstrict,presqueun sévère admiuistrateurde la justice ; mais les mœurs de l'époque et le caractère de son peuple exigeaient que le juge, qui^ dans un temps plus civilisé, peutet doit admettre beaucoup de différences dans la classification des crimes, ne les choisit pas avec autant de soin à cette période de barbarie. La tache du règne de Guillaume fut son imprudence à Alnwick, et la précifutation avec laquelle il rendit rindépendance de l'Ecosse contre sa propre liberté. Mais son habile négociation avec Richard le mit à même de réparer ce faux pas, et de transmettre le royaume à son héritier tel absolument qu'il l'avait reçu de son prédécesseur. Sa femme , Ermangarde deBeajumont, ne lui donna qu'un fils nommé Alexandre qui le remplaça sur le trône *, mais il laissa nn grand nombre d'autres enfants, fruits d'unions illégitimes.

Le règne d'Alexandre II , quoique actif, occupé , plein de faits , n'offre néanmoins que peu d'événements dont la profonde' influence s'étendesur les siècles postérieurs. Ces faits doivent être phiiôt considérés dans leur ensemble qu'avec détail, et sauf à x revenir plus tard, nous nous contenterons de dire ici générale-:

m HISTOÏBE B'ÉGOSSE.

inent qae k plupart des batailles d'Alexandre furent Ihrées^ afin de donner force à la loi dans les parties de son royaume qui étaient encore celtiques.

Alexandre eat , il est vrai , avec Jean une querelle momentanée qui ocea^ona de réciproques déprédations; mais la paix ftâ. Mentôt rétablie, et en 1221 il épousa la princesse anglaise JeaiBie dont la dot se montait à un revenu annuel de lOûO livres en ter«*, res. L'année 1222, le roi eut à étouffl^rune rébellion daifô rAifpfte, et à ^iter le ccrnité de Gaitbness où Tévéque fot brûlé dans son palais à Finstigation du comte de la province. En 1228, cefbt dans le district de Moray qu'éclatèrent des mécontentements et dés troubles fomentés par un certain Gillescop ; mais les efitbrts du comte de Bachan , justicier d'Ecosse , parvinrent k les cûm* primer, et le principal coupable tùi mis à mort. En 1231, te Gaitbness fut témoin d'une seconde tragédie semblable à cc^ de 122Q ; seulement, les rôles des acteurs furent changés : ce Ait alors l'évéque ou ses gens qui massacrèrent le comte de Gaitbness et br&lèrent son château. De là , nécessité de nouvelles rigueurs qui furent en effet infligées.

D'autres tumultes s'élevèrent encore en 12^ parmi les habilitants celtiques de l'Ecosse. — Alan, seigneur de Galloway, mourut , laissant trois filles. Le roi voulut leur partager le pays comme entre héritières, par portions égales. Les vassaux {nrirent les armes pour empêcher le partage de leurs terres, déterminés i ce qu'elles continuassent à ne former qu'un seul fief. Le but d^AIexandre était de rompre la force de cette grande principauté par la création de trois princes , qui seraient , âevait*on naturellement l'espérer, plus dépendants de la couronne qu'un seul seigneur, comblé de puissance, ne l'aurait été jusqu'alors.U mena donc une armée contre les rebelles , les défit, et opéra la division préjetée de la province.

Il faut considérer que toutes ces guerres duroî d'Ecosse contre ses sujets révoltés, quoique entreprises et soutenues parlai pom donner force à la justice et aux lois , n'en tendaient pas moins à soustraire les districts où elles eurent lieu à la puissance et à Tautorité royale; et que les soumiàsions temporah-es de leurs Chefs ftirent toujours faites à regret , rarement avec sincérité.

Alexandre II mourut dans l'île éloignée de Kerrera , une des Xébrides , contre lesquelles il avait tenté une expéditkMfi potor f^eer leurs chefâ à rench^ au r(» d'Ecosse un hommage qna

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