‹ histoire d'ecosseChapitre 64 sur 86 · CHAPITRE XYH · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYH

Bégeoce de Robert, duc d^Âlbany. — Le comte do March redeyient fidèle sujet de PËcosse.— On brûle vu kérétlque .—-PriM àm ^âteM do Jedbw^; fropotUlm d^un impOt pour subTenir anx frais de m démoliUoa; le régent refuse d^y consentir. ~ Donald des Hes réclame le comté de Bost. — n fait une defleeote tmt le eonU nent.— Le comte de Mar ira )e combattre.^* Détaitoiwr la yie du comte. — Bataille d'Harlaw; ses résultats. — Végoctations difficiles entre Albany et Henri IT.—. Hostilités avec l'Angleterre. ->M«rl da légeot AlbMiT*

Les talents politiques de Robert, duc d'Albany, n'étaient pas ^tssez éminents pour contrebalancer ses orimes. Toutefois aûn ^dmimstr^on ne fut pas impopulaire. S^il se gagna ainsi les cœurs, presque toute la glmre en est à une libéralité , ou plutât à une profusion qu'il hésitait d'autant moins à se permettre , que toujours il se montrait gâaéreux aux d^ns du revenu de Fétat et derâotorité du roi. Le clergé qu'il édifiait par sa munificence envers l'église a signalé sa dévotion dans maintes chroniques. Il tolérait aux nobles les abus -de puissance qu'ils commettaient souvent , les invitait sans cesse à de somptueuses parties de.idai' sir, et satisfaisait toutes les envies les plus déraisonnables au su* jet deà terres et des droits qui dépendaient de la couronne. Un air afbble et simple qu'il joignaitA un noble visage et à une suite splendide , lui vidait tes af^plaudissements de la populace. Il ne bniiait pas du e6té de la valeur, mais crànaîssaiitsoa détiaut, il

afiit soin de le eacher. Il était plein d'intelligence pour les af^ ftires publiques ; et quand Tintérèt du pays s'identiflait avec le sien , il savait suivre avec autant d'ardeur que d'adresse la voie qui devait plus sûrement le mener au succte.

Ainsi , quand Robert Itl vint à mourir , les titres du duc d'Aïbsny à la régence pendant la captivité de Jacques étaient univer^ sellement rec(Hinus.

Son administration , après la mort du roi son frère , commença sous les plus heureux auspices. Il renouvela la ligue offensive et défensive avec le royaume de France , et entra en négociation avec l'Angleterre. Dans les conférences qui suivirent , il se garda bien de réclamer Télargissement de son neveu, le souverain d'alors, et l'afAiire se traita sans que le nom du pauvre enfant fût même prononcé. Mais^ le comte de Douglas , dont les services militaires étaient si précieux pour la défense des frontières écossaises, recouvra la liberté qu'il s'était laissé ravira la bataille de Shrewsbury où il avait combattu avec sa bravoure ordinaire du côté de sir Henri Percy , terrassé le roi d'Angleterre de sa propre main , mais , avec son malheur habituel , été iui-«méme fait prisonnier dans la suite de l'action. George comte de March avait au contraire , à la même époque , utilement servi Henri lY , puisque le premier il l'avait instruit de la conspiration qui le menaçait. Mais il était alors las de son exil, et, faute de pouvoir accomplir sa vengeance, revint sous la bannière nationale à condition que ^ domaines lui fussent rendus. C'était une double garantie de la bonne défense des frontières.

Albany trouva en outre une occasion de complaire singulièrement au elergé. Il abandonna à ses haines vengeresses un certain Resby, signalé comme lollard ou sectateur de Wickliffe. Le malheureux fut jugé par devant un tribunal de prêtres que Lawrence Lindores présidait , et condamné pour hérésie , mais surtout parce qu'il niait l'autorité du pape ; on le brûhi vif dans lavilledePerth.

La trêve avec l'Angleterre ne fut pas renouvelée , et les hostilités recommencèrent par un exploit des belliqueux habitants du Teviotdale. Harcelés par une garnison anglaise qui s'était maintenue dans l'important château de Jedburgh , ils l'assiégèrent et le prirent. Le parlement décréta qu'il serait démoli; mais , comme tes murailles en étaient immenses et très solidement construites , surtout comme on ign(H*ait encore l'emploi de

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