CHAPITRE T. M
^croisades: Une multitude de ses ph» bcavos borMs et chevaliefs alla en Palestine et y tnwiva la mort.
. De très amers chagrios fondirent bieotâtsur Alexandre UI. Sa femnw était morte. Son seul fils surrivant mourutauasi; un autre n'avait pas survécu à l'enfance. Il ne lui restait pour postérité que la pucelle de Norwège» sa petite-fflle, enfant qui réaidait daas nvk royaitme lointain. Pour obvier aux malheurs d'une suoceasion disputée, car c'était encore un hooune dans la fleur de l'Age, le jEûtonarque écossais épousa en seoMides noces loleta , fille du ^omte de Breux. Peu après le mariage, coonne il se hâtait de r^fmmer chez lui et suivait une route rapide le long de la mer, {oés de Kioghorn, dans le Fifo, un roc fit tomber scm cheval et i^te diQte coûta la vie au cavalier. .
Les lamentations furent universelies ; il en devait résulter, ciiaignait-<m> les con$éque&oes les (dus désastr^ises :
d^ainreiwe prédietion Qui n^eftt lieu dans ToecasIoD Fv les Ttelltai^«t p» iM TtoUlai.
Thomas-le^Rimeur, poète et prétendu devin, annonça ce qu'on rapporte , sous la métaphore de la tempête la plus terrible que rScosse eût jamais vue , tes calamités qui devaient fondre sur elle. D'autres Fap|)elèreat un sinistre présage qui eut lieu pendant les fêtes du second mariage d'Alexandre : un spectre , ne représentant ni plus ni moins que la mort, avait terminé une brillante procession de masques et offrant peut-être une ressemblance trop marquée avec un véritable squelette , avait répandu la trist^se et la firayeur parm les joies et les pompes nuptiales. On prétendit , quand Alexandre mourut , que cette apparition avait présagé dès lors rborrible calamité qui devait bientôt imposer silence à l'allégresse publique. Les classes inférieiu^es surtout exhalèrent en termes simples , mais touchants » teurs regrets de la perte d'un si excellent prince , déplorant ses vertus et s'épouvantant d'avance des tristes suites de sa mort Mais ni poète, ni devins, dans leurs moments les plus exaltés et les plus scmibres, nepurent prévoir la moitié des maux dont le trépas d'Alexandre devait être suivi daos le royaume qu'il avait gouverné.
Hou3 allons faire balte à cette remarquable période de Tbis-: tûire pour comparer la situation dei'Ècosse^ en 8i3 , lorsque Kenneth Maoalpint forma , pour la première fois « les Pietés et les
Us HISTOIRE D*ÉCOSSE.
Scots en un seul peuple , avec ce qu'elle était en 1063 , lorsque le destin priva ce peuple de son monarque Alexandre III.
Nous savons qu'à l'époque la plus recalée , les usages que Thistoire attribue aux descendants des IMriades , ou Scoto-Irlandais, ou Scots purs, proprement dits ^ ont dû être , puisqu'ils demeu<» rèrent tels jusqu'à des temps bien postérieurs , les mêmes que ceux des tribus de l'Irlande , contrées d'où ils tirent leur origine. Leur constitution politique était tout-Â4àit patriarcale, forme de gouvernement la plus simple et la plus ancienne. Le sang da premier fondateur de la famille fut censé couler aux vemes de ses représentants successifs et transmettre à chacun d'eux un droit d'autorité suprême sur les descendants de son propre lignage , qui devinrent ses enfants et ses sujets, comme il devint lui*même par droit de naissance leur souverain monarque et leur législateur. Puis une nation se forma par l'alliance de plusieurs de ces tributs qui donnèrent à un seul tout pouvoir sur elles, afin qu'il les com* Xnandflt pendant la guerre et décidât leurs différends pendant la paix. Beaucoup de chefe inférieurs prétendirent ensuite tenir d'une manière plus ou moins éloignée à la famille et au sang de ce chef des chefs. Ce titre suprême, ou droit de souveraineté, Alt héréditaire : mais il fallait , d'une part , que l'individu qui en réclamait la possession , appartînt au roi défunt par les liens de la parenté; de l'autre, le titre était tellement électif, que la nation demeurait libre de choisir , pour lui succéder , celui d'entre tous aes proches qu'elle jugeait convenable; et comme les devoirs de souverain ne pouvaient être remplis par un enfant, le choix tombait en général sur un homme dans la force de l'âge , frère ou ne^ veu du décédé , plutôt que sur son fils ou sur son petit-fils.
Cette incertitude du droit de succession, qui prévalut relativement à la couronne seule , tandis que les coutumes celtiques prédominèrent pour tout le reste , devint une source continuelle de rebellions et de massacres. L'héritier, qu'on écartait à cause de sa jeunesse , éprouvait souvent , lorsqu'il avait pris des années, le désir de recouvrer la puissance de son père ; et bien des meurtres ftirent commis dans le but de redresser la déviation que la préférence d'un adulte avilit introduite dans la ligné directe des héritiers. Pour prévenir de pareils crimes ou en diminuer le nombre , on recourut à un singulier expédient. Une espèce de roi des Romains ou César était , du vivant même de chaque souverain , choisi comme son successeur prés<Knptif. On l'appelait taniste , et
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il était saeré avant que le roi qu'il remplacerait un jour fût mort, mais avec moitié moins de cérémonie, car on ne lui permettait de mettre qu'un pied sur la fameuse pierre qui servait au couronnement. Le monarque avait peu d'autorité sur les différentes tribus dont le royaume se composait , sauf les temps de guerre. Mais , en guerre , le pouvoir royal devenait absolu ; et la guerre , soit étrangère, soit civile , était l'état habituel du peuple. Cette constitution , que Malcolm fonda , est encore aujourd'hui celle de Perse.
TeJ étsdt le gouvernement des Scots quand les Pietés , perdant leur nom et une existence propre , se confondirent dans ce peuple. Il ne parait pas qu'il y eût aucune différence matérielle entre la forme du gouvernement picte et celui de leurs conquérants mêmes; pareille analogie se retrouve chez toutes les autres nations qui vinrent composer le royaume d'Ecosse , si on en excepte le Lotluan. Le Galloway était indubitablement sous la domination de chefs patriarcaux, et formait divers clans, comme nous rindiquent les noms patrmymiques qui se sont conservés jusqu'à ce jour, Mac Bougal , Mac CuUoch, Mac Kie, ainsi que beaucoup d'autres qui , à coup sûr , ne sont pas de dérivation highlandaise, et remontent à une grande antiquité.Le Strath-Clyde était sans doute gouverné de même; da moins ^ le système des clans celtiques prévalut dans le sud et dans l'est du district frontière jusqu'à la réunion des couronnes; et comme , si on l'avait abandonné une fois, un tel mode de gouverner n'aurait pu être rétabli facilement,nous sommes autorisés à croire qu'il y était resté en vigueur depuis la chute de la dynastie bretonne.Yoici encore une autre raison qui le prouve ; c'est qu'un tel système de clans et l'exercice d'une telle autorité patriarcale convenaient merveilleusement à une contrée guerrière et sans lois , car ils rendaient aussi aisées et aussi simples que possible , et la décision des disputes et la conduite des habitants à la guerre. Les hommes du clan se soumettaient pendant la paix aUx sentences du chef; ils suivaient sa bannière dans le combat; ils l'aidaient de leurs avis dans le conseil , et rien ne manquait au gouvernement de la tribu. La nature d'un pays limitrophe l'exposait particulièrement à des at*taques soudaines ; aussi cette puisisance absolue dont les premiers chefs bretons furent investis , ne se continua-t-elle intacte si long-temps chez leurs successeurs ^ que sans doute parce qu'elle satisfaisait aux exigences de sa position géographique. Mais quoi-
UISTOIRB b'ÉCOSSE.
M HISTOIBE D^ÉCOSSE.
que selon toute vraisemblance, Tusage des clans ait préyala dans cette contrée frontière, nous ne prétendons pas. dire que ceux qui Vhabitent aujourd'hui remontent par leur antiquité jusqu'à la période celtique ou bretonne. Leurs noms trahissent une date plus moderne.
Les nations diverses que nous venons d'énumérer avaient tou* tes une commune origine celtique; au moins, il est encore à prouver que les Pietés soient autres que les antiques Calédoniens, qui doivent évidemment avoir été Bretons. Leurs mœurs, aussi simples que leur forme de gouvernement , offrent les vices et les vertus d'un état barbare de société. Ils étaient braves, belliqueux et formidables comme troupes légères ; mais, armés de lances ex* trémemeot minces, d'épées lourdes et de boucliers d'acier ou de cuir , ils étaient incapables de soutenir une lutte un peu longue avec les guerriers normands, qui savaient se battre dans les règles , et qui ne marchaient au combat que serrés en bataillons et armes de toutes pièces. Comme d'autres barbares, les tribus celtiques se montraient féroces et cruelles parfois, parfois susceptibles d'une grande douceur et d'une grande générosité.Celles qui habitaient les montagnes vivaient du produit de leurs troupeaux ou de leur chasse. Les tribus qui possédaient quelques champs de terre labourable les cultivaient , sous la direction du chef, dans l'intérêt de la communauté. Comme tous les clans formaient en eux-mêmes une petite nation à part, se pilier les uns les autres était une espèce d'occupation guerrière qui n'entratnait aucune idée de honte ; et quand les montagnards venaient chercher butin dans la basse contrée , leur proie était plus riche peut-être et moins vigoureusement défendue que lorsqu'ils attaquaient une tribu des Highlanders , leurs parents. Les Lowlands avaient donc surtout à souffrir de leurs incursions^
Les Pietés, à ce qu'il semble, ne furent pas trop arriérés en agriculture, et connurent un peu l'art de bâtir, ainsi que les arts domestiques , car tels sont les premiers qui se perfectionnent dans les contrées les plus fertiles. Mais les Scots, les Pietés, les Galwégiens , non plus que les Bretons du Strath-Clyde , paraissent n'avoir ni su écrire , ni connu même l'alphabet. Trois ou quatre peuples différents, chacun subdivisé en un nombre infini de clans, de tribus, et de familles, que nul Uen commun ne réunissait, ne pouvaient guère former un état indépendant, assez fort pour se maintenir parmi d'autres nations ou défendre ses li-
caupmE y. vu
tertés contre un «mbitieax voisin. Mais rbeorense acquiaitiot de la fertile province de Lotbian qui comprenait tout le pays situ^ entre la Tweed et le Forth , et l'habile pditique tant da IfalcQlm Cieàn^Morh que de ses successeurs, concoururent k donner aa jrof aume d'Ecosse , si mcnrcelé et si désuni auparavant» la ooqsia^ tance et rharmonie dont il avait besoin.
Avec un peu de cette ruse qui poussa les propriétaires éeossaii dit moyen-âge à hfttir leurs chftteaux sur la limite méoBie de leur firoprièté et en face des manoirs de leurs phis puissants voisias, Bfalcolm Gean-Morh fixa d'abord sa royale résidence à Duiw ^srmline, d'où ses successeurs la transportèrent à Edimboui^. Berwidc et Sumbar furent fcnrtifiés de manière k offlrir des obst«H clés infrandiiasables aux années d'invasion; et passer la Tweed , qui, dans la partie inférieure de son eourà , est rarement guéa«ble, après avoir laissé derrière soi de telles places fortes, eût été nue téméraire entreprise de la part d'un envahisseur anglais qui n'aurait pas eu à aa suite des forces tout-à*Cait consid^ables. La possession du Lothian, qui était habité par des Saxons mélangéf de Danois, intsroduisit auprès du rd d'Ecosse et à sa cour, de nour veaux besoins, de nouveaux désirs, une nouvelle politique^ des relations avec d'autres contrées dont l'accès ne leur était pas poik sMé Jadis , et une nouvelle langue pour exprimer toutes ces idées nouvelles. Nous avons mentionné le bienveillant accueil que Màhcohn , influencé par la reine, son épouse, fît aux émigrés saxonft et nonnacris, et l'envie qu'excita parmi les Scots de la vieille ro* che la faveinr accordée à ces étrangers. Tous' les successeurs de MalcoJm , excepté le sauvage Hébridéen Donald-Bane , suivirent la même ligne de ^conduite, et achetèrent la science le plus honorablement qu'elle puisse s'acquérir, en favorisât et récom^ pensant toujours ceux qui sont capables de la communiquer. Ceux des barons normands, réputés en gâdéral la fleur de l'Eu** rope, qui de temps à autre passèrent en Ecosse , sont al iiombreu;^ qu'ils peuvent être dits , à peu d'exception près , former les anod» tjres de la noblesse écossaise et de la plupart des familles les pluf^ distinguées de la bourgeoisie : faitsi bien connu, qu'il est inutile d'en articuler la preuve. Ces étrangers, surtout les Nonnancls et les Anglo-NcH'mands, étaient supérieurs aux sujets indigènes des rois écossais pour les arts aussi bien de la paix que de la guerre. Ils remplissaient donc naturellement la cour , et introduisaient dana le pays qù ils trouvaient Tbospitalité, leurs usages et leuy»
lois, qaî peu à peu s'étendirent aux autres races par lesquelles l'Ecosse était habitée.
Les avantages qui résultèrent du concours et de l'influence de te^ émigrants fit sans doute faire un pas immense à la civilisa^ tion écossaise ; mais Tefibt immédiat du bon accueil qu'ils rèçu-^ rent tendit à désunir Tétât. En efiTet, il créa dans ces superbes étrangers une catégorie de gens qui n'eurent rien de commua avec les tribus celtiques, et s'en regardèrent comme une rme entièrement distincte, lorsque déjà celles-ci avaient et des intérêts hostiles et des coutumes contradictoires. La jalousie de toutes ces races séparées se montra dans le conseil de guerre qui pré* céda la bataille de TÉtendard, où Bruce , parlant de lui-même et de ses compagnons, et soutenant qu'ils étaient tous non pas des Anglais ou des Écossais, mais des barons normands, reprochait à David de préférer aux qualités chevaleresques d'une race iqui lui avait rendu tant de services, la férocité sauvage et la foi incertaine des tribus écossaises ; tandis que, de l'autre côté, Ma-^ lise, comte de Stratherne, se plaignait au même monarque de ce qu'il plaçât plus de confiance dans les cottes de mailles et dans les ladces d'étrangers Normands, que dans Tintrépide courage de sesr soldats indigènes.
Ce pêle-mêle donnait un air de confusion , et par suite d'incohérence aux habitants d'Ecosse d'alors. Tls semblaient moins former un seul état qu'une confédération de tribus différant d'origine. Ainsi, les chartes du roi David et de ses successeurs sont adressées à tous ses sujets , Français et Anglais , Ecossais et Galwégiens. Les usages cependant et les préjugés de tant de peuplés qui se mêlaient furent corrigés ou neutralisés les uns par les autres; et ce mélange moral de nations finit avec le temps, comme quelque mixtion chimique, par fermenter et devenir ensuite pius^ pur. A ce résultat aidèrent de tous leurs efforts, avec les meilleur res intentions , quoique peut-être trc^ précipitamment et d'une manière par conséquent peu judicieuse, les rois écossais, qui^ de Malcôlm Cean-Morh à Alexandre III , paraissent avoir été la dynastie des plus parfaits monarques aux mains desquels échut jamais le sceptre sur un peuple encore grossier. Ils mirrat autant de prudence à mûrir leurs projets qu'ils eurent de bonheur à les exécuter; et les exceptions qu'occasionèrent la mort de Malcôlm III et la captivité de Guillaume né peuvent être imputées qu'à une témérité chevaleresque, défaut du temps. Ils se montré-
GHAPITRBV. la,
rent infatigables dans leor exercice de la justice, bien qo'ils ne la pussent exercer dans les districts les plus lointains de rÉoosaa qu'à la tête de troupes formidables; et là même où la tâche était dé?olue aux shérife et vice*shéri(js des comtés, il fallait qu'elle fût accompagnée de fréquoites inspections du roi et de ses grandi Justiciers ; aussi faisai«t-ils des tournées exprès. Sous leur rér goB enfin , les titces de la propriété foncière commencèrent i «'établir , dans presque toute l'étendue des basses terres , sur le sf stème Eëodid alors universel en Europe , et de la sorte jetèrent l'Ecosse dans la commune route de la civilisation.
La langue généralement parlée par les Écossais finit par être la langue anglaise , car on la parlait dans le Lotbian, province la plus civilisée du royaume , et elle était la plus facile dans laquelle ils pussent communiquer avec leurs voisins* Ce dut être graduellement qu'elle s'introduisit parmi eux, comme le prouvent tes nombreux mots celticpies conservés dans les vieux statuts et dans les vieilles chartes, et ce qui la rendit générale c'est qu'on l'employa seule dans récriture.
Nous savons qu'if y eut au moins un poème écrit en langue anglaise, par un auteur écossais, qui excita l'attention des con« t^nporains. C'est un roman tout en vers sur air TristranS par Thomas d'Erceldone, qui le composa en «un anglais sirecherché» que le commun des ménestrels pouvais t à peine, le compraidre et le réciter par cœur. S'il nous est permis de juger d'une telle œuvre d'après l'exemplaire comparativement moderne que nous en avons vu , le style , qui est bref, nerveux , figuré, concis surtout jusqu'à devenir obscur^ le fait ressembler plutôt aux poésies tiorses ou anglo-saxcmnes , qu'à celles des ménestrels anglais , dont le mode de composition est si Iftche, si prolixe et si trivial» que l'Hdte du Thabor, de Gbaucer , l'appelle « d'ignobles rimail'^ les. » La construction aussi des stances est, dans le poènaed'Err celdone, fort bizarre, fort elliptique, fort compliquée, et paraît bien digne de ce pompeux éloge d'un poète contemporain -^ <c que, si des ménestrels le dirent tel que l'auteur l'avaitxîomposé^ ce serait le plus grand exploit * des temps passés et futurs. » Au contraire , la ballade élégiaque sur Alexandre III , déjà mentionnée , ne difière de l'anglais moderne que par l'orthographe.
4 Cest le Tristan français, a. h.
^ The gest, le gr^ste , dit le texte, ponr indiquer le réeH des G;rand« exploiti.
Ootre Tadoptioti générale de la langue anglaise , qui àe réptn** dit peu à peu, san« doute, dans les parties les plus civilisées des haases terres, le français^noriiiand se parkiitaussi à la cour qui , ^(mMe les noms de témoins au bas de chartes royales, de foaite-»> tiens, et d'antres pièces nous l'apprennent, était le remte^yooa de oes illustres étrang«ts. On Padopta encore pour les formideGr dés serments que les rois prêtaient à leur sacre, d'où on peut tonckure que c'était la langue des nobles, tandis queia traduetioa tatine des formules s^»ble avoir été faite à l'usage duxdergé. Enfin le français^ormand , comme spécialemrat propre à âioô* ter les stipulaticma féodales, s'employait souvent dam les pro-
édures.
La constitution politique de l'Ecosse ne s'était jusqu'alors ap^ ftijprié aucune forme représentative. Le roi agissait d'après l'avisa et quelquefois sous le contrôle d'un grand conseil féodal , eq[)èce de cour pUfwère , où les premiers vassaux de la couronne et IsB plus hauts dignitaires de l'église étaient appelés. Mais il n'y avait aucune représentation du tiers-état ^ Néanmoins l'esprit de la liberté préndait au gouvernement , et quoique les institutions^ ifui devaient la garantir ne fussent pas encore parfaites à cette époque si reculée^ le grand conseil ne manquait pas. d'élever la voix dès que le souverain tombait dans quelque erreur politique; Quant aux franchises religieuses , nous av<»is déjà mo&tré qu'elles furent défendues en Ecosse avec plus d'ind^ndanee que dans aucun autre état européen de cette période.
L^ arts utiles commencèrent à être cultivés. Les nobles et lea bourgeois s'abritèrent dans des tours bâties sur de fortes posî^ tiens naturelle». Toutefois , leur habileté en architecture ne de^ tait pas être fort grande, puisque, du ten^ m^e d'Atecandre lUi la construction d'une belle arcade né put s'expliquer que par la magte * 9 et le peu de magniûqUes châteaux d'imcienne date qui Kubsisteiit en Ecosse doivent être attribués aux Anglais pendrai leur courte occupation de ce pays.
L'Ecosse a joui pendant cette période d'un commence plus
i Geito eonUdératios e»t MTamment traitée par FrMrer Tytier dans la récente bivtoire d^Ecosse, yoI. II, section S de rappendic>s. w. s,
S L^arcade en question se Toit dans les rnfnes qui ornent le parc d^un ehitean appartenant au marquis de Tweedale, à Yester. Fordun dit qu^elle fut construite arts quâdam magicà, et qu'on l'appelait 6o-Hall, c'est-à-dire Hobgoblin'Hall, ou la talle MX démons» Je présume que toute ki ma^ie consistait en l'art de jeter une arcade , f ilsque la route qui existe encore n'offre rien autre chose de remarquable, w. Sf