‹ histoire d'ecosseChapitre 62 sur 86 · CHAPITRE XVI. n · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. n

du r^ent Alba&y , les eomtes de Murray etd'Ai^as, avec uœ Tingtaine de chefs et de personnages marquants, perdirent ainsi leur liberté.

La joie qu'Hotspur éprouva d'avoir remporté cette victoire n'eqt d'égale que le plaisir qu'elle causa à Jienri lY lorsqu'il en reçut la nouvelle» Mais la victoire d'Homildon , ainsi le destin l'avait résolu, devait plus tard être cause que le trûne du monarque cour* rait des dangers, et que Percy périrait dans une conspiration.

Kulle loi de chevalerie n'était mieux sanctionnée par l'usage que celle qui mettait à la discrétion du vainqueur les captifs de sa lame et de son épée : il les pouvait soit rançonner au prix qu'il voulait , soitgarder en prison le temps qu'il jugeait convenable ; et cette règle était si bien établie sur If9s frontières^ que quand un Anglais ou un Écossais se laissait prendre , c'était chose toute simple que le champion qui faisait la capture permit au vaincu de quitter le champ de bataille sous condition de se représenter k jour 6&e pour régler sa rançon. Surtout il n'était besoin ni du consentement du roi ni de celui du général pour que Jes affaires s'arrangeassent ainsi . Néanmoins en cette occasion^ Henri I Y écrivit aux victorieux Percy pour leur défendre que les importants prisonniers faits à Homildon se rachetassent ou reconquissent leur liberté sans son autorisation spéciale. D'autre part, il oc* troya généreusement au comte de Nothumberland et à son fils sir Henri Percy tout le comté de Douglas ainsi que les autres domaines de cette puissante famille. Le père et le fils regardèrent la première proposition du roi comme une injure; quant à la seconde, comme les terres en question étaient situées dans un district belliqueux encore à conquérir , ils jugèrent dans leur flme et cens-* cience ne lui en devoir aucune gratitude. En même temps donc qu'ils recevaient et l'ordre et la faveur de l'air le plus satisfait du monde , ils résolurent de prétexter la conquête du comté de Dou-. glas pour assembler des forces considérables et de les employer à un tout autre usage.

En conséquence , au mois de juin 1403 , les Percy assiégèrent une tour nommée Goklawis ou Ormiston , et convinrent avec le possesseur qu'il se rendrait à moins d'être secouru par le régent d'Ecosse avant le premier jour d'août. Lorsqu'Albany reçut cette, nouvelle , il assembla ses conseillers et leur demanda s'il fallait ou non porter du secours, Tous , connaissant l'humeur peu belliqueuse du duc , crurent aller au devant de ses désirs quand ils-

HISTOIRE DliCOSSE.

«pkièreBft qo^an denôt pititdt abondoimer «me médHifito toorelte éb la frontière à stm dertki, qoe hasiiifder mie bafadiie pùw la conserver. Le régent , qui n'ignorait pas Tintention seerète éèl Heroy àotA les^ forces riMeiit être diriféQi eootre TAiiglet^re, cnprc^ta poor dire un peu le rodomont. « Par le éiel et £Wût« PffltoD ! s'écria- t*iH je serai exact au rendez-toiis devant Goktavns^ ^Moid même Je n'aitfaîs poor m'y aceoropagner que Peler de Kinback qui tient Umcm cbevid. » Le conseil estM^ de tdies paroles avec autant de surprise que de joie 9 et ce |fft aedlem^t lorsqu'ils atteignirent Coklawis avec une armée- considéraUe, fue les nobles écossais apprirent le mot de rénigme. Ge qui avait donné à leur régent cet accès temporaire de eourage, était la cer« titnde qu'il ne renccmtrerait pas Hotspur , dont en effet la mort et la défirite k Shrewsbur; ne tardèrent pês à être connue. La Uh cheté de cœur se trahit peut-^tre mieux par une CsHifaronnade de cette espèce , que par un manque accidentel de courage dans un moment de danger. Quelques prcqposttions, feites pour la pavLf n'eurent pour résultat qu'une trêve fiévreuse de courte durée.

Cependant le prince Jacques, seul fils qui restât au pauvre ef infirme vieux roi , atteignait sa onzième année. H avait ainsi be« soin d'mie éducation meilleure que cdie qu'il eût trouvée en Ecosse , et d'une protection plus efl^ce que celle de son faible père. Robert III, qui ne pouvait jse dissimuler nr la cause ni les cireonstances de la mort de son Sis atné , n'héffltait pas à croire que Tambition qui avait bâté les jours de Rothsay voudrait aussî^ pour être satisfeite , la vie de Jacques. Lé jeune prince était con^ fié au soin de Wardlaw, évéque de Saint-André, qui avisa de l'envoyer en France , comme moyen le plus sûr dé le mettre à l'abri des projets de trahison et de violence de son oncle. On l'embarqua donc sans retard avec Henri Sinclair, comte d'Orkney, qui avait élé choisi pour- son gouverneur. Un grand nombre de gentils^ hommes du Lothian , ainsi que David Fleming de Cumbemauld > l'accompagnèrent jusqu'au navire. Mais, à leur retour, ilsfunrat attaqués $ on ignore pour quelle raison, par James Douglas de Berkeley, oncle du comte; même, dans une escarmouche qui eut lieu près du marécage d'Hermansfom y Fleming et plusieurs de ses compagnons périrent.

Ce sanglant augure^ par lequel le voyage du jeune prince ccmi" roençàit , fut bientôt suivi d'événements non moins sinistres. Le vaisseau qui le portait n'atteignit pas plus tôt Plamborottgh-Head

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